Nat., Bibl. Ms. Fr
meurait à cette date rue des Sept- Voies.
LEVASSEUR (Eloy), apprentif de Jean Gobert, chez qui il entra le 15 décembre 1626 pour six ans; il se fit recevoir le 23 mai 1636, et fut administrateur de la Confrérie de Saint-Jean-Porte-Latine de 1634 à 1637. Son premier apprentif, Gilles Ninin, qu'il engagea l'année de sa réception, est le seul de ceux dont nous avons trouvé les noms qui parvînt à la maîtrise.
Chargé avec Jérôme Musier de remplir incidemment les fonctions d'adjoints vis-à-vis des relieurs en 1673 et 1674, Levasseur se montra particulièrement dur pour les compagnons et les fils de maîtres qui voulaient arrivera la maîtrise : ceuxci l'accusaient (( d'animosité, de cabale et de jalousie ». 11 était riche et possédait au moius deux maisons rue Chartière : l'une habitée, d'apiès l'Etat et Partition de la Ville de Paris de 1684, par Baillet iJean F'" ou Jean II), l'autre occupée par luimême. Il n'avait pas le titre de Relieur du Roi, mais il fut un de ceux qui travaillèrent le plus pour laBibliothèque Royale. Son nom revient souvent dans les Comptes des bâtiments du Roy. Du reste, au dire de La Caille, qui écrivait en 1689, « il passait pour le plus habile relieur de ce temps », et Abraham du Pradel le cite comme « fameux relieur et doreur», avec Bernard Bernache et Nyon. Cependant Longuerue nous parle d'un de ses amis, qui, s'étant adressé à noire relieur, n'eut pas à s'en louer, pour /(( Concordance de Calvisio, qui ne s'ouvrait pas du tout « jusqu'au fond » comme l'exemplaire en deux gros volumes du Trt?sor d'Eslienne que lui, Longuerue,