PICAUT
PIGET.
PICART (JeanIII),filsdeJeanlI, fut reru mailie-doreur le lo juillet 1632. Aprèss'yêtre opposé, il consentit à lu réception de Jean Guillain.
(Voy. ce nom.) Il fut marguillier de Saint-Hilaire, et demeura rue des Sept- Voies, dans une maison dépendant de la cure de cette paroisse. Il figure encore dans une liste de 1690 comme ancien maître.
— (Jérôme), second fils de Jean II, présenté par Pierre Gaillard fut reçu le 28 avril 1633.
— (Etienne), fils de Bernard, reçu en 1666, paraît avoir quitté la reliure pour se faire imprimeur, ce que toutefois nous n'avons pu vérifier.
PICHON (le baron Jérôme), un
des bibliophiles de nos jours qui connaît le mieux l'histoire de la reliure et qui n'admet que des renseignements précis et prouvés. Le tome IV des M(miiscrit$ français de la Bibliothèque du Roi par Paulin Paris renferme de lui une Lettre sur les reliures de la bibliothèque du président de Thou, remplie d'intérêt.
On trouve également d'excellentes notes sur les relieurs dans sa Vie de Charles-Henry, comte de Hoym. Paris, 1880, 2 vol. in-8°. Son riche cabinet contient une foule de documents sur notre sujet, auxquels il a joint le résultat de ses recherches personnelles ; nous lui réitérons ici nos très sincères remerciements pour l'extrême libéralité avec laquelle il nous a mis à même de consulter toutes ses richesses et de profiter de ses précieuses notes.
PICQUES (Claude), libraire-relieur du Roi, demeurant rue Saint- Jac([ues, à l'ensei;-'ne de la Trinité.
Kous avons trouvé dans un compte
de dépenses faites par la reine Catiierine de Médicis en liJoT (Bib. Nat.
Ms.fr. 1039Gj la mention suivante:
A Claude Picipies, libraire, dcmourant à l'aris, la somme de ciiifiiiaiito cimi livres huit solz à luy ordonnée pour son entier et parfaict payement de la somme de soixantedix-neuf livres huit solz à luy due pour plusieurs parties par luy fournies pour le service de la Roine, comme appert par icelles et par son acquit du 25 février dernier.
On connaît aussi de lui un volume, très petit format: Psalterium Davidicum:cum aliquot cantiids ecclesiastids, de io59, qui porte sa rubrique :
Apud Claudium de Picques liguatorem Reg. in vico S. Jacohi, sub signo D.
Trinitutis; de même que La Caille dit qu'il avait fait imprimer par Jean Le Blanc en looT, et dans le format in-8", les Psaumes de David en latin, avec des notes françaises, expliquant la vertu des Psaumes, ce qui rendait ce livre assez curieux.
Enfin le Traite de la Peste d'Ambroise Paré de 1568 signale la singularité d'un cas de petite-vérole chez « une petite enfant âgée de quatre à cinq ans, fille de Claude Piqué, relieur des livres du Roy, demeurant rue Saint-Jacques, à Paris ».
PIED (Antoine), reçu le 13 décembre 1776, demeurait rue des Sept-Voies, puis successivement de 1799 à 1810 rue des Anglais, rue Saint-Jean-de-Beauvais et rue des Malhurins.
PIERRE. De Laborde mentionne des paiements qui lui sont faits en 1371 et 1380, un entre autres motivé comme suit : Pro omnibus libris chori reliyandis et recloandis per Petrwn de Venonis, religatorem librorwn.
PIGET. Le chef de la famille de ce nom, Siméon, qui, reçu en 1639, fut un des grands libiuires de son
PIGET. — PIGOREAU.
temps, ayant réuni à sa maison les fonds des Morel et de Cottereau, devait avoir un atelier de reliure chez lui, mais nous n'en avons pas trouvé la preuve. Ses descendants pratiquèrent la librairie pendant le XVIII'' siècle, à l'exception toutefois d'un seul, nommé
PIGET (Guillaume), qui est qualifié relieur dans l'acte de mariage de Pierre II Lemonnier, dont il fut témoin à Saint-Benoît, le 6 novembre 1702 II demeurait rue Saint-Jacques.
Comme on ne lui donne pas le titre de maître dans cet acte et que nous ne l'avons vu figurer dans aucune liste de l'époque, il est possible qu'il n'ait été que compagnon.
PIGNOLET (N...). M. le baron Double possède un volume aux armes d'Henri V'III d'Angleterre portant sur la tranche très délicatement gaufrée et décorée de rinceaux et de fleurs de lis, le nom de Pignolet, qui, croit-il, serait celui du premier relieur du roi François I". Ce volume, d'après la description qu'en fait son possesseur actuel dans son Cabinet (Vun curieux, paraît d'autant plus être le n° 836 du Catalogue de la vente du marquis de Morante, où il est reproduit par l'héliogravure, que le nom de Pignolet, dit la notice, s'y lisait aussi gravé de la même manière. Cette reliure est du genre de celles de Louis XII.
Jusqu'ici on ne connaît pas de livre avec un nom de relieur sur la tranche, et, comme on n'y gravait généralement que les initiales ou le nom du propriétaire, il faut, croyons-nous, attendre de nouvelles découvertes pour savoir si ce Pignolet, dont le nom apparaît ici pour la première fois, fut bien relieur, et de plus relieur du Roi.
PIGOREAU (Savinien),apprentif d'Adam Musnier, doreur. Il fut reçu maître vers 1600, Michel Ballagny et Jacques Mercier firent leur appi'entissage chez lui. Étant intervenu dans le procès de Michel Ballagny avec son apprentif Claude Bauche, il lui fut défendu, ainsi qu'à Ballagny, par sentence du prévôtde Paris etsur l'instance du syndic et des adjoints de la Librairie, de prendre la qualité de libraire et de tenir boutique. Ils en appelèrent, et le Parlement, par arrêt du 20 mars 1621, déclara que tous les deux demeureraient maîtres libraires doreurs et continueraient à jouir des privilèges accordés aux libraires.
Nous connaissons l'énoncé d'une sentence des Consuls du 31 mars 162i , condamnantNicolas Delavigne, imprimeur, à payer 16 livres à Pigoreau, mais nous ignorons pour quel mbtif.
Le registre de la Confrérie pour 1636 et 1637 note que son service mortuaire fut célébré, l'une de ces deux années, dans l'église des Pères Mathurins, avec le cérémonial habituel consacré aux confrères décédés.
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Dans un autre procès suscité plus tard aux doreurs par les syndics et adjoints de la Librairie, le procureur de ces derniers répéta dans un de ses facturas la plaisanterie d'un farceur qui, pour combattre le droit