PILLON
PLAXTIN.
Faut-il i^appeler ici que c'est en 1622, l'année de la re'ception de Jean Pillé, que le Gascon relia et dora aux petits fers le nouveau missel de la Confrérie ? Ne pourrait-on alors, sans forcer l'induction, admettre que c'est en l'honneur de sa nomination que le récipendiaire voulut faire hommage au patron de sa communauté d'un spécimen de son talent? Cela reviendrait à dire qu'il faudrait le désigner désormais sous le nom de Jean Pillé dit le Gascon. Nous nous gardons bien d'insister toutefois, car, quelle que soit l'ingéniosité du raisonnement, ce n'est qu'une hypothèse !
PILLON (Nicolas), reçu vers 1610.
Il était beau-frère de Claude Tonnelier; deux de ses filles épousèrent l'une Jean Plavy et l'autre Louis Delatour. Un des douze relieurs de Mazarin, travaillant sous la direction de Naudé, s'appelait Pilon: nous croyons que c'est Nicolas, qui vivait encore en 1662. Il termina l'apprentissage de Nicolas Souchet, qui l'avait commencé chez Florent Jouvenel.
PILORGET (Biaise), apprentif de Bertrand De Heuqueville en 1644 et gendre de Nicolas Guérard ; il fut reçu le 10 mai 1656. Il demeuraiten 1684 rue Saint-Jean-de-Beauvais dans une maison appartenant à M. Berthelot. Après l'édit de 1686, il opta pour la librairie, mais continuait néanmoins à relier. Il mourut peu après, et sa veuve, en se cachant toutefois, exerçait encore la reliure en 1718. Son fils Louis s'était fait libraire en 1687.
PINSOT (Samuel), reçu le 7 juillet 1622.
PIOT (François), reçu le 6 octobre 1625, fit l'apprentissage de Charles
Savreux et donna une de ses filles en mariage à Gilles Boulingre. Ilfut administrateur de la Confrérie de 16bl à 1634.
PIOT (Jean), son fils, reçu le 22 décembre 1644, eut Thomas Lesguillon pour apprentif.
— (Louis), deuxième fils de François, reçu le ^0 octobre 1649 '.
— (Jean -Charles). Il figure sur les registres de la Confrérie de 1715, mais son nom est effacé en 1718, tandis que celui de sa veuve est ajouté, manuscrit, cette même année.
— (Charles-Henri), est nommé dans les listes de 1721, 1727 et 1749.
— (Charles-Pierre), reçu le 31 août 1745, demeurait rue des Sept-Yoies en 1759 et est porté absent de Paris sur les tableaux de 1770 à 1779.
La fille d'un des relieurs de ce nom, prénommée Anne et née en 1682, épousa Nicolas II Padeloup, d'Orléans.
PLANTÉ (Pierre), relieur, demeurant rue des Lavandières, en 1568.
Il figure comme relieur dans le contrat de 1382 transférant la confrérie chez les Pères Mathurins.
PLANTIN (Christophe), né en lol4,àMontlouis ou à Saint-Avertin, près Tours. Après avoir séjourné à Lyon, Orléans et Paris, Plantin se rendit à Caen, où il apprit l'état d'imprimeur chez Robert Macé, qui exerçait
1. La Caille et Lottin ont donné à François un troisième -fils du nom de Jean, qui aurait été reçu le 7 mars 1652 ; mais c'est une erreur : le relieur qiii fut reçu à cette date se nommait Jean Plicot (voy. ce nom). En effet il est bien rare de voir deux frères porter le même nom, quoique nous l'ayons vu quelquefois.
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