‹ Les relieurs françaisChapitre 122 sur 171 · MAGE. — MAILLET · texte numérisé non relu

MAGE. — MAILLET

7 septembre 1644. Il publia les Psaumes de David, mis en rime française par Clément Marotet Théodore de Bèze, etc. Se vendent à Charenton. Par Estienne Lucas, marchand libraire, demeurant à Paris, rue Cliartière, près le Puits Certain, à la Bible d'or, 1668.

J'ai eu souvent occasion de voir des exemplaires de ce livre et j'en possède un relié, comme ils l'étaient tous, en veau, avec riches ornements sur les plats aux petits fers à filets et au pointillé, mais d'une exécution très ordinaire. Les Lucas étaient protestants.

MACÉ. Plusieurs libraires de ce nom eurentdes maisons importantes au xvi'= siècle. Jean et son fils Barthélémy, Jacques frère de Jean et son fils Charles ; mais, quoique la chose soit presque certaine, nous n'avons pas trouvé la preuve qu'ils exercèrent la reliure, tandis que :

— (Guillaume I"),fils de Charles, engagea bien comme apprentif relieur, le Il juin 1610, Pierre Champenois. Il édita un certain nombre d'ouvrages latins et fut marguiilier de Saint-Benoît.

— (Guillaume II), fils du précédent, fut reçu maître le 30 septembre lëo.ïetopta pour la librairie en 1686.

Un autre membre de cette famille du nom de

— (Robert), s'était établi à Caen dans la première moitié du xvi^siècle.

Il exerçait l'imprimerie et la reliure car on trouve des volumes reliés en veau portant son nom estampé à froid. Plantin passe pour avoir été sou apprentif pour l'imprimerie et pour la reliure. {Voy. ce nom.)

MAGNIEN (J...),est cité dans des listes de relieurs de 1727 à lloO. Sa veuve demeurait, en 17.t9, rue des Sept-Voies.

MAIGNE. Auteur auquel on doit la dernière édition du Manuel du Relieur de la collection Roret. {Voy.

Lenormand.)

MAILLARD (Guillaume), marchand libraire et doreur de livres, acheta, le 15 janvier lo44, un terrain rue du Colombier et le revendit le 19 août 1545 à un nommé Jean Bonaray indiqué comme libraire, mais qui, croyons-nous, exerça lui aussi la dorure sur cuir.

MAILLET (Jacques). Sa réception à la maîtrise, faite vers 1690, fut contestée dans le procès de 1698, mais validée par le lieutenant de police.

Il demeurait rue Chartière.

— (Charles- Jacques) , reçu le 25 avril 1720, demeurait rue des Carmes.

— (Jean-Simon), reçu le 13 décembre 1776, habitaitrueTraversine.

— (Guillaume), dont la date de maîtrise nous est ignorée, se fit condamner, le 22 août 1782,

comme dnemeat atteint et convaincu d'avoir, dtant ivre, troublé par des grimaces et gestes iadécens l'oftice divin, le jour de Pâques, dans l'église paroissiale de Saint- Hilaire; d'avoir usé de violence envers le suisse de la paroisse, qui voulait le faire sortir ; d'avoir renversé le dit suisse et lui avoir occasionné la fracture de la rotule, de laquelle fracture le dit suisse restera estropié, ainsi qu'il est mentionné au procès; pour réparation, condamné à être mandé eu la Chambre pour y être blâmé en présence des juges; défenses à lui faites de récidiver sous peine de punition corporelle : condamné eu outre en 3 livres d'amende envers le Roi, à prendre sur ses biens. Faisant droit sur l'intervention du suisse Claude Dunan, condamnons le dit Guillaume }ilaillet en 600 livres de dommages et intérêts par forme de réparations civiles envers le dit Dunau et aux dépens de la dite intervention.

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