‹ Les reines de l'émigration: Anne de Caumont La Force, comtesse de BalbiChapitre 183 sur 206 · Communication du major Hall · texte numérisé non relu

Communication du major Hall

LES AVENTURKS |/aUMAND DE IIALIM. 45"

vu, avait été chargée maintes fois auprès des puissances étrangères des négociations les plus délicates qui avaient nécessité de nombreuses pérégrinations, et la présence de son fils en Angleterre avait justifié aux yeux du public la fréquence de ses traversées.

Au mois de juin 1791 lorsque M,ue de Balbi quitta le Luxembourg et passa la frontière quelques jours avant Madame, tandis que le comte de Provence s'enfuyait de son côté avec d'Avaray, son premier soin en arrivant à Coblentz fut d'y faire venir son jeune fils. Quoique le jeune homme n'eût alors que treize ans, elle le fit placer dans la maison militaire du comte de Provence et le Prince, malgré son jeune âge, l'admit sans peine dans ses gardes du corps.

Nous avons cité plus haut le passage de ses Mémoires où le comte de Neuilly 1 nous raconte comment il s'était lié avec lui et comment le jeune homme, l'emmenait tous les soirs souper chez sa mère où Monsieur se rendait de façon régulière.

Armand de Balbi était en 1791, un joli garçon mince et fluet2, « l'enfant gâté de sa mère3 »

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