‹ Les relieurs françaisChapitre 148 sur 171 · POTEAU · texte numérisé non relu

POTEAU

PRODHOMME DE SAINTAIN VILLE.

POTEAU (Nicolas), figure dans une liste de 1715.

POTHIER ouPOTTIER (Jacques), reçu le 27 janvier 1774; il ne paya pas le droit de réunion et demeurait alors rue d'Ecosse, pxiis, en 1798, quai Conti.

POUPET (Adrien), relieur, figure dans un arrêt du 20 mai 1634.

POUSSET (Adam), apprentif en 1610 de Marlin Michel, fut reçu le 27 août 1620. Il fit les apprentissages de Robert Feuquière, de François Rreton et de Nicolas Debure.

Son nom figure dans la liste des adhérents au tarif des Usagefi établi vers 16o0.

— (Louis), premier fils d'Adam se fit recevoir le 30 juin 1644, et son frère,

— (François), le 12 septembre 1647. L'un d'eux paracheva l'apprentissage de Sébastien Martin, commencé chez Musier.

PRESTREAU (Michel), maître relieur à Angers, est employé par la reine Jeanne de Laval, en 1457, pour la reliure des Belles Heures dont elle fit présent à Louise de Laval, et aussi en 1474 par le chapitre de Saint-Laud « pour relier, tympaner et dorer bien et profitablement le livre des Epistoles qui a été fait de neuf ». [Le'A Artistes Angevins par Célestin Port.)

PRÉVOST (Gilles), apprentif en 1628, de Claude Duhamel; il fut reçu le 28 avril 1633.

PRIEUR (Etienne), relieur au commencement du xvii'' siècle; il était pauvre en 1636 et reçut 10 sols de la Communauté.

PRIGNARD (Louis), gendre de François De Hansy, lut reçu le l;j mai i6o9.

PRIQUOT (Edme), qualifié doreur dans une liste de 1622-1624.

PRIVAT DE MOLIÈRES.

L'al)l)é Privât do Moliferes, grand partisan des Tourbillons do Descartes, n'en était pas moins un homme d'un mérite distingué : peu favorisé de la fortune, il travaillait .l'hiver dans son lit, et se garantissait par là des rigueurs de la saison. Isolé dans sa chamlire au Collège royal cil il professait la philosophie, un voleur vint un jour frapper à sa porte : l'abbé ouvre ; le coquin entre hardiment et demanda sa bourse à notre philosophe. Celui-ci, plus attaché à son travail qu'à son argent, dit avec son sang-froid ordinaire : « Ouvrez un des tiroirs de mon bureau et prenez ce que vous trouverez. « Le voleur se trompant de tiroir, mêlait les manuscrits qui y étaient renfermés. Frivat deMolièros s'apercevantdu désordre que ce malheureux lui causait, lui dit gravement : « Eh ! .monsieur, vous vous trompez de tiroir et vous m'allez donner bien du travail ». Le voleur, plus avide d'argent que de papiers, se saisit du petit pécule de l'abbé, et s'en va sans refermer la porte. Notre savant lui crie : « Monsieur le voleur, soyez au moins honnête: fermez donc votre porte I »

Privât était de l'Académie des sciences. On a su qu'il donnait aux gens qui servent la Compagnie des étrennes plus considérables que les membres les plus riches. Il n'avait pourtant pour tout revenu que les honoraires de sa chaire, ses messes et ce qu'il pouvait retirer du papier marbré auquel il travaillait (juand il était las de méditer. (Almanach littéraire, 1781, p. 3.)

Ce qu'on appelait alors papier marbx'é était le papier peigne, escargot ou tortillon. [Voy. Ruette.)

PRODHOMME DE SAINTAINVILLE (Jacques), eut, le 22 décembre 1688, le brevet de l'un des relieurs de la garde-robe du Roi à la suite du décès de Louis Morel. Un arrêt du Roi de 1680 supprima les marchands de la garde-robe mais maintint pour ceux-

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