THOMAS
chargé de famille et qu'ayant épuisé tout son bien et emprunté à ses amis pour établir cette imprimerie, il allait encore avoir sur les bras un gros loyer, etc., etc. Il ne demandait, en somme, qu'à travailler pour gagner sa vie et celle de sa famille.
Loménie de Brienne, qui était de ses clients, apostilla chaudement sa pétition, en disant « qu'il n'avait pas cru devoir faire écrire M"« d'Espernon, trouvant la chose si juste qu'il devait suffire de la représenter ».
Néanmoins, comme on s'occupait déjà de la séparation de la Communauté pour en faire celle des Libraires-Imprimeurs et celle des Relieurs, nous croyons, n'ayant trouvé aucune preuve du contraire, que le pauvre Talon, après avoir réalisé une forte perte, dut rester, comme devant, simple libraire-relieur.
Il semble avoir opté pour la librairie après l'édit de 1686, décrétant la séparation, car sa veuve figure parmi les libraires jusque vers 1718.
Une liste de 1690 cite un Talon sans prénom « qui avait qualité pour la maîtrise », mais nous n'avons pas vu qu'il ait été reçu.
TARGA (François), fils d'un imprimeur, fut reçu relieur le 10 juillet 16o3, en même temps que son frère Gabriel libraire, était reçu imprimeur, tandis que François Maurice, mari de leur sœur Marguerite Targa obtenait sa maîtrise de libraire.
TESSIER (N...), succéda à Jean- Chaiies-Henri Lemonnier après 1780.
Il conserva l'étiquette gravée de son prédécesseur mais en remplaça le texte par le suivant : « Aux Armes d'Orléans. Tessier, successeur du sieur Lemonnier, seul relieur-do-
reur de livres de Ms^ le duc d'Orléans et de sa Maison, fait, place de fausses bibliothèques, fait aussi des registres et cartons pour les bureaux. Rue de la Harpe au-dessus de la rue Serpente n° 16o, à Paris.» Tessier demeurait encore rue de la Harpe en 1810.
TESTARD (Charles), qualifié libraire et maître doreur sur cuir dans un bail qu'ilpasse,le 6 août 1597, pour une maison avec jardin et puits mitoyen, sise à Saint-Germain-des- Prés, rue des Marais. (Acte notarié communiqué par le baron Pichon.)
THIÉRIAT (Jean), exerça de 1732 à 1772.
THIESSÉ (Jean-Benjamin), reçu
le 10 janvier 1772, ne paya pas le droit de réunion après 1776. Il demeurait place de Cambray, où on le trouve encore en 1810.
THIOUST (François), figure parmi les relieurs dans le contrat de lo82 transférant la Confrérie chez les Pères Mathurins.
THOMAS (Laurent), est qualifié relieur dans le contrat de mariage de Marie Hugues en iooO, par lequel on voit qu'il avait épousé Denise Delamarre veuve du père de la mariée, le relieur nommé Rogier Hugues.
(Communiqué parle baron Pichon.)
.THOMAS (Jean), doreur, engagea comme apprentif et pour cinq ans, Florimond Radier, le 30 novembre 1630. Il s'opposa d'abord, avec d'autres doreurs, à la réception de Jean Guillain doreur sur cuir, en 1636, mais finit par y consentir. C'est tout ce que nous savons sur cet artiste, qui, ayant été maître de Florimond Radier, dut être un des bons doreurs de son temps.