BÉNARD
BEHNACHE.
{Voy. ce nom), Jean Heude et Claude Coclion qui se firent recevoir maîtres ; il édita quelques ouvrages.
RENARD (Antoine), son fils, apprenlit' de Jean Thomas, fut reçu en I600 ; Florimond Badier si^rna son acte de réceiition.
Simon Bénard , second fils de Guillaume, gendre de Jacques Dalliii et reçu libraire en 1659, ne paraît pas avoir exercé la reliure ; c'est lui qui dénonça au syndic de la communauté l'arrivée à Villejuif de 1 oOO exemplaires delà l""^ édition du dictionnaire de Riclielet. La saisie eut lieu et le malheureux éditeur Widerhold, se voyant ruiné, en mourut de chagrin.
Simon Bénard, le dénonciateur, aurait été poignardé en sortant de Saint- Benoist sa paroisse. (V. Bourdon.)
BENOIST (Simon), reçu en 1606.
BENOIT, demeurait rue des Carmes en 1 798 et rue des Amandiers en 1 806.
BERNACHE (Bernard), s'engagea comme apprentif, le a septembre 1657, chez Jacques Lemonnier; il pétitionna, sans succès, en 1674, avec d'autres compagnons qui demandaient à être l'eçus maîtres malgré l'arrêt de 1667 défendant d'accorder des nouvelles maîtrises. Il fut reçu toutefois un peu plus tard (probablement par arrêt du Conseil d'État comme Boyet), car en 1684 il était élabli rue des Sept-Voies dans une maison dépendant de la cure de Saint-Hilaire. Bernache comptait parmi les bons relieurs de son temps et travailla beaucoup pour la Bibliothèque du roi. D'après un comple du dernier semestre de 1691 nous voyons qu'on lui payait les in-folio 00 sols, les in-4", 30 sols, les in-8°, 20 solsctles in-12, 12 sols. Il s'agit évidemment de reliures en peau de veau d'alun. Il relia cette
année bO^zrands volumes d'estamjies en maroquin à 10 livres chaque, 4 autres moyens à 3 liv. 15 sols et 4 jjIus petits à 30 sols. Son compte porte pour l'usage delaBibliothèque2rames de papier à l'écu à 10 livres et de l'encre et des plumes pour 2 livres 10 sols(Bib. Nat. MS Clairambaut 814).
Bernache fut condamné le 21 février 1698, avecplusieurs de ses confrères, à 3 livres d'amende pour livres défendus. Les livres furent mis au pilon et la sentence affichée et criée à sonde trompe par la ville.
Ceci ne l'empêcha pas, à la première élection de Gardes qui eut lieu dans la communauté le 31 mai suivant, d'être nommé avec Pierre Lemonnier, Jean Chastagnan et Michel Sauvage.
Il fut un des plaideurs qui s'acharnèrent le plus dans le procès de cette même année 1698, pour obtenir la radiation d'un certain nombre de maîtres reçus sans qu'ils y aient droit par les quatre anciens Gardes. La sentence du 8 août 1 698 mit les parties hors de cour, mais avec injonction d'avoir à se conformer strictement à l'avenir aux statuts de 1686.
Bernache était venu demeurer rue d'Ecosse ; Marguillier de Saint- Hilaire, il y fonda avec sa femme un salut qui se célébrait le 1" janvier.
11 vivait encore en 1718; mais par son testament il laissa à sa paroisse un capital de 16 000 livres, soit 800 livres de rentes pour diverses fondations pieuses '.
BERNACHE (Jean), neveu de Bernard, entra cJK'z son oncle en 1682 et y travaiUa jus([u'eii k>9o. Il é|»ousa
1. Fournier dit que Bernache nioiirut eu 1696, qu'il avait opté pour la liljrairio, que c'est l'arrêt de 16!t8 (?) qui lo foiva à opter pour la reliure, que c'est son fils qui vivait en 1718, etc. ; toutes ces erreurs et contradictions à quelques pages de distance les unes des autres !