‹ Les relieurs françaisChapitre 65 sur 171 · CHOLI.N · texte numérisé non relu

CHOLI.N

Il avaif quitté Paris après 1776 et avant 1779.

CHENU (Charles II), reçu en 1747, demeurant rue Chartière, alla habiter la rue du Mont-Saint-Hilaire et ne paya pas le droit de réunion.

— (Jacques II), reçu en 1759, demeurait rue Cliartière, et paya le droit de réunion en 1770. Marguillier de Saint-Hilaire en 1784, il vivait encore eu 1790.

— (Edme-Nicolas), reçu en 1769, demeurait rue Chartière. Il ne paya pas le droit de réunion.

— (Pierre-Charles), reçu en 1774, demeurait rue Cliartière et paya le droit de réunion.

CHÉRO.X (Éloy), commença son apprentissage chez Antoine Varangues et le termina chez Jean Goguelin, doreur; fut reçu vers 1691.

CHERONXET (H. ..-L...), exerçait en 1749, était mort en t7.'i9.

— (Jean-Félix), reçu en 1729, nommé Garde en d746; il demeurait rue Chartière en i7o9 et alla habiter la rue du Mont-Saint-Hilaire.

— (Antoine), reçu en 1748, nommé marguillier de Saint-Hilaire en 1766, demeura rue Chartière, puis rue des Carmes. 11 s'abstint de payer le droit de réunion.

CHEVALIER (Jacob), apprenlif de Geoffroy Cordier et gendre de Jean De Courbe, fut reçu maître en 1631. Gilles Boulingre fut au nombre de ses apprentifs. Un arrêt du Parlement du 2 mars 16.)1 lui interdit ainsi qu'à d'autres libraires-relieurs de publier des arrêts dont le privilège appartenait à certains de leurs confrères. Jacob Chevalier fut administrateur de la Confrérie de

Saint-Jean Porte-Latine de 1654 à 16.t7.

CHEVALIER (Edouard), son fils, reçu en 1652.

CHEVARDIÈRE (Louis-Balthazar, de La), l'un des quatre marchands papetiers, cartiers et relieurs suivant la Cour. Il donna sa démission en août 1784 et fut remplacé par Jean-Baptiste-René Despilly.

CHEVILLON (François), reçu en 1767, demeui^ait rue du Plâtre, et, quand il acquitta le droit de réunion, en 1776, rue Bout-de-Brie.

CHEVROL (Paul), apprentif en 1638 de Claude Beausergent, fut reçu en 1658.

CHICHEREAU (Pierre), reçu le 13 décembre 1776, demeurait rue du Mont-Saint-Hilaire. Son frère :

— (Jean), reçu le même jour que lui, habitait rue des Amandiers.

L'Almanach du commerce de 1798 à 1803 nommait les deux Chichereau; mais Pierre demeurait à ces dates rue d'Ecosse, n" 6.

CHOLIN. On lit ce qui suit à la date de 1533 ou 1534 dans les Chroniques du roi François publiées par M. G. Guiffrey (Paris. 1860, in-S.

Il est à noter que au[)aravant avoyent estez exécutez plusieurs héroticques, et cedit jour le Roy, la Royne et toute sa court estans au lopis de Monseigneur de Paris, où ils avoyent disné, turent amenez six desditz hértHicques l'aire amende honoral)le devant No>tre Dame de Paris, et consi'-quaminent brûlez tousvil'z. Plusieurs autres hérélicques en grant nombre furent après ensuivant bruslez à divers jours, en sorte que dedans Paris on ne véoit que potences dressées en divers lieulx, qui espouvantent fort le peuple du dict Paris et ceulx des aultres villes ijui véoj'ent les dictes potences et exécutions. Aulcuas du dict Paris qui estoient suhsonnez do la dicte hérésie s'absentèrent, et voyant par messieurs de la justice ilu dict Pai-is qu'on ne les pouvoit avoir aultrenieiit ne apré-

CHRÉTIEN. — CLOPEJAU.

hendcr. durent ajournez à trois briefs jours, à peine de bannissement, à son de trompe, en la manière accoustumée, desquels les noms et surnoms ensuivent :

Au nombre de ces malheureux se trouvaient deux i^elieurs de livres :

Maistre Cholin et Hierosme Denys, ainsi qu'André Vincard libraire et trois imprimeurs nommés Simon Dubois, Jehan Nicolle et le Ballafré. Rien ne prouve toutefois qu'ils n'aient pu se soustraire au bûcher et à la potence, car, plusieurs des condamnés de cette liste échappèrent au supplice, Clément Marot entre autres.

(CHRÉTIEN (Jean), doreur sur tranclies, fit son apprentissage chez Guillaume Merlin, un des grands libraires du xv!" siècle, qui fut même libraire juré de l'Université en 1538.

Ceci donne à croire que Merlin avait chez lui un atelier de reliure complet, puisqu'on y faisait nn'me la dorure sur tranches. Marin Vaugon, apprentif de Jean Chrétien, se fit recevoir en 1627, et il est dit dans l'acte de sa réception que son maître était mort.

