‹ Les relieurs françaisChapitre 68 sur 171 · CUSSON · texte numérisé non relu

CUSSON

DARAllON.

(liliiu'il ;i vu à la Bibliothèque nationale plusieurs spécimens de ses reliures; mais il se trompe en croyant que c'est ce même relieur, exerçant son état, suivant lui, en 1617, qui fut reçu en 1630, attendu que c'est un autre individu, son fils peut-être, qui eut sa maîtrise à cette date.

JeanP'' n'étantpas nommé dans trois listes très détaillées de 1022, )624et 1626, il est supposable qu'il était mort avant la première de ces années '.

CUSSON (Jean II), s'il fut le fils de Jean F'', ne put faire son apprentissage chez son père, mort avant 1622 :

il s'engagea en effet pour cinq ans, le 5 août 1622, chez Jehan Pillé, relieur, qui s'était fait recevoir maître le 7 juillet précédent. Sorti d'apprentissage en 1627, il épousa Marguerite Amyart , la veuve d'un relieur, Pierre Lemaire, et, ce mariage le dispensant de faire entièrement son temps de compagnonnage, il fut reçu maître le 10 janvier 1630. Au dire de La Caille, Jean 11 Cussoii <> a passé pour le plus habile relieur de son temps » ; il est donc regrettable que M. P. Deschamps ne nous ait pas commiuii([ué plus de détails sur les reliures dont il a parlé comme se trouvant à la Bibliothèque nationale, et ({ui sont vraisemblablement de Jean 11 : nous pourrions alors, en voyant ses reliures, juger son talent et vérilier l'assertion de La Caille.

1. Il nous faut signaler ici une déclaration faite pur devant notaire par le lil)raire Nicolas Bonfons, et dont nous devons la connaissance au baron Pichon. Boutons, le 2 avril 1570, reconnaissait donc avoir ten<i sur les fonts do baptême, il y avait environ neuf ans. le nommé Etienne Cusson. tils de Nicolas Cusson et de Marion Groscœur, sa femme. Ce parrainage d'un libraire n'indique-t-il pas que dès le xvi" sièelii les Cusson appartenaient à la librairie, sinon comme niaitros, au nmius comme compagnons ?

Julien Allai t fut au nombre de ses apprenlifs. Françoise Cusson, sa sœur pensons-nous, épousa Antoine, le premier des Padeloup, et plus tard il donna sa fille en mariage au relieur Jean Chastagnan.

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Jean II Cusson eut une maison de librairie importante ; il fut le premier qui fit imprimer le Jouniat des Sçavam. Son fils, avocat au Parlement et reçu imprimeur en 16o9, était aussi bon helléniste que savant latiniste. Il donna plusieurs traductions et exerça l'imprimerie avec réputation, « corrigeant lui-même les ouvrages qu'il imprimait ». Son 111s Jean-Baptiste, reçu en 1686, alla s'e'tablir plus tard à Nancy.

D'AGRE.NAT(Isaac), reçu en 1620.

D'ALLEMAGNE (Nicolas), reçu de 1610 à 1612. Il paracheva l'apprentissage de Pierre Le maire, qui avait été commencé par Louis Boulanger.

DALLIN (Rémy), reçu de 1614 à

— (Jacques), reçu eu ll)26.

DANGERVILLE (Denis I"), apprentif en 1660 de Jean Baillet, fut reçu vers 1692 et élu Garde en 1700.

11 avait été condamné en 1698, après saisie faite chez lui de livres prohibés.

— (Denis II), é!u Garde eu 1712.

DARA(;ON (Michel), reçu en 1720, élu Garde en 1741, demeurait rue

DARAGO.N.

DAUPLET.

Chartière. Il assista la bru de Luc- Antoine Boyet à la mort de celui-ci, en aidantàfaire l'inventaire et à priser les meubles et outils. Le fils du défunt étant toujours à Vienne, on doit supposer que c'est Michel Daragon qui dirigea l'achèvement des travaux en cours d'exécution au moment du décès.

DARaGON (Martin), son fils, reçu en 1743, demeurait rue Chartière.

— (Louis-Michel), reçu en 1754, demeurait rue d'Ecosse.

— (Jean -Baptiste), reçu en 17oo, demeurait rue Chartière.

DARBIS (Philippe), reçu en 1640, eut pour apprentif, la même année, Pierre Merville.

DARLY. Voy. Pierre Morel.

D ARRÈS (Julien) , reçu avant 1 7 1 a .

— (Guillaume), son fils, reçu

DARTOIS (Claude-Dominique),

reçu en 1720.

DARVIÈRES (Pierre). « A Pierre Darvières, relieur de livres deniourantàParis, enlarueNeufve >'ostre- Dame, pour relier deux livres de gi'ands parchemins pour estraire (sjcjles parties extraordinaires pour la despense de lostel du Roy (Charles Yl), lundy 1" jour d'octobre 1380, le Roy estant à Meliin sur Sayne, YL s. parisis » {Arch. Nat. KK. 30, fol. 19 v°) (Jal, p. 1045).

DAUBAN (Louis), compagnon doreur figurant dans un arrêt du H septembre 1645. mais qui ne paraît pas avoir été reçu maître.

DAUBERYILLE (Hector). En i;;02,

il fut employé au château de Gaillon par le cardinal d'Amboise, et reçut, entre autres sommes, 50 sols pour

avoir lyé le premier livre de la Cité de Dieu, puis 15 sols pour avoir couvert et capitulé de fil d'or le 11^ vol. de Yalère.

DAUBIN (Eustache I"), reçu le 27 janvier 1022.

— (Eustache II), apprentif en 1656 de Jean Le Rond. Son père se trouvait au nombre des libraires et relieurs qui, contraints de se retirer dans le quartier de l'Université, persistaient néanmoins « à estaler à la pointe de l'Isle devant le Cheval de Bronze avecque armes à feu, à dessein par un complot fait entre eux de s'y maintenir par force, et attenter à la personne et à la vie de ceux qui voudroient exécuter les arrêts » et qui même seraient allés chez le syndic Guillemot « à dessein de l'assassiner à l'heure de dix à onze heures du soir, auroient forcé sa maison, rompu et brisé les vitres et tiré plusieurs coups de pistolets dans les fenestres ».

DAUMALE (JeanI") exerçait en 1563. 11 avait épousé Geneviève Le Bé, la sœur d'Henri.

— (François), nommé relieur en 1 582, lors du transfert de la Confrérie de Saint-André-des-Arcs aux Mathurins.

— (Jean II), libraire-relieur, reçu en 1606.

— (Louis), son fils aîné, reçu en 1644, fut au nombre des relieurs qui travaillèrent pour Mazarin.

DALTLET (Michel), doreur, reçu en 1624. Il fut un des maîtres d'apprentissage de .lean Demonier, qui en eut trois, et demeurait en 1666 rue de Cambray, où Jacques Bailly devint son apprentif. Si La Caille dit vrai, trois de ses filles épousèrent les trois Gourault.

DAUVEL.

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