MOIRE
MOKEAU.
galères pour cinq ans. » (Bibliothèque Nationale, M* ; nouvelles acquisitions françaises, 1 80 1 . )
D'après Lottin, François se retira en Angleterre, à Cambridge, où il serait mort.
MOIRE (Jean), exerçait en 1019.
— (Jacques), son fils, reçu le 8 novembre 1639.
MOLIÈRE. Il exerçait à Lyon au milieu du xviii'' siècle. Voici ce qu'.\damoli dit de lui en déplorant que Gauffecourt ait choisi Prudhomme pour lui apprendre à relier.
M. Molière, très habile relieur et plus honnête homme (que Prudhomme), lui aurait découvert loyalement tous les secrets de sa protession. Quand on se propose d'écrire sur un art, il tant prendre langue auprès des bons maîtres. Molière, homme de génie pour la mi'canique, lui aurait montré chez lui un artifice fort simple, composé d'un battoir qu'il a inventé, et avec lequel il fait frapper alternativeiuen deux gros marteaux, pesant soixante livres chacun, à l'aide d'une grande roue et deux petites, hérissées de chevilles et mues par un cheval aveugle qui fait tourner un arbre sur un pivot. Il lui aurait également montré une règle infaillible de son invention faite en équerre, poiir couper, avec une égalité parfaite, les deux cartons pour la couverture d'un livre et pour donner à la tranche la gouttière uniforme. Il lui aurait fourni une description des crochets et poiutet qu'il a imaginés pour faire les nerfs au dos des livres et pour remplacer les chevillettcs dont on s'était toujours servi, mais dons l'emploi n'est pas sûr : les crochets et pointes font le double d'ouvrage. Il eût pareillement enseigné à M. de Gauâecourt la manière de bien dorer par tranche ice q\i'ignore Prudhomme) et de faire toutes sortes de belles marbrures , particulièrement la sanguine émaillée. La méthode qu'il emploie donne à ce qu'il fait plus de durée que n'en ont les ouvrages de Prudhomme : celle dont ce dernier se sert est pourtant flatteuse et brillante, mais ses couleurs deviennent ternes au bout d'un certain temps.
{Voy. Gauffecourt, Prudhomme et Be.\u.)
MONCOUTEAU (Jean-Lambert), nommé Relieur privilégié suivant la Cour le 18 janvier 1743, sur la dé-
mission de Jean-Pierre Jean. Son successeur fut Pierre Voyaux.
MONGOBERT (Pierre), reçu le 2 mars 1634.
— (Jacques), reçu vers 1090, demeurait rue Charlière. Il fut élu Garde le 16 juillet 1703.
— (François), dont la date de réception nous est inconnue, exerça les fonctions de Garde du 17 mars 1724 au 12 mars 1726.
MON.N'IER. Voy. Lemonnier.
MON.XÛYER. (Antoine), reçu le 9 novembre 1618.
MONTMIRÂL (Nicolas), exerçait en 1627.
— (Sébastien), son fils, reçu le 30 août 1646, le même jour que son frère :
— (Marin). L'un des deux vivait encore en 1091.
MON VOISIN (Antoine -Joseph),
reçu le 12 août 1726 et élu Garde le 7 mai 1748 ; il demeurait rue Saint- Jean-de-Beauvais. Il ne paya pas le droit de réunion après l'édit de
MOREAU (Robert), chapelain et relieur du roi Charles VIII à la fin du xv<' siècle. Nous empruntons à Jal les citations suivantes, qu'il avait prises auxArchives nationales :
A jNIessire Robert Moreau, chappelain ordinaire dn Roj'... la somme de trente-cinq sols tourn. pour son paiement d'avoir, le vi" jour dud. mois do juillet (1488) relyé, nettoj'é, tympané et doré sur tranche unes heures en parchemin à l'usaige de Paris et icelles couvertes de veloux cramoisy... Vingtdeux sols tourn. pour avoir led. jour relié tout à neuf en aix de papier (carton) et couvert de cuir noir deux romans, l'un en papier, appelé le Chevalier périlleux, et l'autre en parchemin, qui est ung traicté de la Mort, et iceulx deux romans garnis d'attaches à les fermer... Pour avoir le dixiesme jour du mois (juillet) relyé tout k neuf ung livre
MOIIEAU. — MOUILLIE.
