Forneron, page 382, tome Ier
LA COMTESSE DE ItALIil .
dit succinclement Mm< de Gontaut, dans ses Mémoires \ je veux jeter un voile sur le reste de sa vie. »
De menus événements politiques venaient ainsi de temps à autre animer cette solitude relative de province.
Ce fut d'abord en 1808, peu de temps après son installation, le passage de Napoléon et de l'Impératrice. Leur entrée fut parait-il signalée « par les transports de la joie populaire. » On acclamait le nouveau souverain et on se pressait sur le passage de Joséphine « mise à peindre quant à toute la partie de sa personne qu'on ne voyait pas et peinte quant à toute celle qu'on voyait » et le baron de Méneval dans ses Mémoires raconte qu'il eut l'occasion plus tard sous la Restauration d'entendre Mrae de Balbi se vanter d'avoir fait une honorable exception à l'allégresse générale, en se tenant renfermée chez elle pendant tout le temps que dura le séjour des deux souverains 2. On s'explique aisément son attitude.
Peu après, une représentation de Bichard-Cœurde-Lion au théâtre de Montauban donna lieu à de vives manifestations : les royalistes applaudis-