‹ Les relieurs françaisChapitre 154 sur 171 · RIVIÈRE · texte numérisé non relu

RIVIÈRE

ROFFET.

RIVIÈRE (Nicolas), son (ils, reçu le 7 octobre 1666.

— (François), reçu relieur vers 1690 et demeurant rue delà Bucherie, fut condamné le 17 octobre 1698 avec Claude Batillot, parce qu'ils vendaient des livres malgré les défenses. Un arrêt du Conseil du 15 juin 170."> ordonna qu'il serait reçu libraire, mais abandonnerait la reliure. 11 entra à la Bastille en 1710, pour vente de mauvais livres.

ROBERT (Vincent), apprentif de Jérôme De La Fontaine en 1654; il ne put se faire recevoir qu'après l'édit de 1686. I) avait épousé la veuve de Claude Derome et demeurait rue Chartière. Saisi le 21 février 1698, pour avoir relié des livres prohibés il est encore cité dans un rapport de M™" Auroy de janvier 1702, comme travaillant pour les méchants auteurs, étant même le relieur ordinaire des frères Montfort de Courtils.

ROBERT (Louis), reçu le 2 mai 1777, demeurait rue des Sept- Voies.

ROBIN (Yves), reçu de 1610 à 161-2.

— (Pierre), apprentif de Charles Becquereten 1617 et reçu le 30 avril 1626; il eut pour apprentifs Charles Guillain en 1626 et Jean Lemoine en 1637. .\ous croyons qu'il exerça la dorure. Il adhéra aux prix des reliures des Usages établis vers i6i)0.

(Jean), son fils, reçu le lo mars

— (Jacques), nommé comme un des principaux opposants à la séparation de la Communauté en 1683.

— (Germain-François), reçu le

16 novembre 1711, demeurait rue Chartière en 1759.

ROBIN( Jean-Baptiste), dit l'Aîné reçu le 8 avril 1737, habitait la rue Chartière. Administrateur de la Confrérie de la Vierge de Saint-Hilaire en 1731, il est encore nommé en 1772, tandis que sa veuve figure dans la liste en 1776.

— (Jean-Baptiste-CIauie),reçu

le 6 décembre 1748, demeura rue Chartière jusque vers 1776 et après au Palais-Marchand. Il ne paya pas le droit de réunion.

— (Henri-Jean-Denis). Nous n'avons pas la date de sa réception.

Il exerçait avant 1786.

ROCARD (David), établi avant 1610 et qualifié doreur dans une liste de 16J2.

ROCOLET (Pierre), célèbre libraire et imprimeur, qui eut peutêtre chez lui un atelier de relieur, car on lit dans les Comptes de Mazarin, au commencement de 16t8 :

« Cinq Almanachs reliez ensemble par Rocolet ». A l'expiration de ses fonctions de Maître de la Confrérie, en 1645, il fît don à celle-ci d'un plateau d'argent pour les offrandes.

{Vo'j.-p. 37.)

ROFFET (Pierre dit Le Faucheur), était établi tout au commencement du xvi" siècle, ainsi qu'il résulte de l'ordonnance qui sait, faisant partie de la collection A. Bonnardot, vendue par M. Claudin le 23 mars 1886 :

De par le Prévost îles nian-lians et e.selievins lie la ville de Paris. Philippe Macé, receveur du domaine de la dilte ville, (taillez et pavez à Pierre Rouffet, relieur de livres à Paris, la somme de soixante solz parisis (|U0 ee jourd'hui avons ordonnée et ordonnons par ces présentes, pour avoir de nos ordou-

ROFFET.

nances. tympanisé, Llanehy, colé. relyé, dor(''. jaulnj- et couvert de cuyr neuf les deux livres d'ordonnances roj'aulx de la prevosté des marchans et eschevins d'icelle ville qui estoient vielz, descouvers et mal relyés, et auxdits deux livres mis et fourny de fermeture, et à chacun d'iceulx adjusté trois cayerz de parchemin blanc, iceulz réglés, l'un desquelz livres servant en l'auditoire do rOstel de la dite ville et l'autre au Greffe d'icelle. Et rapportant ces présentes et quittances dudit Rouffet, la dite somme de soixante solz parisis sera allouée en vos comptes, etc etc., le vendredi vingt-deuxième jour daoùst mil cinq cens et onze. Signé dk Mont- MiUEL, J. Croquet, G. Squchay, Disomk.

