PAS
par votre intermédiaire les document du ci
Comité du Conseil, tels que procès-verbaux, rapports et états mensuels, et je vous serais obligé de vouloir bien recevoir ces documents comme par le passé et de me les transmettre lorsque vous en aurez l’occasion.
« De même, je vous adresserai en triple exemplaire les documents de Bozel, en vous
priant d’en envoyer deux exemplaires à la Lonza, dont l’un sera destiné au D’. KOLLER, qui m’a prié de continuer à le tenir au courant des affaires de notre compagnie.
« Veuillez croire, cher Monsieur, à mes
bien distingués sentiments. »
M. BARTHE commente en disant :
— Voilà un Français qui adresse sa démis-
sion et, en même temps, dans une lettre adres-
sée à un Suisse, écrit : « C’est pour me cou-
vrir. Je continuerai, en cachette, par votre
intermédiaire, à vous envoyer les documents qui intéressent notre affaire, de façon que l'Allemagne, l’Autriche et nous-mêmes nous continuions à rester au courant. »
On se rappelle que M. le D' Hugo KozLer, 4
consulté par M. Gérard GiRAUD-JORDAN sur ses scrupules patriotiques de Français, était un Autrichien, administrateur de la Lonza.
M. Wackxer dont il est question dans la lettre
‘adressée à M. Albert VoGr — lequel était
administrateur de la Compagnie Générale
d'Electrochimie de Bozel présidée par M.
GirAUD-JorDAN et contrôlée par la Lonza —
est M. le D' WacxER, président de la Lonza,
et principal actionnaire de Bozel- Les deux
lettres représentent donc un arrangement de famille.
M. O. LEHMANN-RUSSBULT a cité le cas des fusées Krupp, qui est aussi caractéristique.
« D’innombrables soldats allemands expirèrent en Flandre, fauchés par des projec- tiles anglais dont la fusée avait été fabriquée par la firme Vickers, d’après un BREVET KRUPP, fusée en tous points analogue à la double fusée allemande 96 (Dz 96), et qui, en anglais, portait l'inscription K Pz 96/04. Cet hiéroglyphe signifie tout simplement Krupp- Zünder 96/04 (fusée Krupp 96/04).
+ Par le canal de la Banque des Obligations Industrielles, dont le président du Conseil d'administration est M. KruPP von BOHLEN und HALBACH, et avec l’appui du ministère des Affaires Etrangères, KRuPP a revendiqué de la firme Vickers le paiement, à raison de 1 shilling par fusée, du privilège d’exploitation dudit brevet. La somme aïnsi réclamée se montait à 125 millions de shillings (562 millions de francs, la livre prise à 90). Cette créance figure au débit du compte de fusion de Vickers avec Armstrong. Il est aisé, dans ces conditions, de calculer ce que gagnait KruPP par tête de soldat allemand tombé en Flandre sous les obus anglais. »
M. le contre-amiral M. W. W. P. CoNSETT donne des chiffres intéressants au sujet du commerce des Pays scandinaves avec l'Allemagne et lAutriche-Hongrie pendant la guerre.
Pour la Suède, par exemple, le com-
merce du carbure de calcium fût le suivant . | (Exportations en Allemagne. en tonnes métri- ne
ques) :
OS in . 2.039 1914 1.669 19152. 0 1.922 1916, 4 2,499 OZ SU 6.469
Ferromanganèse et ferrosilicium (exportations en Allemagne et Autriche, en tonnes métriques) :
101%, ue cr 2.703 19145: es 5.357 19155 nai 5.472 1916; 5 Se 10.362 1987; 0 CE 14.082
Pour la Norvège, le commerce du ferrosili-
cium fut le suivant (exportations en Allemagne, en tonnes métriques) :
1949: Dame pas de détail OL 5 tee 641 TOR ES Re 3.290 19146: ue 8.997 19175, SN 13.578
Carbure de calcium (exportations en Alle- .
magne, en tonnes métriques) : +
19H97; 20.875 AO 20.517 1919... ee 19.836 1916: se 29.823
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On constate que, bien loin de gêner le commerce et de réduire les importations de l’Allemagne par les pays neutres, la guerre stimule ces importations. On se l'explique sans peine si l’on se souvient des instructions du Syndicat International du Ferrosilicium, consacrant ses adhérents scandinaves à la Russie et à l'Allemagne. Il est évident qu’une redistribution du commerce mondial s’est faite au cours de la première année de guerre entre les industriels. Chose redoutable, on est amené à conclure que la guerre est profitable surtout lorsque l’organisation nouvelle des
fournisseurs est sur pied : partout, les socié-
tés ont accusé pour la première année des résultats médiocres; c’est-à-dire que les industries de guerre ont un intérêt évident à ce que les guerres soient longues. L’échec de certaines tentatives de « paix prématurée » (sic) pendant la guerre mondiale n’a peut-être pas d'autre cause, ou en tous cas peut-être ce fait n’y est-il pas étranger.
