‹ Les reines de l'émigration: Anne de Caumont La Force, comtesse de BalbiChapitre 187 sur 206 · I.KS A VKNTL'KES d'aRMAM) DE BALBI. if · texte numérisé non relu

I.KS A VKNTL'KES d'aRMAM) DE BALBI. if

maire an VI. » Sans doute à cette époque il était rassuré sur les suites de son escapade, et s'il sollicitait un nouveau certificat de résidence c'était pour le joindre à une nouvelle demande de radiation. Mais le succès ne devait pas encore cette fois couronner ses démarches. Le 29 thermidor an VIII (17 août 1800) sa demande était repoussée une fois encore. .

« Considérant, disait le rapport, que les relations de sa mère avec le prétendant et la fortune considérable du père sont les seuls mobiles qui l'ont déterminé à tâcher de se faire rayer; que sous ce double rapport, l'intérêt national résiste à l'adoption [de la demande; adoptant l'arrêté de l'administration centrale de Seine-et-Marne du 2o frimaire an VIII (16 décembre 1799), décide que le nom de Balbi doit être définitivement maintenu sur la liste des émigrés. »

Le fils de la favorite du prétendant continue à être l'objet d'une active surveillance.

On perquisitionne dans une maison suspecte où on prétend l'avoir vu ; quelques semaines plus tard, on l'arrête de nouveau à Paris « pour faits graves » dit le rapport, et ce n'est que sous cautionnement du citoyen d'Estourmel, son oncle, qu'il est remis en liberté.

Enfin, sans doute grâce à la protection du même général d'Estourmel, le 18 ventôse (9 mars 1801) les consuls de la République, par un arrêté signé Bonaparte, font « définitivement » rayer son nom de la liste des émigrés et décident que « le jeune Balbi rentrera dans la jouissance de tous ses biens qui n'auraient pas été vendus, sans néanmoins pouvoir prétendre à aucune indemnité pour ceux qui se trouveraient aliénés. »

Les ministres de la justice, des finances et de la police générale étaient chargés de l'exécution du décret.

Une lettre adressée le 27 ventôse (18 mars) par ce dernier ministre au préfet de Seine-et-Marne lui ordonnait de faire cesser la surveillance dont le jeune Balbi pouvait être l'objet « comme prévenu d'émigration » et de lui rendre « tous ses droits de citoyen » l. Une note signée de Fouché ajoutait que M. de Balbi n'était pas au 2e, mais au 12e chasseurs.

Le général d'Estourmel était le grand oncle d'Armand de Balbi, il avait épousé Mllc de Galard de Brassac de Béarn, tante de la marquise de Caumont-La Force, mère de Mmcde Balbi, et son influence devait être plus d'une fois utile à sa famille.

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