‹ Les régulateurs des machines à vapeurChapitre 78 sur 87 · IV. — Nouveau régulateur hydraulique · texte numérisé non relu

IV. — Nouveau régulateur hydraulique

On trouve dans le Génie civil (mars 1900) la description, d'après le Dinglers Polytechniches Journal, d'un régulateur fondé sur le fait que la pression de la pompe d'alimenta-

umn

Fig. 271.

tion d'une chaudière peut être représentée par la formule h -(- A* ^-, h et k étant des

constantes et iv la vitesse de l'eau dans le circuit. Cette vitesse est proportionnelle à la vitesse angulaire de l'arbre qui conduit la pompe, et par conséquent à la vitesse du volant. On dispose ainsi d'une force variable avec la vitesse, et on peut utiliser cette force pour régler l'arrivée de vapeur.

A cet effet, trois pistons, c, e, h (fig. 272), portés par une même tige, sont mobiles à l'intérieur d'un cylindre et rappelés par deux ressorts en hélice. La vapeur de la chaudière arrive en a et sort en h pour aller à la machine. L'eau d'alimentation traverse l'espace gf, entre les pistons e et h. Si nous faisons d'abord abstraction du piston h qui est percé de plusieurs trous /, nous voyons que le système est sollicité par la différence entre la pression de la chaudière et la pression de la pompe alimentaire. Si la vitesse augmente, il en est de même de cette dernière pression : le piston c remonte et diminue l'arrivée de vapeur. Le piston h a pour objet d'annuler l'effet des pulsations de la pompe ; pour qu'une variation de pression déplace l'ensemble des pistons, il faut qu'elle dure assez longtemps pour étendre son effet jusqu'à la face inférieure du piston h à travers les orifices i.

Dans une autre disposition, figurée à droite, le système mobile A:, au lieu d'étrangler directement l'arrivée de vapeur, agit par un pointeau sur une traverse z solidaire des

HV.. 213.

organes de distribution et équilibrée par des ressorts f. La vapeur pénètre par l'orifice n à la partie supérieure du cylindre régulateur. L'eau d'alimentation circule de a en />. Le piston est pourvu de palettes obliques s, grâce auxquelles l'eau d'alimentation le fait tourner à la manière d'une turbine, ce qui facilite le déplacement de la tige du presseétoupes. On reconnaît ici une application du principe des mouvements louvoyants, analogue à celle que présente l'appareil Raffard, décrit p. 80.

Ce régulateur doit d'ailleurs être rapproché des types Allen et autres, précédemment étudiés (p. 147 et suiv.). Dans le régulateur Allen, on fabrique en quelque sorte de toutes pièces la résistance, fonction de la vitesse, dont on a besoin. Ici, cette résistance est empruntée au jeu même de la machine, ce qui est évidemment plus simple.

Page 1