M. F. HOFFMANN-LA-ROCHE
M. Rob. La-RocHE-RYHINER;
M. Henry Oswarn;
M. Rod. PREISWERK-RINGWALD ;
M. Ernst SARASIN von der MuxL;
M. le D". Alfred WIELAND-ZAHN;
M. U. ZELLwEGER-Mousson;
M. G. BERTHOUD, directeur;
M. E. FREY, directeur;
M. A. MorEL-VisSCHER, directeur, administrateur de la Banque Suisse et Française;
M. H. ZIMMERMANN, directeur. (Vade-Mecum Bourses de Bâle...)
Le SCHWEIZERISCHE BANKVEREIN était très lié, avant-guerre, avec le groupe Metallgesellschaft, que représentait directement en Suisse la Schweiïizerische Ges. für Metallwerte, à Bâle, ou Société Suisse pour Valeurs de Métaux. |
En 1914, le Conseil d'administration du Schweizerischer Bankverein comprenait :
M. Alphonse SIMONIUS-BLUMER, président ; administrateur de la Lonza;
M. F. ZAHN-GEIGY, vice-président;
M. A.-A.-H. BoïiSssERAIN, administrateur légué, à Lage Vuursche (Hollande) ; .
M. le D’ BRETTAUER, à Vienne; M. R.-N. BRUDERLIN; M. F. FREY-BOURQUIN; M. F. CHARRIÈRE de SÉVERY; < à M. Léopold Dugors, administrateur-délé gué; administrateur de la Banque Suisse ; Française; | M. C. GLINZ; M. L. GRAF; M. Emil ISLER; MU.
M. Wilhelm KoPerzxy, de la béni Le .
| petzky und Co., à Berlin; | s M. H. La RocKE- -BURCKHARDT; 4 M. Eugen RITTER;
M. Léon RUEFF, à Londres; nt.
M. Charles SCHLUMBERGER-VISCHER ; vic président de la Lonza; de
M. E. SEBES-BAUMANN;
M. Albert von SPEYR-BOELGER;
M. Alfred von SPEYR-MERIAN;
M. ie D' R. TEMME;
M. ie D’ E. Tissor;
M. Otto ULRICH, directeur de la Discont Gesellschaft, à Francfort; re:
M. Rud. HS Re fee
M. Hans WIiNTERFELDT, à Berlin, de li Ru hi que Speyr (Speyer) and Co, New-York.
. (Handbuch d. Deutschen À. G.) er Enfin, en 1914, le Conseil d'administrati de la BANQUE SUISSE ET FRANÇAISE, devenue CREDIT COMMERCIAL DE FRA
CE, et filiale de la Basler Handelsbank et du Schweizerischer Bankverein, comprenait :
M. Adolphe SALLES, président; ingénieur civil des Mines; gendre de M. EIFFEr;
M. Benjamin RossiER, administrateur-délégué; Suisse, né à Vevey en 1865;
M. H. CauLztEz, à Tourcoing;
M. le baron Jean DAVILLIER; associé de la banque Davillier et Cie, à Paris;
M. Auguste DuPLaN, Suisse; ancien conseiller de la Légation Suisse;
à M. Léopold Dugors, Suisse; administrateurdélégué du Schweizerischer Bankverein; ; M. Maurice GORGEU;
M. Rodolphe-Albert KOECHLIN-HOFFMANN, Suisse; administrateur-délégué de la Basler Handelsbank; directeur de la Siemens Elektrische Betrieb A. G., à Berlin;
. M. Maurice KoECHLIN, Suisse;
# M. Jacques-Hippolyte LESCA; | ; M. Auguste MorEL-VISCHER, Suisse ; directeur de la Basler Handelsbank;
M. Albert MOTTE, à Roubaix;
M. E.-L. Roussy, à Neuilly-sur-Seine;
M. Léon RUEFF, à Londres; administrateur du Schweizerischer Bankverein;
Direction :
MM. Henri GUNTHERT, Suisse; G. LACHEN- MEYER; Alfred SAVEY; Henri WESssEr, Suisse; - F, de THIBAULT, sous-directeur; J. PHILIBERT, - sous-directeur; Albert RossIER, sous-directeur, Suisse, (Annuaire Chaix, et divers.)
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On n’a aucune peine à établir ainsi le circuit Siemens - Schuckert - Metallgesellschaft- Indelec-Basler-Handelsbank - Schweizerischer
Bankverein-Electro Bosna - Hafslund - Lonza- k Banque Suisse et Française, devenue Crédit
Commercial de France-Société Commerciale de Carbure et de Produits chimiques.
