DE BURE. — DE COURBE
à rusage de Paris, en caractères gothiques, imprimées en rouge et noir.
DE BURE (Nicolas), chef de la famille des libraires de ce nom, dont plusieurs dirigèrent des maisons importantes. Apprentif-relieur d'Adam Pousset, il fut reçu en 1660. D'accord avec quelques-uns de ses confrères, il poursuivit et fit condamner en 1671 plusieurs compagnons relieurs qui tenaient boutique et travaillaient en chambre sans brevet de maîtrise.
{Voy. BoiiLiNGRE etGoBERT).Il se joignit encore à Cavalier, Maugras et Plavy pour attaquer le syndic et les adjoints de la communauté qui avaient reçu un certain nombre de maîtres en 1683 d'après de nouveaux prétendus statuts non encore parus (ceux qui ne devaient être homologue's qu'en 1686), qui avaient perçu indûment 320 livres de quelquesuns et 100 livres de quelques autres de ces nouveaux maîtres, et qui, « outre ce, les avoient contraints à faire des festins, au sujet desquels ils avoient fait grande dépense et débauche, où ils avoient commis plusieurs désordre, jusqu'à se jetter les verres à la teste les uns des autres; ce qui est beaucoup blâmable, etc., etc. ». Malgré l'édit de 1686, Nicolas De Bure se refusa à opter pour la reliure ou pour la librairie, et se mit à la tête de ceux qui voulaient rester tout à la fois relieurs et libraires.
Nicolas De Bure père, relieur de profession, dit un rapport de police de 1693 (Bibl. Carnavalet, 6350, t. XI), bien loin de l'aire cette option dans le temps porté par l'édit de 1086. non seulement s'y est toujours opposé, mais même il s'est déclaré chef de parti et s'est mis à la tète d'une troupe de séditieux et de gens dont la mauvaise conduite et le mauvais commerce de livres défendus leur ont attiré des châtiments exemplaires, et ont tous ensemble, sous de faux exposés, suscité le sieur du Boullay. cy-devant recteur de l'Uni-
versité, pour en empêcher l'exécution et ont consommé en frais la communauté.
Mais, plusieurs des opposants ayant fini par céder, deux étant morts, Tonnelier et Vilette, un autre, Jean Plavy, ayant été condamné à la prison perpétuelle, De Bure, se voyant d'autant plus seul qu'il avait été abandonné par les nouveaux Recteurs de l'Université, se décida, le 4 may 1693, à signifier au syndic des libraires qu'il optait pour la librairie et l'imprimerie. Ue rapport de police que nous citions plus haut était loin de conclure à l'admission de cette option : « Si elle étoit acceptée, disait le rapporteur, plus de cinquante fils de maîtres s'appuiroient sur elle pour demander leur réception, et par conséquent plus de règlement ».
Enfin il terminait en disant que cette longue lutte contre les ordres du Roi « devoit faire rougir de honte le sieur De Bure, pour sa désobéissance opiniâtre ». Nous n'avons pu trouver la décision du lieutenant de police, qui du reste n'eut peut-être pas à se prononcer, car, d'après Lottin, Nicolas De Bure serait mort avant 1694. Ses nombreux descendants furent tous libraires, et quelques-uns eurent dans leur profession une certaine notoriété.
DE CAY (Denis), reçu de 1618 à
— (Antoine), apprentif, en 161o, de iNicolas Desfossés, se fit recevoir en 1623.
DECORDES (Thomas -Louis), reçu en 1774. 11 demeurait rue d'Ecosse et ne voulut pas payer le droit de réunion.
DE COURBE ouDECOURBES (Jérôme), reçu en 1586, fut maître de la Confrérie de 1608 à 1610.