nommé le Roman de la Roze et de la Violette, lequel contient trois volumes et icellui couverts de fJeux tiers de veloux cramoisy, pour servir au dit seigneur on sou plaisir, la somme de vingt-cinq sols tourn. (Fol. 288 . Argenterie du Roi, KK. 70.) — A Thibault Tardif, pour 14 aulnes de rubans de soye estroit. bleu, rouge, tanné et vert... et livré audit Messire Robert Moreau pour employer à faire trois réaul.x ou rayons pour mettre et servir l'un à ung livre dud. seign. nommé le Roman de la Roze et de la Violette; l'autre au.v heures dud. seiga. dont il a esté fait mention, et le ti'oisième au livre appelé lu Pellerin. (Fol. 225.) {Dictionnaire critique de Biographie, etc., p. 791.)
Jal dit avec raison que ces n'aulx étaient ces petites barres auxquels les relieurs attachent les rubans servant de signets. Il ajoute encore ce qui suit au sujet de notre prêtrerelieur, pp. 681 et 682 :
A messire Robert Moreau... pour avoir led. jour (7 juillet 1488) couvert en ais de bois et relyé unes grans heures en parchemin en volume de deux feuillets la peau, hystoriée d'environ 45 grans histoires, appelées les Heures du feu duc Jean de Berry, et d'icelles heures avoir tympané toutes les histoires grandes et petites, et avoir fait environ IIIlxx couleures [sic] sur le fond d'icelles, et pour papier de Lombardie lyssé qu'il a fourny et livré pour servir à mettre sur lesd. histoires; que aussy, pour avoir couvert lesd. heures dune aulne de veloux cramoisy, acheté de Jean-Êtienne Couturier, fol. 286. — Un autre détail du compte apprend que la couverture était doublée à l'intérieur de satin tanné (couleur feuille-morte sans doute ?j
Ung quart veloux jaune et ung quart veloux gris livrés à messire Robert Moreau, sommelier de la chapelle dud. seigneur (Charles 'VIII), pour couvrir une paire d'heures imprimées sur parchemin appart. aud. seigneur (9 décembre 1491, fol. 51, KK. 72. Arch. Nat.)
MOREAU (Jean), reçu de IGIO à 1612, est qualifié relieur dans une liste de 1622.
Il y eut quelques libraires du nom de Moreau au xvn'= siècle; mais, n'ayant trouvé aucun indice à l'égard de leur exercice de la reliure, nous ne parlerons que des Moreau du xvni" siècle, sur la profession desquels nous avons des renseignements certains.
MOREAU (Charles), reçu en ITOo, fiit élu Garde le 17 mars 1724.
— (Pierre), figure dans une liste de 1742.
— (Charles-Robert), reçu le 17 juillet 1747, demeurait rue des Carmes. Il fut nommé Garde en 1760 avec Nicolas Sauvage et mourut en 1761 ou 1762 pendant l'exercice de sa charge.
— (Louis), reçu le 7 février 1748, demeurait rue Chartière. Il ne paya pas le droit de réunion après l'édit de 1776.
— (Martin), recule 13 décembre 1779, demeurait rue du Foin.
MOREL (Louis), était, en 1674, relieur de la garde-robbe du Roy; il mourut en 1688, et sa place fut donnée, le 22 décembre de la même année, à Prodhomme de Saintainville.
• — (Jean), que nous croyons son fils, fut reçu vers 1690 et demeurait rue Chartière.
Il remplit les fonctions de Garde du 31août nOoau lOseptembre 1707.