On s’aperçoit aisément de l’étendue des ramifications, qui relient les carburiers, le trust des explosifs, le Comité des Forges, les principales banques cosmopolites d’avant-guerre :
Comptoir National d’Escompte, Banque de Union Parisienne, Banque Suisse et Française.
Aussi, les documents du procès des carbu-
riers sont-ils d’une importance capitale.
La Société Commerciale de Carbure et de Produits chimiques, comptoir de vente du trust, avait passé un contrat avec Krupp. Par ce marché, la Société Commerciale s’engageait à vendre à KruPP tout le ferro-silicium à
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haute teneur dont il aurait besoïn, et KRuPe s’engageait à n’en acheter nulle part aïlleurs.
La Société s’engageait à vendre toujours le ferro-silicium meilleur marché à KruPP qu’à tout le reste de la clientèle.
Dans deux lettres écrites par M. le comte de Riva-BERNI à M. le D' Hugo KoLLER et à
M. RosEMBAUM, les 14 et 15 février 1912 et dont
la copie ou la traduction ont été trouvées chez
M. GtRAUD-JorDAN, il est expliqué que la de-. mande d’un dépôt par KruPP est motivée
par le fait que d’ici deux ans une guerre euro-
péenne éclaterait, et que, dans la mobilisation générale, KRuPP aurait de grandes difficultés à s’approvisionner; il déclare, en conséquence, désirer avoir toujours 1.000 tonnes sous la main.
M. GrRAUD-JorDAN écrit le 1° février 1912 à M. ROSEMBAUM : « Pour ce qui concerne le stock de 1.000 tonnes en qualité 75 % demandé par KRuPP en vue de l'éventualité d’une guerre possible, il faudrait que le paiement de ce stock soit représenté par traites à trois mois acceptées par KRUPP. »
Il résulte des procès-verbaux des séances du Comité de Vente et de l’assemblée pleinière du Syndicat du Ferro-silicium que le contrat KeuPp?P, ainsi que les pourparlers qui l'ont précédé, ont été portés à la connaissance des membres de ces réunions.
Le 13 décembre 1913, un marché analogue à celui dont on vient de parler est passé entre la Société Commerciale et KruPP pour la livraison de ferro-chrome.
M. Gérard GïIRAUD-JORDAN, président du Syndicat [International du Ferro-silicium, a vendu comme président de la Compagnie Générale d’Electrochimie de Bozel à l’Aéronautique française en 1912 et 1914 du ferro-silicium à des prix dépassant les prix faits à KRuPP, savoir :
en 1912, de 38 fr. 75 la tonne:
en 1914, de 28 fr. 75 la tonne; et il recommande à M. le comte de Riva-BERNI le 5 novembre 1914 de ne pas faire connaître
132 LES RELATIONS INTERNATIONALES à M. Paul Gïrop les conditions auxquelles ils dec le silicium à l’Aéronautique française à et à l’Amirauté britannique. x Quarante jours avant la déclaration de.
guerre, M. Gérard GiRAUD-JORDAN acceptait, :
sur la proposition de M. le comte de Riva BERNI, de procurer à prix réduit 400 tonnes de silicium 95 % à l’'Aéronautique allemande. Cette combinaison avait pour corollaire Pa terdiction de livrer la marchandise dont s'agit au gouvernement russe. sie La clause 10 du contrat KRuPP considérait comme cas de force majeure dispensant des livraisons « une guerre dans laquelle au moins trois des grandes puissances européennes se ront intéressées ». Ainsi, une guerre entre PA lemagne et la France ne constituait pas un cas de force majeure et le syndicat était tenu de. livrer, sous peine de dommages-intérêts à établir par le tribunal d’Essen compétent. Les.
usiniers français n'auraient pas fourni leur contingent, mais le délégué de la Société Com merciale aurait dû se rendre en pays neutre et aviser à donner satisfaction à KRuPP. ne C’est bien une des aïfaires les plus capables de dérouter l'esprit, que la constitution et le fonctionnement de trusts de fabrications de guerre. La défense nationale, semble-t-il, de vrait être avant tout nationale. N'est-ce pas. le célèbre NoBez lui-même qui disait : « S'il est une industrie dont l approvisionnement doit être indépendant de l'étranger, c’est celle devant assurer la défense nationale. »? Da on
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