Voir Revue de Mécanique, n° d'octobre
courant dans cet électro-aimant, on met en mouvement une pièce de fer qui actionne à son tour le verrou. Pour que l'arrêt soit plus rapide, on ne se contente pas de supprimer l'arrivée de vapeur : en même temps que les obturateurs d'admission sont mis à la fermeture permanente, une valve laisse rentrer l'air dans le condensateur, et faire par conséquent disparaître le vide.
Il y a déjà longtemps que M. M. Dolfus-Mieg et C ie de Mulhouse ont eu recours dans des circonstances semblables à l'emploi de l'électricité. La solution adoptée par eux consistait à faire tourner, en même temps que le régulateur principal, un tout petit régulateur auxiliaire, à manchon fixe, et à tige mobile. Quand la vitesse augmentait, cette tige descendait, et, pour une limite assignée à l'avance, elle établissait un contact électrique qui déclenchait un contrepoids ; celui-ci fermait la valve d'admission.
Système Wright (1898). — Ce dispositif est spécialement étudié en vue des machines
Vf
Fi g. 137. — Wright.
Corliss. Le manchon commande les tiges r r (fig. 137) des déclics par l'intermédiaire d'une tige verticale A B, formée de deux parties. La partie supérieure porte un cylindre dans lequel peut se mouvoir un piston P, formant la tête de la partie inférieure. Un ressort tend à pousser P vers le haut, jusqu'au fond du cylindre. Mais, à l'état normal, l'action de ce ressort est empêchée par un verrou V, qui pénètre latéralement dans le piston, et les deux parties se trouvent ainsi reliées d'une manière invariable. Quand le manchon s'élève trop haut, un butoir fixe e appuie sur le levier d, mobile autour de l'axe/) ; alors la tige g retire le verrou V, le piston P devenu libre, se porte au fond du cylindre, et la tige AB se trouve par suite raccourcie au point de supprimer l'admission. Quand au contraire, le manchon descend trop bas, c'est la tête t du levier qui rencontre un autre butoir, et le même effet se produit. L'arrêt peut également être provoqué à volonté en tirant, d'un point quelconque de l'atelier, la corde qu'on aperçoit en f. Au moment de la mise en route, on tire le bouton L jusqu'à ce qu'il soit maintenu par le petit taquet oscillant L
Cette opération supprime la connexion de la tige g avec le verrou V et permet par suite à celui-ci de maintenir le piston P dans la position de régime. Dès que le manchon commence à s'élever, le taquet l dégage le bouton L et celui-ci rétablit la connexion momentanément supprimée.
Système Kunz (1899). — Dispositif concernant également les machines Corliss. La tige I du régulateur (fig. 138) est en deux parties articulées en i. Quand le manchon des-
Fig. 138. — Kunz.
cend trop bas, il presse sur la petite branche du levier coudé J, et la grande branche de celui-ci fait alors fléchir la tige I. L'appareil prend ainsi la position indiquée en traits ponctués ; les tiges g g des déclics sont amenées dans la même position que si le manchon était à l'extrémité supérieure de sa course, et l'admission est supprimée.
Luooiinu. — Hèyu la leurs des machine* à vapeur.
Deuxième section. — Régulateurs utilisant d'autres actions que la force centrifuge.