PLUMET
en même temps la reliuro ot chez lequel il put très bien s'initier dans les éléments de cet art. S'élant marié dans cette ville vers 1545, il revint à Paris avec sa femme et y cultiva la reliure et la maroquinerie. Parti pour Anvers en 1549, « il s'y fit bientôt une réputation d'habile ouvrier,dit. M. Max Rooses; ses reliures, ses coffres et gaines, ses ouvrages de dorure et de maroquinerie en cuir dépassaient en beauté tout ce qui se faisait en ce genre dans les Pays-Bas ». Mais, en 1555, à la nuit tombante, alors qu'il portait un coffret qu'il venait de finir à Cayas, secrétaire du roi Pliilippe II, il fut assailli par des hommes masqués cherchant à se venger d'un joueur de guitare, et l'un d'eux, croyant le reconnaître pour celui qu'ils poursuivaient, le transperça de son épée avec une telle violence qu'il eut beaucoup de peine à retirer son arme de la blessure. Voyant leur en^eur, ils prirent la fuite, et le malheureux Plantin, dont la vie fut en très grand danger,ne se guérit qu'avec peine. Mais n'ayant plus ses mouvements libres, il lui fallut renoncer à la reliure et à la maroquinerie, et redevenir imprimeur comme à Caen. C'est alors qu'il fonda l'imprimerie Plantinienne qui fut si célèbre. Plantin mourut le 1" juillet 1589.
On conserve au musée Plantin, à Anvers, un volume portant sa marque et le fer qui servait à empreindre le compas et sa devise Labore et Constantia.
PLAVV (Jean), né àGournay-sur- Marne. Apprentif, en 1650, de Bertrand De Heuqueville, il épousa une fille de Nicolas Pillon et se fit recevoir le 16 janvier 1662. 11 fut un des opposants les plus acharnés à l'édit
de 1683 et ensuite à celui de 1680, car il prétendait continuer à exercer la librairie et la reliure ensemble.
Condamné plusieurs fois à cet égard, il ne cessa son opposition que lorsqu'il fut arrêté à Versailles et mis à la Bastille en 1692, pour débit de libelles scandaleux.
Deux fils Plavy sans prénom avaient qualité pour être reçus maîtres dans une liste de 1692 environ, mais nous n'avons trouvé que le nom de
PLAVY (Théodore), dans le registre de la Confrérie de 1715, où il est effacé en 1721.
PLICOT (Jean), apprentif de Bertrand De Heuqueville, fut reçu le 7 mars 1652.
PLOURINS (Robert). M. Gruel possède un volume estampé à froid portant le nom de ce relieur, qu'il estime avoir exercé son état vers 1530. Il en donne le fac-similé dans son Manuel.
PLUMET (Valentin),fils de Nicolas Plumet, parcheminier, fut reçu, après l'édit de 1686, par les premiers gardes nommés par le Roi. Sa réception, attaquée dans le procès de 1698, quoiqu'il fût gendre de maître, ayant épousé la fille d'André I" Derome, du nom de Marie, fut validée par la sentence du lieutenant de police. Il demeurait rue des Carmes.
— (Louis), reçu vers 1719, fut élu Garde en 1733 et mourut avant 1750.
— (Jacques), reçu le 10 février 1620, fut élu Garde en 1740 et marguillier de Saint-Hilaire la même année. Il demeurait rue Judas et était mort en 1705.
— (Louis- Valentin), reçu le 3 décembre 1748, administrateur de la Confrérie du Saint-Sacrement de