CUSSON
édité des livres classiques, parmi lesquels La Caille cite un certain nombre d'ouvrages latins. Il était mort lors de la réception de son fils :
COTTARD (Pierre), reçu en 1638.
COTTY (Jean-Étienne), reçu le 13 décembre 1776, demeurait rue Chartière. Il habita ensuite rue du Mont-Saint-Hilaire de 1800 à 1820.
Lesné le place parmi les bons relieurs de second ordre de son temps.
COULON (Antoine), reçu en 1637.
COURBE. Voy. De Courbe.
COURTEVAL. Il s'établit à la fin du xvHi'^ siècle, vers 1796, et fut un des meilleurs relieurs du commencement de ce siècle. Quoiqu'il n'appartienne guère au cadre que nous nous sommes tracé, il ne sera pas sans intérêt de rapporter ici ce que Lesné en disait :
Sur son genre aujourd'hui c'est en vain qu'on
[murmure.
Courteval épura le goût de la reliure : Ses ouvrages seront recherchés en tout temps... Des fameux amateurs, des riches et des grands.
Très soigneux, on l'appelait le plus grand des fous, parce qu'il faisait tout par lui-même. Il réussissait bien les gaufrages, excellait à relier un livre en maroquin et joignait la solidité à l'élasticité. Ses reliures molles étaient fort prisées, ainsi que sa façon de marbrer le veau qu'on nommait « granit à la Courteval ».
Mais Courteval, qui sait perfectionner tout, En a fait un granit d'un délicieux g-oîit, Un granit qu'on recherche, et que tout le [monde aime.
COUSIN (Germain), de 1730 à
COUSTELIER (François) nommé compagnon libraire-doreur dans un arrêt du H septembre 164b. Devenu gendre de Pierre Trouvain, il fut reçu maître en 16o4.
CRAMOISY (N.) figure sans prénom parmi les douze relieurs employés sous la direction de Naudé pour la bibliothèque de Mazarin de 16i3 à 1647.
Un Sébastien Cramoisy, imprimeur, figure dans les comptes des bâtiment duroy, comme ayant reçu, en 1666, « pour avoir relié 116 volumes en maroquin, la somme de 1 377 livres ». C'est pour avoir fait relier que l'écrivain eût dû mettre, car Sébastien n'était pas relieur.
CRESSONNET (Jean), relieur, reçu en 1600, exerçait en 16'23-24.
CREVIER (Denis), entra comme apprentifen 1646 chez ClaudeGroult, doreur, et fut reçu en 16o8. Il avait épousé Marie Palfart, petite-fille de François Etienne.
CRUCHET, graveur de fers à dorer, qui travailla pour le comte d"Hoyni en 172o. {Voy. la Vie de ce bibliophile par M. le baron J. Pichon, t. I", p. 172.)
CRUCHOT (Luc-Antoine), reçu
en 177o, demeurait rue de la Bucherie.
CRUCIFIX (Pierre-Claude), reçu
en 1768, demeurait rue Saint -Jeande-Beauvais. Sa veuve est nommée dans les tableaux de 1 773 et de 1 779.
CULEMBOURG (Jacques), reçu en 1737; il habitait Dijon en 1759 et vivait encore en 1779.
Lesné parle d'un graveur de fers portant ce nom et qui vivait de son temps (1820) :« Culembourg, dit-il, fait très bien toutes les petites pièces de rapport, les fers à mille points et les roulettes. »
CUSSON (Jean I"). Sun nom
figure dans des listes de la Confré- I lie de 1610 à 1618. M. P. Descharaps