Archives du château de Vic-sur-Aisne
peut-être pas de l'oublier, avaient été surtout de la société du comte d'Artois et par conséquent de M,,K' de Polastron. Sans doute le souvenir d'anciennes rivalités ne disposait-il pas M"1' de Balbi à l'indulgence!
Les nouvelles de la cour et de la ville continuent à l'intéresser, nous en trouvons la preuve dans une lettre conservée à la bibliothèque de Rouen et datée de Versailles le 2 août 1837. Elle est adressée au comte de Brive :
« Je ne vous ferai qu'un reproche c'est d'avoir eu si tard l'idée de me donner de vos nouvelles. Vous deviez savoir, Monsieur, tout le plaisir que j'en éprouverais, nous trouvons notre séjour dans cette agréable habitation beaucoup trop long; la comtesse de Brive avait mis en principe qu'on ne devait rester que quinze jours chez des personnes qui n'étaient pas de votre famille, dites- lui de ma part de revenir au principe.
Savez- vous que M. de Semonville marie MUc Napoléone? C'est samedi la noce, voilà deux vendredis qu'il nous fait faux-bond, mais en revanche la colonelle nous a donné hier une soirée charmante et d'autant plus que Zénobie a gagné à l'écarté et moi au wisk (sic). Je suis bien aise de vous apprendre que la dernière manie de M. d'Artois dit Bournonville est de servir,
il a eu au conseil de re vision une histoire dont on pourrait faire un proverbe, je vous la garde pour votre bienvenue, depuis huit jours elle fait la joie de notre bonne ville; dites je vous en prie à la colonelle que ce soir lundi elle me manquera beaucoup et vous, Monsieur, plus que tout le monde.
Zénobie vous dit mille choses et j'espère que vous connaissez tous mes sentiments pour vous. » Comtesse de Balbi, née Caumont-La Force. »
Dans une curieuse lettre adressée à la marquise de Saint-Souplet *, 102, rue du Bac, faubourg Saint-Germain, M,n0 de Balbi s'excusait en termes fort vifs de propos calomnieux qui lui avaient été prêtés.
» Mme de Lordat est souffrante depuis plusieurs jours, ce qui l'empêche, Madame, d'avoir l'honneur de répondre à vos deux lettres, datées du 10 et du 19 juillet 1838, elle certifie ainsi que moi, que jamais, non seulement vous ne nous
1. Louise-Elisabeth d'Usson, veuve d'Alexandre-François Guillemeau, marquis de Saint-Souplet. Elle ligure comme gardienne des scellés posés à la mort de la comtesse de Mesnard au mois de mai 1837 dans l'appartement qu'elle occupait chez sa sœurà l'hôtel Chabrillan, 67, rue de l'Université.
avez rien écrit sur M. de Castelnau, mais que même nous n'avons jamais eu de vive voix ou par écrit nulle relation avec vous, Madame, avant les deux lettres dont je viens de donner les dates. Nous ne connaissons pas Miue de Castelnau, mais j'ai entendu dire à mon frère le duc de la Force et à ma sœur Mmn de Chabrillan, que c'était la plus grande menteuse qui existe dans le monde. Ils m'ont ajouté en avoir été la dupe pendant quelque temps. Je suis étonnée que l'esprit de M. le duc de Doudeauville ne l'aye pas encore relevé sur les histoires qu'elle lui a faites.
» Mon fils a eu à s'en plaindre, elle l'avait compromis par des mensonges et je crois pouvoir vous assurer que si elle allait à New-York il ne la verrait pas.
» Agréez, Madame, l'assurance de mes sentiments distngués.
» Comtesse dk Balbi, née Caumont-La Force. » Versailles, le 21 juillet 18:18 ' ».
La dame ainsi rudement traitée pour des motifs qui nous sont inconnus était Mme de Castelnau,