‹ Les relieurs françaisChapitre 48 sur 171 · BERNARD. — BEUVRON · texte numérisé non relu

BERNARD. — BEUVRON

une veuve de maître et crut pouvoir ouvrir une boutique qu'on le contraignit cependant à fermer ; c'est alors qu'il se fit recevoir le lo décembre 1095. Sa nomination contestée fut déclarée définitive parla sentence du 8 août 1698. Jean Bernache se plaint vivement de son oncle Bernard qui dans ce procès était au nombre de ses adversaires. « Récompense téméraire et ingrate dans la personne d'un oncle, dit-il, après avoir exigé pendant 13 années entières le service et le travail de son neveu ; sçavoir trois années entières à la Bibliothèque royale sous le dit Bernard Bernache son oncle, ce qui étoit plus que suffisant pour son apprentissage, d'autant plus qu'il n'y avaitpointde règlementet le surplus dudit temps au service de son dit oncle sans en avoir tiré aucun fruit sinon que 18 livres au bout de six années. » Jean fut condamné en même temps que son oncle, le 21 février 1698, pour avoir relié des livres défendus.

BERNARD (Jean), relieur demeurant en lo76,rue Neuve Notre-Dame, à l'enseigne de la Marguerile.il loue cette même année seize perches et demie de vignes qu'il possédait à Verrières pour 40 sols par an.

BERTAUD (Claude-François) , reçu en 1747, et nommé député en 1777, demeurait rue des Amandiers.

BERTEAU(Simon),apprentif de Jérôme Jacquet, se fit recevoir en 1635.

BERTET (François), exerçait en 1645 et était mort lors de la réception de son fils :

— (Jean), en 1665.

BERTHELET (François), exerçait en 1773 et 1790.

BERTRAND (Jean-Jacques), reçu le 28 mars 1058.

BERTRAND (Jacques), reçu le 26 août 1767, demeurait Cour d'Albret.

Nous avons trouvé un Bertrand sans prénom, relieur rue desSept- Voies de 1789 à 1809.

BERTRAND (J.-E)., professeur de Belles-Lettres à Neuchàtel a donné dans la Description des arts et métiers rééditée par Moronval : Art du Relieur par M. Dudin. Nouvelle édition, publiée avec des observations, et augmentée de tout ce qui a été écrit de mieux sur ces matières, en Allemarjne, en Angleterre, en Suisse, en Italie, etc. Paris, 1818, in-4».

BESSIN, fils, continuait à relier, en 1697, malgré son option pour la librairie. 11 appartenait à une famille très nombreuse de libraires.

BESSON (Jean-François), reçu

vers 1778.

BEUGNIER (André). Ses outils furent saisis en même temps que ceux d'un certain nombre de compagnons relieurs qui tenaient boutique et travaillaient en chambre ; la confiscation en fut prononcée par sentence du lieutenant de police du 27 févr. 1671. Beugnier et d'autres compagnons adressèrent une pétition au roi, en 1674, pour être reçus, malgré l'arrêt de 1667, qui défendait de donner de nouvelles lettres de maîtrise jusqu'à nouvel ordre, interdiction, disaient-ils, qui regardait les libraires et imprimeurs seuls. Plusieurs descompagnons pétitionnaires furent nommés maîtres plus tard; quant à Beugnier il figure dans une liste de relieurs de 1690 comme étant encore à recevoir quoique ayant qualité pour l'être. {Voy. Begné.)

BEUVRON (La comtesse de). On lit dans la Correspondance administrative de Louis XIV, t. III, p. lv : « De son

BIDAULT. — BLACHET.

cûté la comtesse de Beuvron obtint un privilège pour une manufacture de maroquin et peau de chagrin. »

C'était sous le ministère de Colbert et vers 1674 environ.

BIDAULT (Nicolas), riuliarde eu

— (E.-V), dit l'aine, exerçait en 174.>.

— (Pierre-Nicolas I), reçu en

— (Pierre-Nicolas II), reçu en 1741, demeura rue d'Ecosse et ne paya pas le droit de réunion en 1776.

BIENVENU, demeurait rue Neuve- Saiut-Laurent en 1798.

BISIAUX (Pierre- Joseph), reçu le 19 mai 1777, demeurait alors Place Maubert, a l'enseigne du Mont- Saint-Michel. Parmi ses reliures très inégales.il s'en trouve quelques-unes d'assez bien faites et portant des dorures adroitement poussées, mais le style de ses fers, dans le goût du moment, est déplorable ; c'est la décadence. Il changea de demeure comme l'indique cette étiquette : Relié par Bisiaux rue du Foin-Saint- Jacques, n°'i2. D'un autre côté l'Essai sur l'art de nager, par Nicolas Roger, plongeur de profession, publié en 1787, porte une note imprimée eu rouge sur la première page, disant que les personnes de province qui voudront l'ouvrage devront s'adresser à l'auteur « chez M. Biziaux, maître relieur (à l'angloise) rue du Foin Saint-Jacques ». Le genre anglais était fort à la mode depuis quelques années et notre relieur l'avait adopté, en s'en faisant uut; espèce de spécialité.

