‹ Les relieurs françaisChapitre 163 sur 171 · THOREAU · texte numérisé non relu

THOREAU

Un Thomas sans prénom, mais qualifié relieur, signa, en 1672, avec ses confrères Mathieu Douceur, Picart, François Lhermitte et J. Musier un marché passé avec Germain Pilon, maître menuisier, pour un autel à ériger à Saint-Hilaire. — {Voy. Mathiel' Douceur).

THOREAU (Jean). Ses outils furent saisis par le syndic de la Communauté en même temps que ceux d'autres compagnons qui, comme lui, reliaient chez eux; mais un arrêt du Parlement du 20 mai 1634, ordonna la restitution de ses outils et sa réception à la maîtrise. Thoreau fut reçu le 9 août 1634.

TIFAI.XE ou TIPHAINE (Adrien),

libraire-relieur qui exerçait en 1610 et 162o.

TIGER (Guillaume), reçu vers 1690, demeurait Terre de Carabray.

— (Pierre), fut élu Garde le 24 décembre 1722, et mourut avant

— (Jean-Baptiste), reçu le 12 août 1726, demeura toujours place de Cambray et vivait encore en 1779. Il ne payapas le droit de réunion.

— (Gabriel), reçu le 26 septembre i73o habitait Beauvais dès avant

— (Etienne), reçu le U mars 1737, demeurait rue Chartière et mourut vers 1764.

— (Gabriel-Jean-Baptiste), que

nous croyons fils de Jean-Baptiste, eut sa maîtrise le 18 novembre 1748 et paraît avoir succédé à son père place de Cambray, à l'enseigne du Pilier Littéraire. En 1779, il était député en exercice dans la nouvelle corporation des Relieurs-Papetiers et prenait le titre de Relieur des Or-

di'es du vol. Quaritch, de Londres, annonçait dans son catalogue n° 339 décembre 1884, 2 vol. in-fol. « extra » portant l'étiquette de Tiger. Son fils,

— (Christophe-Jean-Baptiste),

fut reçu maître en 1786, et demeurait aussi place de Cambray.

Une veuve Tiger exerça la reliure place de Cambray au moins jusqu'en

TONNELIER (Claude), apprentif de Gilles Dubois, son beau-frère, qui le présenta avec Nicolas Pillon, un autre de ses beaux-frères; il fut reçu le 18 mars 1644. Après l'édit de 1686, il persista à rester libraire et relieur tout à la fois, et fut un des plus fougueux opposants au nouveau règlement; mais il mourut en 1693, alors qu'il résistait toujours, malgré deux condamnations prononcées contre lui.

— (Louis), son fils, reçu vers 1692, demeurait rue de Beauvais.

TORY (Geoffroy), mort en 1333.

L'exposition de la Bibliothèque Nationale montre trois reliui^es à la marque du Pot Cassé, desquelles deux sont de format petit in-8 et semblables, tandis que la troisième, petit in-4, n'est en somme qu'une couverture dépouillée de l'ouvrage qu'elle renfermait. Le dessin des plats entouré de larges filets à froid se compose de motifs d'Aide et de rinceaux élégamment entrelacés et tout à fait dans la manière du maître. Tory composait simplement le dessin de la dorure et ne façonnait pas lui-même les reliures qui sortaient de chez lui; l'exécution quelque peu lourde de ses spécimens n'est pas faite, du reste, pour donner une haute idée de l'habileté des ouvriers relieurs à son service. Le

TOTIN. — TROU VAIN.

gentil maître Geoffroy Tory peut se passer de rillustration que ses reliures, si elles avaient été' mieux exécutées, auraient ajoutée à son nom. [Voyez Mallard et la PI. VI.)

TOTIN (Pierre). Nous ne l'avons trouvé nommé que sur une liste de relieurs de 1T27.

TOUGHARD (Christophe), loua, le 22 janvier 1597, un local pour y exercer son état de relieur. Il fut maître (administrateui^) de la Confrérie de 1612 à 1614 et maître d'apprentissage d'Etienne Banqueteau.

— (Pierre), reçu le 21 octobre

TOURING (François), reçu vers

— (Michel), figure dans une liste de 1718.

— (François-René), exerçait avant 177o et encore en 1790.

TOUZARD (Nicolas), relieur, reçu vers 1610, engagea en 1611, comme apprentifs, Olivier Ruette qui ne parvint pas à la maîtrise, et en 1613, Georges Lerond. Il fut maître de la Confrérie de 1624 à 1626.

— (Roland), reçu le 17 septembre 1639, eut pour apprentifs Thomas Joly et Jean Branchu.

TRAVERS (Jacques), relieur, reçu en 1623, paracheva l'apprentissage de Jean Mayeur.

TRIBOULET (Pierre) . Sa veuve lui succéda en 1610, et son fils Nicolas qui fit son apprentissage chez Nicolas Roussel, ne parvint pasà la maîtrise.

TRIHOLLET, relieur et doreur à Tours, où il était réputé en lolo, au dire de M. Bérard, pour ses dorures au pointillé^ Déjà!

TROUARD(Robert), figure comme relieur dans le contrat de lo82 transférant la Confrérie chez les Pères Mathurins.

TROUVAIN (Jean I"), relieur, mourut vers 1618; sa veuve lui succéda.

— (Gilles), exerçait en 1607, année pendant laquelle la Confrérie lui remboursa 8 livres pour retirer la robe que le bedeau Pierre Bouquet lui avait donnée «pour gaiges ».

— (Jean II), relieur, n'était peutêtre que compagnon; il reçut sous le sydicat de Joseph Cottereau, en 1636, 27 sols, parce qu'il était malade « d'un flux de sang » et quelques jours après même somme « pour l'assister ».

— (Pierre), fils aîné de Jean V^^, se fit recevoir le 28 juin 163o ; il eut pour apprentifs Nicolas Gallot en 1642 et Jean Baillet en 1648. Une de ses filles épousa François Coustelier. Il mourut vers 1679, et sa veuve Jeanne de Ponthieu, qui continua sa maison, s'obstina, malgré deux condamnations, à ne pas vouloir choisir conformément à l'édit de 1686 entre la librairie et la reliure.

— (Simon I^''), second fils de Jean I", fut reçu le 20 mars 1642 et fit l'apprentissage d'Etienne Dubois. Le lieutenant de police lui fit fermer, en 1673, une boutique de librairie qu'il avait ouverte récemment, en le laissant libre de continuer la reliure. On préparait déjà la séparation des libraires d'avec les relieurs, et la librairie de Trouvain fut fermée comme l'avait été l'imprimerie de Talon.

— (Simon II), reçu vers 1690.

— (Jacques I"), reçu à la même époque, demeurait rue Saint-Jac-

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