Après la guerre mondiale.
Les industries chimiques ont pris, dans la guerre moderne, une importance qu’elles étaient loin d’avoir autrefois.
Elles ne participaient aux hostilités jusqu’à la guerre mondiale que par lindustrie des explosifs, elle-même de plus en plus développée. Les gaz ont pris droit de cité dans la belle civilisation guerrière au cours des der-
nières années, et ils semblent destinés à concourir largement à la destruction de l’humanité.
L'art guerrier, d’ailleurs, s'affirme très soucieux de science et de progrès, et il eût été étonnant que les développements récents de
la science chimique, encore jeune, ne fussent
pas utilisés par les génies malfaisants.
On est obligé de savoir que les industries chimiques ont désormais une influence presque aussi grande que la métallurgie.
Le TRUST DES EXPLOSIFS subsiste toujours, avec quelques modifications. Ç
Le groupe Nobel a pour organisme principal la SOCIETE CENTRALE DE DYNAMITE, au capital de 15.400.000 francs en 30.800 actions de 500 francs. Ce chiffre nominal est loin de donner une idée exacte de l’importance de l’affaire, capitalisée en Bourse, d’après le cours moyen de 1930, à plus de 80 millions. :
Le Conseil d'administration, que l’on pourra comparer à celui d’avant-guerre, comprend :
M. Paul CLEMENCEAU, président ; frère de feu Georges CLEMENCEAU; marié à une SZEPS; ancien ingénieur du Creusot et de la Vickers;
M. Jacques LEVEL, vice-président; comman-.
deur de la Légion d'honneur; administrateur
du Crédit Commercial de France: administra- "i
teur de la Société d’Electrochimie, d’Electrométallurgie et des Aciéries électriques d'Ugme; vice-président-délégué de la Compagnie
de Produits chimiques et Electrométallurgiques Alais, Froges et Camargue, vulgo « Péchiney »; administrateur de la Société d'Explosits « Cheddites »; administrateur de la Société Nobel Française, anciennement Société Générale pour la Fabrication de la Dynamite; administrateur de la Société des Produits Azotés; président du Comité National des Produits chimiques;
M. Pierre LE PLay, vice-président; Mme née PÉREIRE (on sait que les banquiers PÉREIRE furent intéressés de bonne heure aux affaires de Nobel); administrateur-délégué de la Société Nobel Française, anciennement Dynamite Générale; administrateur de la Société d'Explosifs « Cheddites »; administrateur de la Société Française des Glycérines; président du Syndicat des Fabricants d’Explosifs; secrétaire de l’Union des Industries chimiques;
M. Lucien ARNAUD, à Marseille; administrateur de la Société Nobel Française; et de la Société Française des Glycérines;
M. Jules CHAUBET, président d'honneur de la Société Nobel Française;
M. Claude FORESTIER, administrateur de la Société Nobel Française;
M. Eugène HERSCHER;
M. Hugues JÉQUIER, directeur du Crédit Commercial de France; administrateur de la Société Nobel Française; et de la Société Bordelaise d’Explosifs ; administrateur de la Banque Suisse de Placements, à Zurich. (/nformation, 2 mars 1930);
M. le baron Pierre JURIEN de la GRAVIÈRE?
Mme née Borper (M. Lucien BoRDET était avant-guerre président, et faisait partie du groupe Mirabaud) ; administrateur de la Compagnie Algérienne (groupe Mirabaud); administrateur des Forges de Châtillon, Commentry et Neuves-Maisons; administrateur de la nes Société Nobel Française;
M. Robert PERRODY, administrateur de la Société Française des Glycérines. Gene Ne Chaix, et divers.) ne
Le Crédit Commercial, ancienne Bande Suisse et Française, dont on a vu les attaches avant-guerre, est représenté par deux administrateurs, dont un vice-président, et le service financier se fait au Crédit Commercial.
M. Paul CLEMENCEAU, qui était directeur.
avant-guerre, a pris une place prépondérante. … Les frères CLEMENCEAU : Georges, Paul et AE bert; sont des personnalités remarquables.
L’ancien président du Conseil, le « père la Victoire », a été très discuté. On a beaucoup parlé de Cornélius HErz. M° Albert CLEMEN- .
CEAU, avocat, a été le conseil du banquier Os-. car von ROsENBERG, chef de la Banque O.-A..
Rosenberg et Cie, à Paris, — filiale de la ban que autrichienne Gebr. S.-M. Heitzes, à Vienne — après la guerre (Paul MEUNIER: Clemenceau et Rosenberg), et il a été l’avocat des intérêts anglo-suisses lors de la vente des hô- tels allemands séquestrés (Journée Indus- re trielle, 19 octobre 1922). M. Paul CLEMENCEAU « lui, a travaillé pour la Vickers. Il est marié
- à Mille Szeps, fille de M. le D” Julius Szers, rédacteur en chef du Neue Tag et de la Wiener
… Allgemeine Zeitung, Autrichien et proprié-
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