— (Mathieu), libraire-relieur reçu en lUlU.

— (Antoine), reçu en 16oI.

CICONiNEAU (Pierre), apprentif de François Joron, fut reçu en 1630. Un de ses apprentifs nommé Jean Gravier était, d'après son acte d'engagement, « congru en langue latine » ; néanmoins il n'arriva pas à la maîtrise. Beau-père de Claude Marais.

CLAIRET (Nicolas), reçu en 1721, demeurant rue d'Ecosse, ainsi que

— (Léonard), son fils sans doute, dont la réception se fit en 1748. Il

demeurait rue des Carmes en 1779, et ne paya pas le droit de réunion.

CLÉMENCE (Adolphe), relieur, qui entreprit, en 1869, la publication d'une Revue de la Reliure et de la Bibliophilie, dont il ne parut que trois numéros in-8°.

On y inséra d'excellents documents historiques, qui font regretter que cette publication ne se soit pas continuée.

Clémence a signé, comme président de la Commission pour la délégation de la Reliure à l'Exposition de 1867, le volume suivant : Délégation des ouvriers relieurs. Première partie. La Reliure aux Expositions de l'industrie, 1798-1862. Paris, 1868, in-12, 278 pp. [Voy. Wynants.)

CLÉMENT (Nicolas I"), relieur, exerçait en 1622, puis il se fit colporteur.

— (Jean), reçu avant 1713.

— (Nicolas II), reçu en 1720.

CLERGEON (Jacques), reçu en 1624. Il était mort à la réception de son (ils :

— (Raymond), reçu en 1644.

— (Marin), deuxième fils de Jacques, reçu en 16o3.

CLOPEJAU (Michel), qualifié libraire-relieur rn 1582, dans l'acte qui transférait la confrérie de Saint- André-des-Arcs aux Mathurins.

— (Gabriel I"), frère de Michel, suivant Lacaille, fut reçu en 1600. Il remplit les fonctions, en qualité de libraire-doreur, de maître de la Confrérie de 1622 à 1624, et eut pour apprentif François Le Brasseur.

11 publia : L'Office de la Semaine sainte selon le Missel et le Bréviaire romain, etc. Paris, chez Gabriel Clopejau, rue Saint-Jacques, à l'An-

CLOPEJAU.

COLMOM.

nonciation, 1628, in-8". Un exemplaire de ce livre, relié très probablement par lui en maroquin fleurdelisé, aux armes et au monogramme de la reine Anne d'Autriche, se vendit 2oo francs à la vente Yemeniz.

On lit sur le registre des dépenses de la Confrérie, en 1610: « Payé au sieur Clopejau, doreur, pour avoir doré le nom de la Confrérie sur le missel, 4 sols. »

CLOPEJAU (Gabriel II), fils de Gabriel I"au dire de LaCaille, et son frère :

— (Nicolas), furent reçus le 2 avril 1648.

COCHART (Estienne). On lit dans un compte pourla Bibliothèque de Blois, en sept. 1516 :

A Estienne Cochart, libraire, la somme de dix-neuf livres six solzcinq deniers tournois, à luy ordonnée par ledit seigneur (François I") pour avoir relié et mis à poinct plusieurs livres de la ditte librairie '.

— (Jean), reçu vers 1621.

Un nommé Jacques Cochart entra en 1630, comme apprentif, chez Jean Le Mire, relieur, mais nous ne savons s'il parvint à la maîtrise.

Nous trouvons au xvii"^ siècle plusieurs libraires de ce nom de Cochart, sans qu'il nous ait été possible d'avoir l'assurance qu'ils pratiquaient la reliure, si ce n'esl pour Jean. Cette famille descendait peut-être d'Etienne.

1. Cité par M. Ern. Quentiu-Bauchart dans son beau volume : La Bibliothèque de Fontainebleau et les Livres des derniers Valois, etc. Paris, Em.Faul,!^. lluard et Guillemin, 1891, gr. in-8°.

COCHOiX (Claude), apprentif de Guillaume Bénard, libraire-relieur, fut reçu en 1648.

COIG.NIE (Mathieu) exerçait eu 1368; nommé dans les Lettres du î) novembre 1368 concernant les privilèges des suppôts de l'Université.

Adolphe Berty, qui l'appelle Congnée dans les Comptes du vieux Louvre publiés dans la Topoyraphie du vieux Paris, dit que

Ce Heur de livres reçut 20 sols pai-isis, pour avoir relié et couvert de nuef le messel de la grande chapcile du Louvre, et qu'il toucha encore, pour avoir relié et couvert plusieurs comptes, tant ordinaires comme des aydes pour la délivrance du Roy Jean, dont Dieu ait l'âme, comme plusieurs autres besognes de son mestier pour les nécessitez de la Chambre des comptes, etc., 4 livres 14 sols parisis.

