‹ Les relieurs françaisChapitre 168 sur 171 · VIETTE · texte numérisé non relu

VIETTE

VIELIERS.

Nous avons trouvé dans un Almanach de Théâtre de 1806 un Vente établi boulevard desltaliens.n" 7,quise disait libraire de la Comédie-Française et de rOpéra-Coniique. C'est sans doute lui qui s'intitulait, sous la Restauration : libraire des spectacles de la Cour, ainsi que nous l'avons vu sur la couverture lithographie'e d'une pièce représentée aux Tuileries sous Louis XVIII ou Charles X.

M.Monval, toujours obligeant, nous apprend encore que le 29 mars 1833, le Comité du Théâtre français accorda à Vente libraire, le droit de débiter dans la Salle toute espèce de librairie et d'y faire vendre les journaux politiques n)oyennant une rétribution annuelle de 200 francs.

Ce fut, croyons-nous, Barba qui acheta les pièces de théâtre composant le fond de Vente et les céda à Tresse son successeur.

VIETTE (Guillaume I), doreur.

La Communauté se refusait à le recevoir maître en même temps que plusieurs autres compagnons doreurs, et les débats, qui durèrent cinq ans, furent terminés par un arrêt du Parlement, du 7 septembre 1650, ordonnant l^ur réception comme doreurs sans qu'ils puissent exercer la librairie ou l'imprimerie avant d'avoir fait expérience devant le syndic. La date de la maîtrise de Guillaume nous est inconnue.

— (Guillaume II), entra comme apprenti, chez Mathieu Lefebvre en 16o9, et n'arriva sans doute pas à la maîtrise par suite des arrêts de 1666 et 1667, défendant de recevoir de nouveaux maîtres.

— (Claude), doreur, reçu vers 1690, demeura rue Chartière, et fut marguillier de Saint-Hilaire.

VIETTE (Claude-Pierre), reçu le 26 août 1726, habitait place Cambrai en 17o9 et rue des Amandiers en 1779. 11 ne paya pas le droit de réunion.

— (René-Pierre), reçu le 18 septembre 1759, demeura rue Chartière.

— (Joseph), reçu le l^"- mars 1764, habitait rue des Sept-Voies.

Il était de l'expédition de 1763 contre les compagnons qui cabalaient au cabaret, et fut traité, dans la fameuse chanson composée à ce sujet, de grand berdonclon. Voy.p. 92.)

VIGXON (André), doreur, dont l'arrêt du 7 septembre 1650 ordonna la réception, comme pour Guillaume I Viette, sans que nous ayons pu découvrir la date de sa maîtrise.

VILETTE (Jean), libraire-relieur, apprentif de Jacques Compaing et gendre de Richard Delaunay, se fît recevoir le 18 mars 1655. Il avait une maison importante, et opta pour la librairie après l'édit de 1686, ce qui ne l'empêchait pas de continuer à relier chez lui. Un des plus farouches opposants au nouvel état de choses, il persistait à exercer la reliure, malgré une sentence du 21 mars 1692 qui lui ordonnait d'avoir à cesser; mais il mourut en 1694, avant de s'être soumis aux règlements.

VILLERY (Charles), reçu relieur vers 1690; il appartenait à une famille de libraires.

VILLIERS (Guillaume de), relieur de livres, reçut de Monseigneur le duc d'Orléans, le 8 décembre 1397, « la somme de 11 francs 7 sols et 8 deniers parisis, qui lui étoient

VIMART. — WARNN.

deubz pour avoir recouvert pour mon dit seigneur 62 volumes. Pour chascun volume, 2 sols 8 deniers.

Item pour 7 peaulx, pour chascune, 2 sols 8 deniers, et pour fermoirs, 2 sols. De laquelle somme le dit Guillaume se tient à bien content, etc. » {La Bibliothèque de Charles d'Orléans à son château de Blois, par Le Roux de Lincy, 1843, in-8''.) Ce reçu venait des Anhives Joursanvault.

VIMART (Maurice), relieur, reçu vers 161.».

— (Guy), reçu le 9 lévrier 1634.

— (Antoine), reçu le 30 décembre 1649.

VIMONT (Claude), relieur fut reçu le même jour que son frère:

— (Mathurin), le 3 a\ril 162o.

