‹ Les relieurs françaisChapitre 69 sur 171 · DE BRIE · texte numérisé non relu

DE BRIE

Heiiii l'I Ernni;ois Dau|ilet,qiii, au dire de LotLiii, exerraiont le premier en IGIO et le second en 1G18, iip furent peut-être que libraires, et ce serait pour l'un ou l'autre, sinon pour les deux, que travaillaient, d'après le traité fait par la reliure des livres à iisaije, vers 1630, les relieurs Dorange, Guérard et Pillé.

{Voy.p. 30).

DAUVEL (Abraham), exerçait en

1582. Il avait épousé Marie Challoneau. (Voy. Abraham, relieur de l'Étoile.)

DAUVERGNE (Rémy-Nicolas),

reçu en 1713, élu Garde en 1738, demeurant rue des Carmes. Il mourut avant 1765.

— (Nicolas-Rèmy), son fils, reçu en 1743, élu Garde en 1754 et marguillier de Saint-Hilaire en 1760; il demeurait rue des Carmes. J'ai une facture signée de lui et datée du '20 juin 1764 pourM. de La Borde, valet de chambre du Roi, fermier général, musicien, etc. La condition des reliures n'est pas indiquée, mais d'après les prix, ce ne pouvaient être que des reliures en veau. Les in-4° étaient cotés 2 livres ; les in-8° et les in-12, 16 sols. Dauvergne ne paya pas le droit de réunion en 1776.

auz/^/Cy

n.WIl) (Jean), libraire-rplieur, reçu le 12 août 1621.

— (Pierre), ri'çu If 2t juillet 1031.

— (Denis), reiu b' 18 septembre 1649. 11 était gendre d'Iïtiennc Saucier.

Il y eut beaucoup do David dans la communauté des libraires, mais nous n'avons eu de certitude pour l'exercice de la reliure qu'à l'égard de Jean, de Pierre et de Denis.

DEBAS (Louis), compagnon relieur qui ne parait pas avoir été reçu maître d'après un arrêt de mai 1634. Son fils, Pierre, fat reçu en 1662, mais nous ne savons s'il exerça la reliure.

DEBRAY(N....) exerçait en 1750.

DE BRIE (Jean), libraire au commencement du XVI"' siècle et doreur en même temps, car dans le procès des relieurs avec les batteurs d'or en 1668, on invoqua comme preuve un « Extrait coUationné par devant notaires, de l'intitulé d'un livre imprimé le 4 décembre 1515 pour Jean De Brie, libraire-doreur à Paris ». Un autre passage de l'arrêt rendu dans ce procès par le Conseil d'Etat nous donne à penser que le livre qui portait cette mention était intitulé Méditations chrétiennes sur la mort de Nostre Seigneur. Le catalogue de Chedeau (1865) renferme la notice suivante sous le n° 88 : « Heures à Vusaige deRomme tout au long satis rien requérir, avecques les apparissions de la ressurrection de Nostre Seigneur Jesuchrist et de plusieurs histoires de lapocalipse. » (A la tin :)« Imprimées à Paris par Nicolas Hygman, imprimeur, pour Jehan de Brie, libraire et doreur, (Almanach de 1521 à 1536.) In-4° golh. de 92 fT. fîg. et encad.

s. bois, anc. rel. en v. br. restaurée, Ir. dor. et cis. »

L'amateur qui a acheté ce volume a 1res probablement là un spécimen de la reliure et de la dorure de Jean De Brie.

Sa veuve continua son établissement et publia, en 1548, des Heures

Page 1