LE.MO.N.MER
LEMAIRE (Thomas), (i^^nre en 1715 dans la liste de la Confrérie.
— (Jean), est nommé dans une liste de relieurs de 1742.
LEMAITRE (Mathieu), qualifié relieur dans une liste de 1022-24.
LE MIRE (Jean), apprentif de Bertrand De Heaqueville, fat reçu le 19 septembre 1630. Il édita divers ouvrages, entre autres les (ïluvres de Saint-Cyran. Je possède VAumosne Chrestiennc de cet auteur, éditée en 16ol, dans le format in-16, par Le Mire, qui céda la moitié de son privilège à la veuve Martin Durand. La reliure pourrait bien avoir été faite chez lui. C'est un volume en maroquin rouge, dos orné à petits fers, et avec l'encadrement intérieur à trois filets et fleurons d'angles sur les plats. Le corps d'ouvrage est bon, mais le fini laisse à désirer; les cartons, par exemple, ne sont pas d'équerre. Jean Le Mire mourut en 1667, paroisse de Saint-Benoit, et sa veuve lui succéda.
— (Claude). >'ous n'avons trouvé son nom ni dans les registres de la Communauté et de la Confrérie, ni dans La Caille et Lottin; mais il nous apparaît pour la première fois dans l'Etat des Officiers de la maison du roi de l'année 1664 {A7'ch. Nat. Z 1* 474). Il y figure comme relieur du Roi, ayant certainement succédé à Antoine Ruette, et exerça cette charge conjointement avec Gilles Dubois jusqu'à la mort de celui-ci, arrivée fin de 1670 ou commencement de 1 67 i . Nous croyons que Luc- Anfoine Boyet avait sa survivance ; toujours est-il que c'est lui qui après la mort de Claude Le Mire, en 1698, le remplaça chez le Roi. (Voy. ce
brevet, du 23 novembre 1698, à Luc- Antoine BOYET.)
LEMOINE, (Jean), apprentif de Pierre Robin, fut reçu le 18 mars 16oo.
LEMO.XNIER. Les deux premiers relieurs de ce nom signèrent les actes de leur apprentissage du nom de Monnier ; mais, quoique appelés ainsi dans quelques actes qui suivirent, ils signèrent presque toujours : Lemowiier. Leurs descendants signaient indifféremment l'un ou l'autre de ces deux noms.
— (Pierre I^""), entra en apprentissage chez Pierre Vinay, relieur, le lo juillet 1623; il se présenta pour la maîtrise le 21 août 1631, mais sa réception ne date que du 7 septembre 1634. Il eut au nombre de ses apprentifs : Mathurin Ponthis, Pierre Guillery, Gabriel Quesnon et Laurent Marion, dont le premier seul semble avoir eu le grade de maître.
Lemonnier joignait le commerce des livres à la reliure; sa femme étalait sur le Pont-Neuf ou dans les environs. Obligés, en même temps que d'autres délinquants, de rentrer dans le quartier de l'Université par un arrêt du 17 mars 1650, ils revinrent néanmoins dans l'île du Palais, se mêlèrent à un complot ne visant à rien moins qu'à l'assassinat du syndic Guillemot, et finalement se firent condamner le 19 septembre 1650 à déloger, sous peine de voir jeter leurs meubles sur le carreau.
Tout propriétaire d'un quartier interdit aux relieurs qui ne les aurait pas mis dehors, était passible de 4000 livres d'amende.
Pierre Lemonnier appela d'une sentence du CluUelet prononcée contre lui en 1660, mais nous ne