‹ Les relieurs françaisChapitre 108 sur 171 · LE RE · texte numérisé non relu

LE RE

LANGLOIS (Jacques-Nicolas),

reçu le i2 janvier 1733, demeurait rue Chartière, ainsi que

— (Jacques-Emmanuel), reçu le 26 juillet 1740. II était mort en 476.0.

— (Jacques-François), reçu le 16 avril 1766, partit pour Saint- Mal o.

VAlmanach du Commerce cite un relieur du nom de Langlois demeurant en 1799 rue Chartière, et de 1800 à 1810 rue des Amandiers.

Fournier affirme qu'il y avait en 1864 un descendant de cette famille établi à Versailles, qui y faisait de très élégantes dorures avec les fers lui venant de ses ancêtres.

LARCHER, garçon relieur chez Bourdon, fut pendu en 1694. Nous donnons ci-après l'extrait du Journal de l'avocat Antoine Bruneau, emprunté à Brunet, et dans lequel l'aftaire est racontée dans tous ses détails :

Le vendredi 19 novembre, s r les 6 heures du soir, furent pendus à la Grève un compagnon imprimeur de chez la veuve Charraot, rue de la Vieille-Boucherie, nommé Ramhault, de Lj'on, et un garçon relieur de chez Bourdon, bedeau de la communauté des libraires, nommé Larcher. Deux à être conduits aux galères et sursis au jugement de cinq jusqu'après l'exécution. Les deux pendus ayant eu la question ordinaire et extraordinaire pour avoir révélation des auteurs, pour imprimé, relié, vendu et débité des libelles infâmes confe le Roi. qui est, dit-on, son mariage secret avec .1/°" de Alaintfiion et l'Ombre de M. Scarron, qui étoit son mari. On a trouvé des paquets de ce libelle jetés la nuit dans ia rivière entre le pont Notre- Dame et le pont au Change. Décembre le lundi 10, le nommé Chavance, garçon libraire natif de L^on, fut condamné à être pendu et à la question, pour l'alfaire des livres mentionnés en novembre. Il eut la question accusant des moines. Survint un ordre de surseoir à l'exécution et au jugement de La Roque, autre accusé, tils d'un ministre de Vitré et de Rouen, qui a fait la préface de ces impudents livres. On dit que Chavance est parent ou allié du P. La Chaize. qui a obtenu la surséance. La veuve Cailloué, im-

primeur de Rouen, est morte dans la Bastille, où elle était pour cette affaire. La veuve Charmot et son fils ont été criés à ban à leur porte, rue de la Vieille-Boucherie, pour raison de ces impressions.

LARCHEVÉQUE (Nicolas), figure comme administrateur dans une liste des confrères du Saint-Sacrement de Saint-Hilaire en 1772.

LARMESSl.X (Nicolas I), entra, le 18 mai 1620, comme apprentif et pour six ans chez François Charpentier « pour apprendre la doreure ». Il fut reçu maître le 29 décembre 1633, et engagea Nicolas Lépicier comme apprentif en 1633.

Ce doreur mourut en 1666 ou 1667.

— (Nicolas II), reçu le 15 décembre 1664.

— (Jean), reçu vers 1690, demeurait rue Chartière. Il figure sur le registre de la Confre'rie de 1718.

L'arrêt prononcé contre Alexis Ferrand en 1700 et qui nomme un grand nombre de relieurs cite un Larmessin avec prénom de Guillaume, mais nous croyons qu'il y a erreur et qu'il s'agit de Jean.

Il est probable que le graveur du nom de Nicolas Larmessin appartenait à cette famille. Il entra à la Bastille le lo novembre 1704 et en sortit le 20 mars 1705. On avait saisi chez lui une planche de cuivre gravée et intitulée : Décadence de la France, sur laquelle M™" de Maintenon tenait la tête au Roi, qui vomissait ses batailles perdues.

LAUDY (Adrien), exerçait en 1606 eteut pourapprenlif, en 1626, Adrien Dumas.

LE BÉ (Henri), figure comme relieur dans le contrat de transfert de la confrérie chez les Pères Mathurins en 1582. Il était entré en apprentissage chez Bonaventure

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