Hessf.lin. — Suivait la quittance de Pierre Rouffet.

Ce relieur était de plus libraire, et avait pour enseigne un Faucheur, d'où lui vint son surnom, que portèrent aussi ses descendants. II demeurait rue Xeuve-Notre-Danie, devant l'e'glise Sainte -Geneviève-des- Ardents, et édita un grand nombre d'ouvrages. Au dire de La Caille, «la veuve Nicole Vostre imprima pour Pierre Rofîet, Simon Hadrot et Nicolas Prévost, le Diurnal à l'usage des RR. PP. Célestins, in-24 rouge et noir, en l'628 ; Breviarium adusum Cœlestinorum, in-8°, et plusieurs autres usages rouge et noir ». 11 pulilia aussi Larbre de lame de Hugues de Saint- Victor, et Geoffroy Tory imprima pour lui : Jean Marot de Caen sur les deux heureux voyages de Gênes et de Venise, etc., en 1532; le Recueil de Jehan Marot, poète et escripvain de la magnanime Royne Anne de Bretagne; puis, la même année, Ladolescence Clémentine de Clément Marot. Pierre Roffet dut mourir en 1533, car le privilège de la Suite de ladolescence Clémentine fut donné pour trois ans, en lo34, au nom de sa veuve, qui paraît avoir continué la maison de son mari.

Rofifet (Etienne), son fils, publia le Premier livre de la Métamorphose d'Ovide translaté du latin en françois, par Clément Marot... Item Certaines

œuvres qu'il fcit en prison non encore impriméez, dont le privilège était à son nom. La rubrique de ce volume portait: « On les vend à Paris, sur le pont Sainct-Micbel, chez Etienne Rofîet, dict le Faulcheur, 1534. (Le volume avait à la fin la date imprimée de 1333.) Le privilège des Œuvres de Hugues Salel daté du 23 février 1539, le qualifiait libraire et relieur du Roi, et un autre volume: Brièfve et fructueuse exposition sur les Epistres Sainct Paul aux Romains et Hébreux, elc, qu'il édita en 1540, portait cette mention: « Imprimé à Paris pour Estienne Rofîet dict le Faulcheur, libraire et relieur du Roy, demouranLsus le poutSainct-Micliel à l'enseigne de la Rose. » Dans d'autres volumes son adresse est toujours la même, mais l'enseigne est à « la Rose blanche ».

M. Léon de Laborde a donné dans le second volume des Comptes et Bâtiments du Roi un rôle des deniers payés par le maître de la Chambre aux deniers où il est dit:

A maistre Claude Chappuys, libraire du dit seigneur la somme <le VIxx, XI X solz tournois pour son remboursement de semblable somme qu'il a desboursée de ses deniers à ung libraire de Paris nommé le Faucheux, pour avoir de l'ordonnance et commandement du dit seigneur, rabillé, relié et doré plusieurs livres de sa librairie en la forme et manière d'ung evangelier jà relié et doré par iceluy le Faucheu.x.escript de lettres d'or et d'ancre.

Un autre rôle attribuant à « Loys Alleman fleurantin, pour envoyer quérir à Venise des fers pour imprimer aucuns livres italiens, et pour les frais d'icelle impression , la somme de quinze livres », a porté M. Auguste Bernard à supposer que ces fers étaient pour gaufrer et dorer les livres du Roi, alors qu'il pourrait fort bien être ici question de poinçons pour caractères d'impri-

ROFFET.

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