Coignie était donc relieur de la Chambre des Comptes. Bérard dit qu'il naquit à Paris en 1312.

COINTRY (Jacques), reçu avant ITlo.

— (Jacques-Pierre), reçu en 1729, demeurait rue des Amandiers.

Il fut un des principaux opposants aux gardes en charge lors du procès de 1758.

COLARS (Jean-Baptiste), reçu en 1708.

COLIN (Jean), apprentif d'Étienne P"^ Sauvage, fut reçu en 1665 en qualité de libraire-doreur.

COLLIER (Geoffroy), qualifié relieur en 1582 dans l'acte qui lit passer la Confrérie de Saint- Andrédes-Arcs aux Mathurins.

COLLO.Mn.\T (Jacques), libraire établi en 16'Ji).Liii et ses ih-scendants produisirent quantité de petits volumes avec reliures ou cartonnages économiques, mais clin([iiants, qui portèrent leur nom.

COLMONT (Antoine), apprentif

COMLOMBEL. — CORDIER.

de Nicolas Leroy, fut reçu en 1635.

COLOMBEL (Jean -François - Robert) , qualifié libraire-relieur dans l'acte de transfert de la Confrérie aux Mathurins en lo82. Il avait pris la marque des Aide Manuce de Venise. Nous ij^'norons si son fils Mathieu fut relieur.

COMPAING (Jacques), reçu en 162o, fut administrateur de la Confrérie de 1646 à 1648. Il eut pour apprentif Jean Villette et donna sa fille en maria;.'e à Robert Lefilastre.

— (Pierre), son fils, reçu en 1661.

Il fut chargé de faire des visites chez ses confrères en 1671, avec Jérôme Musier, Jean Gobert et Nicolas De Bure, puis ensuite avec Jean Mérault et Gilles Boulingre. (Voy. ces noms.)

COMPAINS (Jean). Ln Bibliothèque nationale possède de lui une reliure en veau, frappée à froid et portant son nom, que M. Gruel a reproduite dans son Manuel. Il vivait à la fin du xv^ siècle et au commencement du xvi".

CONGNÉE. Voy. Coignie.

CONSIDÉRANT. Compagnon en 1765. (Voir p. 92.)

CONSTANTIN (L.-A.). Sa Bibliothéconomie (Paris, Roret, 184i,in-12) renferme sur la Reliure un chapitre court, mais instructif.

CORBERAN (Guillaume). Le nom de ce relieur se trouve dans une liste de la Confrérie de 1627.

M. Léopold Delisle, avec son extrême obligeance, dont je lui suis fort reconnaissant, a bien voulu me communiquer le passage suivant d'une lettre de Peiresc à Gassendi, datée d'Aix du 11 juin 1633 :

Le fagot de M. Lhuillier c<;t ari-ivé depuis hier, et ce paisan s'est rencontre'' tout à propos pour vous porter voz bréviaires, tauc do la grande que de la petite l'orme, en ayant

retenu l'un de la petite relié en marroquin de Levant si mao-nifiquement qu'il a faict honte au pauvre Corberan et luj' fournira neantmoingz des adresses pour l'imiter aultant qu'il pourra en aultre chose. Le mal est que la lettre est si menile, qu'il me lauldroit rétrograder do vingt ans pour retrouver le temps que mes yculx y eussent peu mordre. Je suis si accoustumé à l'édition des bréviaires de Venise, qui ont la lettre fort grosse, et fort approchée, que je ne sçauroys plus me servir de ceux de Paris ne d'Anvers, encoics qu'ils soient in-8, ou en un petit in-4, quelque secours que j'y emploie des lunettes. Je ne laisray pas de le garder comme un des plus digues meubles dont pouvoit estre enrichye mon estude, etd'en remercier M. Lhuillier, comme je doibs.

11 résulte de ceci que Peiresc qui, d'après la lettre que Malherbe lui écrivait, en 1600 (voy. Provençal), avait probablement toujours eu un relieur chez lui, employait en 1633 un nommé Corberan, lequel était Guillaume ou au moins un des parents de celui-ci. (Voyez Gascon, p. 292.)

Les frères Dupuy héritèrent de François Lhuillier, magistrat, bibliophile et ami de Peiresc, d'une petite collection de manuscrits aujourd'hui conservés à la Bibliothèque nationale.

CORBON (Jean), qualifié relieur en 1582, lors du transfert de la Confrérie aux Mathurins.

CORDIER (Geoffroy I"), reçu maître en 159G, eut pour apprentif Jean Dorange.

— (Geoffroy II), fils, figure en même temps que son père dans une liste de relieurs de 1622. Jacob Chevalier, Guillaume Devaux et Jean Mayeur firent leur apprentissage chez l'un ou l'autre de ces deux Cordier.

— (Geoffroy III), reçu en 1643.

Nous ignorons si les Cordier qui suivent appartenaient à la même famille.

— (Guillaume I-^O avait, en 1680, la survivance de Jacques Roger

Page 1