— (Pierre), dit Darly, reçu en
MORET (N...), fut un des relieurs de Mazarin de 1643 à 1647. Il demeurait proche la Sorbonne.
MOUCHET (Jean), relieur de Troyes, « demourant en la petite Tannerie », qui relia, en 1416, plusieurs livres de messe et des antiphonaires pour l'église de Saint-Étienne de cette ville. (Rér.vrd, Dict. des arlistes français, etc.)
MOUILLIE. Ce relieur exerça à la fin du xvin'^ siècle, et son nom se trouve dans VAlinanach du Commerce
MUSIER.
MCOLE.
jusqu'en 1803. Son étiquette indique qu'il demeurait « rue Saint-Jacques, Hôtel de la Couture, n" 69 », soit dans la même maison que Derome le Jeune habita. Les reliures que nous avons vues de lui sont assez bonnes comme corps d'ouvrage, mais elles étaient toujours décorées dans le style anglais du moment; des filets maigres, de très petits motifs, et le tout sans le moindre goût.
M. P. Descbamps a dit qu'il mourut misérable et qu'il signait parfois :
de Mouillié. S'il n'y a pas erreur, on avouera que l'époque où il vivait n'était guère propice aux anoblissements.
MUSIER (François I"), reçu de 1608 à 1610, est qualifié libraiie-doreur dans l'acte d'apprentissage de 1616 qu'il passa pour Jean Michelin.
Il eut encore pour apprentifs Robert Ducastin et Jean Goguelin. Vers 1630 il fut un des signataires du tarif des livres dits Usages établi entre un certain nombre de relieurs.
— ■ (Jérôme), premier fils de François I", fut reçu le 20 octobre 1639. 11 adhéra au tarif ci-dessus mentionné et paraît avoir été un des derniers relieurs qui remplit les fonctions d'administrateur de la Confrérie de 1639 à 1661. Nommé en 1671 par le lieutenant de police pour faire les visites réglementaires chez les relieurs, il fut encore choisi par ses confrères, en 1673, pour exercer, de concert avec Éloy Levasseur, ces mêmes visites domiciliaires. Lui et son collègue s'étant opposés à la réception de 36 compagnons, en partie fils et gendres de maîtres qui pétitionnèrent pour obtenir la maîtrise, malgré l'arrêt de I6G7, furent taxés par ceux-ci d'animosité et de jalousie.
MUSIER (François II), deuxième fils de François 1", parvint à la maîtrise le 19 juillet 1641. Sébastien Martin fit son apprentissage chez lui.
— (Jean), fils de Jérôme, fut reçu le 15 décembre 1661 et fut maître d'apprentissage de Marin Fétil. Il demeurait rue Saint-Jacques en 1664, sur la paroisse de Saint-Étienne-du- Mont, puis vint habiter la paroisse Saint-Hilaire dont il était marguillier en 1672. {Voy. Mathieu Douceur.)
Les autres membres de cette famille optèrent pour la librairie après l'édit de 1686.
MUSNIER (Adam), doreur, qui fut le maître d'apprentissage de Pigoreau, exerçait dans la seconde moitié du xvi^ siècle.
— (Nicolas), signa comme relieur le contrat de lo82 passé par la Confrérie avec les Pères Mathurins.
— (François), exerçait en 161 2 et en 1624.
— (Pierre), apprentif d'isaïe Leblanc en 1621, paraît avoir été reçu en 1627.
— (André), reçu le 10 novembre 1639, était mort en 1648.
MUTEL (Simon), reçu vers 1690, demeurait rue des Sept- Voies.
MCOD (Antoine), reçu de 1610 à
— (Claude), son fils, reçu le 18 septembre 1649.
MCOLAS, figure comme liéeur dans les comptes de la taille de 1 292 ; il était taxé à 3 sols parisis et habitait la ruele aux Coulons.
NICOLE (Gabriel), qualifié relieur dans le contrat passé en 1582, par