Si Bisiaux put très bien relier des livres pour Beaumarchais et pour M"'^' du Barry, ce ([ue conlirment du

reste, pour cette dernière, deux comptes de lui, datés de 1784 et 1789, que P. Lacroix a publiés, en 1874, dans le catalogue de cette dame, il est bien certain, quoiqu'on l'ait affirmé, qu'il ne relia jamais pour M™'^ de Pompadour, morte en 1764. Il faisait payer à M"^" Du Barry les reliures en maroquin 10 liv. les in-4°, 4 liv. 10 sols les in-S" et 3 liv. les in-12.

L'Almanach du Commerce désigne son adresse, rue des Carmes, n° 1, jusqu'en 1801, et ne le nomme plus après.

BIZOU A IID (N...). Les tableaux des relieurs de 1770 et de 1776 nomment la veuve d'un relieur de ce nom qui aurait été reçu en 1 767 ; elle demeurait rue des Amandiers.

— (Charles-Pierre), reçu le 27 janvier 1774, demeurait rue des Carmes ejt y habitait encore en 1802. Il n'avait pas payé le droit de réunion en 1779.

Lesné cite ce nom parmi ceux des relieurs de premier et de second ordre de son temps (1820).

BLACHET (Jacques I"), reçu vers 1691, fut demandeur dans le procès de 1698.

— (Jacques-Nicolas I*'"'). son fils, reçu eu 1706 el nommé Carde en 1739. Doyen eu 1770, il élail uuni en 1772.

— (Jacques II), reçu en 1747, élu Garde eu 1766, denu'ura rue Charlière, puis rue Sainl-.lean de Lalrau et reviul rue Charlière vers

BLACHET. — BOISSEAU.

1779.11ne paya pasle droit de réunion.

BLACHET (J...L...), nommé dans une liste de relieurs de l'oO.

— (Jacques-Nicolas II), reçu le 0 février 1778, demeurait rue Chartière.

Un Blacliet figure dans VAlmanach Dauphin de 1777 et dans VAlmanach de Paris de 1785. VAlmanach du Com-merce de 1800 à 1803, cite deux Blacliet alors e'tablis.

BLAIN (Jean-François), pratiqua de 1765 à 1790.

BLANC (Charles), s'est occupé longuement de la reliure dans sa Grammaire des Arts décorcUifs.VaiTis, 1882, in-S" (pp. 417-4o9).

BLANCHET (Jacques), relieur, exerçait en lbo6.

BLOC (Louis), relieur de la fin du xv« siècle et du commencement du xvi^ siècle, cité par Le Roux de Lincy comme ayant relié un volume qui appartenait à M. Luzarclies de Tours, volume en veau et « sur les plats duquel étaient représentés, avec une danse de bergers et de bergères, différents petits animaux )>.

(Recherches sur Jean Grolier, 1866, in-8.) John Andrews Arnett parle aussi d'un volume portant les deux lignes suivantes :

LVDOVICVS» BLOC» OB * LAVDEM ♦ XPRISTI» LIBRVM» HVXC » RECTE* LIGAVI

{Aninquiry into thenalure andform of the Books of thc Ancicnts; vith the History of the Art of Buokbinding etc., London, 1837, in-12.) Ce volume devait être semblable au livre d'heures en latin, que possède la Bibliothèque nationale et qu'a décrit M. Gruel dans son Manuel, en reproduisant la reliure qui le couvre.

BLOCK (Godefroid), ce relieur est cité dans les Comptes des Ducs de

Bourgogne de Laborde comme exerçant de 1375 à 1384.

BLOSSET (Charles), apprentif d'Ant. Perrault en 1647 et reçu en 1663. Un des principaux chefs de l'opposition à l'option pour la librairie ou la reliure lors de la séparation des deux communautés, il luttait encore en 1693.

BOISMARE (Jean-Baptiste). 11

travailla comme alloué pendant vingt-cinq ans chez René Dubuisson qui le chassa, en 1754, parce qu'il faisait copier ses nouveaux fers. Reçu maître dans la corporation des doreurs sur cuir, miroitiers, etc., il s'établit et exécuta des travaux de reliure comme on en faisait chez son ancien patron, c'est-à-dire des Almanachs et Etrennes mignonnes.

Les relieurs le firent saisir et condamner, mais soutenu par sa corporation des miroitiers, Boismare en appela et le procès ne se termina que le 27 août 1760 par un arrêt du Parlement, lequel ne l'autorisait qu'à faire de simples couvertures d'almanachs sans pouvoir y coudre le moindre cahier imprimé. [Voyez p. 90.)

VAlmanach Dauphin de j 772 et 1 777, le classe cependant parmi les relieurs et le désigne comme « un des plus renommés pour la dorure sur cuir et les reliures précieuses d'Élrennes mignonnes et Colombats ». Il demeurait rue Saint-Jacques vis-à-vis celle des Mathurins (II.

BOISSEAU (Antoine), demeurant rue du Mont Saint-Hilaire, est encore cité dans l'A/m.duCommercede 1810.

1. Pierre Guenon, relieur, prit pour apprentif. en 1659, un nommé Artus Boismare qui ne parvint pas à la maitrise. J.-B. Boismare appartenait peut-être k cette famille, dont les membres seraient restés compagnons pendant un siècle ?

BOML.

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