LEVEAU. — LHERMITE
possédait. « Levasseur, quoique le plus habile relieur de Paris, n'en put venir à bout et lui gâta son livre. »
(LONGDERUANA.)
Daniel Huet, évêque d'Âvranches, fut au nombre de ses clients et lui fit relier, entre autres volumes, le Bréviaire de Soissons de 1676, en 4 vol. in-8°, pour lesquels, d'après le journal de ses dépenses, il lui paya la somme de lo livres 10 sols, le 31 décembre 168o. La reliure est en maroquin rouge rosé, avec l'encadrement intérieur à triples filets et fleurons d'angles, les armes du prélat au milieu. Un de ces volumes est exposé à la Bibliothèque Nationale sous le numéro 640; le travail, quoique un peu lourd, en est soigné, mais, autant qu'on peut en juger à travers la vitrine, les cartons ne nous ont pas paru strictement d'équerre, à moins que ce défaut ne se rapporte à l'encadrement.
Lors de l'édit de 1686 qui sépara les Relieurs de la Communauté des Libraires, le Roi nomma quatre gardes, et Eloy Levasseur fut l'un d'eux, avec Guillaume Cavelier, Denis Nyon et Marin Maugras. Leurs fonctions ne devaient durer que deux ans, mais ce n'est qu'en 1698 qu'ils furent remplacés. Cette annéelà, quarante-sept anciens maîtres les accusèrent d'avoir nommé un grand nombre de maîtres qui n'avaient aucun droit à la maîtrise et les attaquèrent à ce sujet dans un procès devant le lieutenant de police. Levasseur, outre les reproches de malversation qu'il eut à essuyer de concert avec les autres gardes, se vit encore dénoncé comme ayant souvent encouru des saisies et des condamnations pour les livres défendus qu'il avait toujours reliés chez lui. Le juge renvoya les parties dos à
dos, avec recommandation de mieux observer les statuts à l'avenir.
Levasseur vivait encore en 1700, car il figure parmi les relieurs dans le procès qui leur fut suscité par Jean-Alexis Ferrand et dont le jugement est du 26 juillet de cette année. S'il commença son apprentissage à quatorze ans, il avait alors quatre-vingt-huit ans.
Ancien marguillierdeSaint-Hilaire, il fit un-legs à cette église, (oO liv.de rentes, croyons-nous,) pour fondations pieuses.
LEVEAU (Gilbert), reçu vers 1614.
LEVESQUE (Jean), reçu vers 1618.
LE VILLAIN (Claude), habitait Rouen et s'intitulait : Libraire et Relieur du Roy, demeurant à la rue du Bec, à la Bonne-Renommée. Je connais, publiés par lui et portant la même rubrique : les Œuvres de Clément Marot, de Cahors en Quercy, etc., 16 lo, in-12, et le Théâtre d'Agriculture et Mesnage des champs d'Olivier de Serres, etc., 1623, in-4°. J'ai ces deux volumes, le dernier dans sa reliure primitive en vélin avec attaches en peau, et le premier en maroquin rouge, qui pourrait bien avoir été relié chez lui.
LHERMITE (François I"). exerçait dès 1606 et aussi lors de la réception de son fils :
— (François II), le 27 septembre 1633, de même qu'en 1666, car la réception de Jean Rendes, qui eut lieu cette dernière année, est signée par deux François Lhermite.
Quoi qu'il en soit, un relieur de ce
LU ERMITE. — EUCAS.
nom, François II sans doute, signa, en 1672, comme marguillier de Saint-Hilaire, le marché par lequel G. Pilon devait faire un autel pour
cette église, ainsi que la délibération de l'assemblée générale de 1679 pour le changement du bureau de la Communauté.
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LHERMITE (Etienne), est nommé dans une liste de 1690 comme ayant droitàlamaitrise.Nousne savons s'il fut reçu maître.
EHOTE (Amédée), employé à la Bibliothèque de Châlons, a publié de précieux renseignements dans la brochure suivante : Lhte des Imprimeurs, Libraires et Relieurs de la ville de Châlons-sur-Marne , depuis l'introduction de V imprimerie jusqu'à nos jours. Châlons-sur-Marne, 1872, gr. in-8'^.
LHUILEIER (Martin). On lit dans l'inventaire des ducs de Bourgogne que Philippe le Hardi paya en 1336 à Lhuillier « libraire à Paris, xvi fr. (114francs lo cent.denotre monnaie) pour couvrir vin livres tant romans et bibles et autres livres, dont vi seront couvertz de cuirs en grain'i ».
Le même libraire relia, nettoya, dora et couvrit en empreinte un roman, et relia enpe«wtY'/i(e le roman de Merlin en 13.38. D'après M. Bérard, Lhuillier fut libraire et relieur du roi Charles VIL
LIEVIN STUUAERT. De Laborde cite cette note manuscrite collée sur un volume de 14o7 : Stuuaert Lievin à (iand me lya ainsin. Fournier dit qu'il travailla pour Louis de Bruges et que Louis \II, qui avait acheté la bibliothèque de ce prince, continua à l'employer.
LIMAGE (L...), ligure, ainsi que
LIMAGE (.V...), dans une liste de
— (François), reçu le 19 février
1720, fut élu Garde en 1743 et demeurait rue Chartière en 17o9. Il mourut entre 1765 et 1770.
— (Valentin),reçu le 10 décembre 1748,denienrait rue d'Ecosse en 1739, rue Chartière en 1770 et rue des Amandiers en 1779. Il ne paya pas le droit de réunion après l'édit de 1776.
LIZIÈRE (Martin), qualifié relieur dans le contrat de 1582 pour le transfert de la Confrérie chez les Pères Mathurins.
LOCQUET (Jean), cité dans les Comptes des ducs de Bourgogne de Laborde, pour avoir relié et réparé plusieurs livres et registres en 1399.
LONGRE (Pierre), reçu par arrêt duConseille 20 juin 1765, moyennant 900 liv., demeurait rue d'Ecosse. Administrateur de la Confrérie du Saint- Sacrement de Saint-Hilaire en 1771, il fut élu marguillier de cette église en 1783. Une paya pas le droit de réunion et habitait en 1803 rue Chartière.
LOUVET (Jehan). Au dire d'Ed.
Fournier, Louvet et Jehan Foucault n:o>/. ce nom) étaient les deux plus célèbres doreurs sur cuir sous Henri IL II ajoute même qu'ils logeaient en l'hôtel de .Nesle.
LUCAS (Jacques), exerçait en
— (Etienne), son tils, reçu le