VIMONT (François) ne figure pas sur les tableaux officiels de la corporation, mais il est bien désigné comme relieur, parmi les administrateurs de la Confrérie de Saint- Hilaire en 1779 et parmi les marguilliers de cette église de 1782 à

VINAY (Pierre), libraire-relieur, reçu vers 1616. Il eut pour apprentif Pierre Lemonnier en 1623, Nicolas Relie en 1636 et Antoine Emery en 1641. Quand il engagea Hélie, il avait déjà un autre apprentif, Laurent Marion, ce qui l'exposait à payer l'amende :

aussi s'empressa-t-il de transporter le brevet de Marion à Pierre Lemonnier, qui s'était établi en

Vinay édita quelques ouvrages et fut administrateur de la Con-

frérie de 1651 à 1654. Sa fille épousa Etienne Sauvage.

VITRI (Alain). Quittance citée par M. Géraud à la fiîi du rôle de la taille de 1313, et que je trouve parmi les dépenses portées au chapitre intitulé : Ce sont les mises de la recepte des morz : « Trente sous parisis payés à Allain de Vitri, Heur de livres^ pour avoir fait lier et couvrir trois livres ».

VOYAUX (Pierre), eut la survivance de Jean-Lambert Moncouteau, comme Relieur privilégié suivant la Cour, le 24 avril 17 i3.

WARIN (Antoine), libraire-relieur, apprentif, en 16oj, de Florentin Lambert et gendre d'Antoine Padeloup, futreçule 18 septembre 166i.

Il opta pour la librairie après l'édit de 1686, mais il s'obstinait néanmoins à relier chez lui.

WARNxN (Mathieu). M. Alexis Socard, dans une brochure publiée à Troyes, en 1869, Promenade à la Bibliothèque de Troyes, signale comme existant dans cette bibliothèque trois reliures du xv« siècle exécutées par Frère Mathieu Warnn, de l'ordre de Cîteaux, couvent de Beaupré, diocèse de Beauvais. Il suppose que cet artiste devait être un relieur ambulant allant exercer sa profession dans les diU'érents couvents de son ordre... Si

WHEATLEY — YSORÉ.

cette supposition est fondée, ce moine n'était pas un spécialiste comme ceux de l'abbaye de Spanheim, qui, au rapport de Tritheim, leur abbé, se partageaient les différentes opérations nécessaires à la confection d'un livre.

Notre moine-relieur a non seulement relié les trois volumes ci-dessus, il en a encore doré l'inscription latine qui se trouve sur les plats, et dont voici la traduction : « Moi, Frère Mathieu Warnn, du couvent de Beaupré, j'ai relié ce livre pour la gloire de Dieu, de la bienheureuse Marie et de saint Bernard. »

WHEATLEY(HenryB.).Cetauteur a publié The History and Art of Boohbinding, dans le Journal of the Society of Arts de Londres, n° du 15 avril 1880. Cet article, de 30 colonnes compactes et accompagnées de planches, est surtout intéressant pour ce qu'il dit de la reliure en Angleterre. Le même journal a encore inséré dans ses colonnes d'autres écrits de M. Wheatley, sur la reliure.

WYNANTS (V...), doreur, qui fit partie de plusieurs délégations ouvrières pour la reliure aux dernières Expositions. Le premier volume publié par ces délégations en 1868, est

signé par le président, Adolphe Clémence (Voy. ce nom) ; mais, d'après ce qu'on nous a dit, M. Wynants aurait eu une grande part à sa rédaction. Le second volume, signé, pour les délégués, par le rapporteur V. Wynanls, porte ce titre : Délégation des Ouvriers relieurs. Deuxième partie. La Reliure à l'Exposition de 1867. Études comparatives de la Reliure ancienne et moderne. Paris, 1860-

1875, in- 12, 223 pp. avec planches.

Il a entin signé comme rapporteur: Exposition universelle de Philadelphie,

1876. Délégation ouvrière libre. Relieurs. Paris, 1879, in-12, 245 pp. avec planches.

M. V. \Vynants a encore publié :

La Reliure moderne, critique d'un Praticien. Étude sur les relieurs et sur la reliure en général, destinée aux amateurs de livres. Paris, Marpon, 1882, in-1 2, 68 pp. Ce petit volume contient outre l'examen de la reliure à l'Exposition de 1878, un article sur la reliure à l'Exposition des Sciences appliquées à l'industrie de 1879 et une autre chronique de M. L. Guillet sur les reliures exposées en 1878.

YSORÉ. Voy. Jsoré.

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