‹ Les relieurs françaisChapitre 107 sur 171 · LAMOUREUX · texte numérisé non relu

LAMOUREUX

soignée et solide dénote une main habile.

LAFERTÉ (François), second fils de Pierre-Antoine, fut recule même jour que son frère, soit le 6 juillet 1761, et demeurait aussi rue des Carmes. Il administra la Confrérie de la Vierge de Saint-Hilaire en 1768, et fut élu marguillier de cette paroisse en 1773. Nommé Garde, le 8 mai 1775, aux dernières élections de l'ancienne Communauté des Relieurs et Doreurs de lirres, nous supposons qu'il eut le grade de syndic dans la nouvelle Corporation des Relieurs et Papetiers établie par l'édit de 1776, car il figure sur le tableau de 1779 comme ancien syndic. Il exerçait encore en 1790 et demeurait toujours rue des Carmes.

D'après VAlmanach Dauphin de 1772-1773 et 1777, c'est un Laferté, rue des Carmes, qui était chargé de l'entretien de la Bibliothèque du duc de La Vallière; nous ne savons duquel des deux frères Pierre-Louis II ou François, il s'agit ici.

— (Joseph-Louis- Antoine), reçu le 3 mai 1773, habitait alors la rue des Amandiers, puis en 1779 la rue Galande. Il ne paya pas le droit de réunion.

De 1800 h. 1804, VAlmanach du Commerce cite un Laferté sans prénom, qui demeurait à ces dates rue Saint-Jean-de-Beauvais.

Enfin Lesné parle, dans son poème de 1820, d'un doreur son contemporain, du nom de Laferté, qui, il paraît, couchait ses feuilles d'or avec un peu trop de parcimonie :

Faites coucher vos dos pleins, jusques sur

[le mord; Bien qu'il soit précieux, ne mi^nagez pas l'or. Laissez les La Ferté, les Noël, les Leprince, Dans leur économie imiter la province.

LAFO.XTAINE. Voy. Delafontaixe.

LAGNY (Pierre), administrateur de la Confrérie de Saint-Hilaire en 1780, il fut élu marguillier en 1786.

A partir de 1800 nous trouvons deux Lagny exerçant la reliure.

LA GRIVE- Voy. De La Grive.

LALNÉ (Laurent), reçu en 1763, demeurait rue des Sept-Voies; ne voulut pas payer le droit de réunion.

— (Marc-Antoine-Charles-Guillaume) , reçu en 1767, demeurait rue des Amandiers, était député en exercice en 1779 et exerçait encore en 1810.

LALANNE (Ludovic). Consulter

ses Curiosités bibliographiques (Paris,^ 1857, in-16), qui contiennent des notes intéressantes sur la reliure.

LALLEMA>'T ou L ALLEMAND (Jacques-Pierre), reçu en 1707 et élu Garde en 1772, demeurait rue Saint-Jacques. Il paya le droit de réunion en 1776, ce que ne voulut pas faire :

— (Pierre- Jacques), reçu en 1768, habitant aussi rue Saint-Jacques, et qui exerçait encore en 1799.

LAMBERT (de Lille). Il était écrivain et relieur en 1367.

LAMBERT (Florentin) , reçu en 165o, prit Antoine Warin pour apprentif la même année.

LAMBERT, figure sans prénom parmi les maîtres relieurs qui signèrent la délibération de janvier 1749, par laquelle il fut convenu qu'on demanderait de nouveaux statuts.

L AMOUREUX (Pierre), apprentif de Thomas Leroy en 16o9, ne put par conséquent être reçu en 16b3, comme le disent La Caille et Lottin.

Une liste de 1690 mentionne deux

LA.XCEMEH. - LA.XGLOIS.

frères Lamoureux comme ayant droit à la maîtrise, mais nous n'avons pas trouvé trace de leur réception.

LA.NGEMER ou L'ANGELIER (Arnould et Charles), s'établirent individuellement vers 1535, mais s'associèrent souvent pour la publication d'un certain nombre d'ouvrages. « Ils nous ont laissé, dit La Caille, quantité' délivres cpii nous font connaître leur habileté en l'art de l'imprimerie et négoce de librairie, et ils ' peuvent passer pour avoir fait imprimer le plus de leur temps. » La marque de leurs ouvrages publiés en participation représentait l'enfant Jésus tenant d'une main le globe terrestre et de l'autre une cordelière liant ensemble deux anges agenouillés avec ces mots :

D'un Amour vcrlueux l'Alliance immortelle, Les Anyes-liez. Comme presque tous leurs confrères ils avaient un atelier de reliure chez eux et mettaient sur leurs livres leur marque poussée en or ou leur nom frappé à froid. Dans le premier cas ils ajoutaient de chaque côté de l'enfant Jésus leurs initiales réciproques A. L. ou C. L. Les reliures sortant de chez eux que nous avons vues étaient en veau et généralement assez simples. Cependant l'ornement qu'ils paraissent avoir préféré, est l'encadrement intérieur à filets à froid, orné aux angles d'un fleuron aldin doré et leur marque aux anges, également dorée, posée au milieu. Cet encadrement, très employé au xvi* siècle, est celui auquel on a si ridiculement donné le nom de Duseuil qui vécut plus de cent cinquante ans après et quand on n'en faisait presque plus.

— (Abel), fils d'Arnould d'après

Lottin, était libraire juré en 1584 et mourut en 1610. Il eut une maison de librairie non moins importante que celles de son père et de son oncle et fit sans doute relier chez lui les volumes qu'il publiait. Il avait pris pour marque le Sacrifice d'Abraham. Sa veuve continua le commerce de librairie.

LANGLOIS (Richard), lieur, demeurant rue Eremboure-de-Brye, payait 2 sols d'impôt d'après les comptes de la taille de 1292.

LANGLOIS. .Nos renseignements sur les nombreux libraires du nom de Langlois au xvue siècle manquant de précision quant à leur exercice de la reliure, nous ne mentionnerons que trois apprentifs relieurs de ce nom et un compagnon dont nous n'avons pas trouvé l'acte de maîtrise : Thomas, apprentif en 1625 d'Antoine Mobillon; François, en 1635 chez Pierre Champenois, et Charles, entré chez Pierre Gourault en 1655. Le compagnon Pierre Langlois,qui travaillait chez lui, eut ses outils saisis; mais un arrêt du Parlement du 20 mai 1634 les lui rendit en lui enjoignant de se faire recevoir maître ainsi que d'autres compagnons qui s'étaient laissé prendre en même temps que lui.

Voici maintenant les relieurs du nom de Langlois sur lesquels nous avons des renseignements plus certains :

— (Jean), sa réception comme maître, faite vers 1690 par les premiers Gardes nommés par le Roi en 1686, fut contestée dans le procès de 1698, mais néanmoins maintenue.

Il demeura rue Saint-Jacques,

— (Jacques), reçu maître de

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