XXXVI AVANT- PROPOS
de Caumont-La Force, en revanche, t ous ceux qui l'ont connue, sans exception, ont renchi justice à ses brillantes qualités intellectuelles. Par son entrain inlassable, elle savait rendre léger le poids de l'exil, et dans les courts bil- • lets qu'elle tournait si joliment, on retrouve encore à chaque ligne le charme et la grâce d'un passé qu'on serait, à cet égard, heureux de faire revivre.
En voici un entre cent autres, écrit à un ami, quelques années après Coblentz, pendant son séjour à Londres : « Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Voilà de la sagesse des nations; mais ce qui est de moi ou senti par moi, c'est la tristesse profonde d'aller passer la journée à Straumore ! Le duc de Castries * et le baron de Roll 2 viennent m'enlever à deux heures, en me promettant de me ramener à deux heures et demie chez Mmc de Bel-
1. Probablement M. de Castries, pair de France, fils du maréchal de ce nom et qui mourut en 1842.
2. Louis- Robert-François-Joseph, baron de Roll d'Emmenholtz,né en llôO, mort en 1813 capitaine d'une compagnie des gardes suisses puis colonel du régiment de ce nom. Ami lidrle du comte d'Artois et investi de toute sa confiance.