‹ Les relieurs françaisChapitre 73 sur 171 · DELATOUR · texte numérisé non relu

DELATOUR

DELATTE.

DELATOUH (Louis), dit, par Lottin, fils de Claude, ce que nous n'avons pu vérifier, était entré apprentif chez Jean Subjet, doreur, en 1638, ettravailla, comme compagnon, à partir de 1G44 chez Gilles Dubois ; gendre de Nicolas Pillon, il se présenta cette même année pour la maîtrise, mais il ne fut reçu qu'en 1648. Il demeurait en 1604 rue St- Jean-de-Latran et prenait alors le titre de relieur juré de l'Université de Paris. Il fut un des signataires des délibérations prises, la première, en 1667, laquelle niait que les règlements antérieurs aient porté la menlion que les apprentifs devaient être congrus en langue latine, et la seconde, de 1679, ayant trait au changement du siège de la Communauté.

Louis Delatour relia souvent pour la bibliothèque du Roi; lespaiements lui étaient faits en même temps qu'à Laurent Mérieux et sont relatés sur les comptes de façon à donner à croire qu'ils se partageaient une même commande.

Delatour résista à l'édit de 1683, mais il mourut peu après, vei's 1684.

Sa veuve continua son opposition, opta eu 1692 pour la librairie, tout en déclarant qu'elle exercerait la reliure et la dorure S et ne fit sa soumission qu'après plusieurs condamnations. Elle demeuraitTerre de Cambray, et encourut en février 1698, en même temps que Rernache, Boyet, Robert et autres relieurs, une nouvelle condamnation pour des livres prohibés saisis chez elle (voy. p. 67).

Son iils Louis Denis et ses petits-

1. Le 12 mars 1G8-1, la veuve Delatour recevait 13i livres 15 sols pour avoir relié, taut en maroquin qu'en veau, plusieurs grands livres et ligures pour la l)i))liothî;que du Roi.

enfants appartinrent à la Communauté des Libraires et Imprimeui's.

DELATTE (Eustache), reçu en 1616. Son brevet d'apprentissage fut annulé par sentence du Prévôt de Paris du 8 mai 1612, parce qu'il n'avait pas fait le temps porté par les règlements. Il était mort à la réception de son premier fils :

— (FraiiçoisI'^'"),enjanvier 164o.

— (David), second fils d'Eustache, fut reçu en 1653; il vivait encore en 1698 et habitait la rue Chartière, au moins depuis 1664. Il s'opposa à l'enregistrement de l'édit de 1683, pour les libraires.

— (François II), reçu en 1691, demeurait rue Fromentel.

— (Denis), reçu en 1691, fut élu Garde en 1704.

— (Henry), reçu aussi en 1091, demeurait rue des Sept-Voies. Il avait épousé Colombe Derome, fille de Claude, qui mourut jeune, mais après 1683 et non à cette date, comme Jal le dit par erreur. Henry fut élu (iarde en 1708.

Ces trois derniers Delatte étaient frères.

— (Nicolas), reçu en 1729, demeurait rue des Carmes en 17j9.

— (Denis-Nicolas), reçu en 1735 et élu Garde eu 1751, demeurait aussi rue des Carmes.

— (Jean-Denis), reçu en 1740, demeurant rue d'Ecosse, ne paya pas le droit de réunion.

— (François-David), reçu en 1774, demeurait rue Charlière, et fut marguillier de Saint-Hilaire en 1 78o. Il s'abstint, comme Jean-Denis, de payer le droit de réunion.

DKLAULNE.

DELAUNAV,

DKLAUI.NE. Il y eut beaucoup do Delaulne dans la corporation des Libraires, Imprimeurs et Relieurs; mais, n'ayant pu nous édifier entièrement sur ceux qui exercèrent la reliure, nous donnerons simplement ici les quelques notes que nous avons pu réunir.

— (Léon), reçu en 1645, est qualifié relieur dans l'acte d'apprentissage d'un nommé Hilaire Legrand, resté compagnon, croyons - nous, mais qui n'eut pas moins de quatre maîtres, dont voici les noms par ordre successif : Jérôme Delafontaine, Léon Delaulne, Loui? De Heuqueville et Jean Plavy.

Une veuve Delaulne exerçait encore en 1692.

Un Delaulne est cité sans prénom dans un rapport de police de 1693 comme ayant résisté à l'option d'abord et fini par se soumettre. Enfin, dans le procès de 1698,11 est fait mention de trois Delaulne, qui, quoique ayant opté pour l'état de libraire, s'obstinaient néanmoins â pratiquer la reliuie. Florentin Delaulne fut adjoint, puis syndic de la corporation des Libraires en 1713.

DELAU.NAY (Richard), engagea comme apprentif relieur, en 1617, le nommé Nicolas Cormier. Il mourut, d'après Lottin, avant le 7 novembre 16o8. On lit dans VHistoire de l'Imprimerie, etc., de La Caille, qui parut en 1689, qu'un fils de Richard Delaunay, ministre et supi'-rieur du couvent des Malliurins de Paris, donnait ses soins à la réimpression de Rob. Gaguini Epistolœ, Orationes, et Opuscula varia, volume imprimé primitivement eu I i\)ii et qui était devenu fort rare.

— (Charles I"), exerçait la reliure en 1618.

DELAUNAY (Jean), dit fils de Richard, fut reçu en 16;i9. Il eut plusieurs apprentifs, dont aucun ne parvint à la Maîtrise. L'un d'eux, Macé Carré (voy. ce nom), assiste' de son patron, dut jurer devant la Chambre syndicale, sous peine d'être privé de son brevet, qu'il n'avait ni femme ni enfants. Jean signa en 1679 la délibération prise pour le changement du siège de la Communauté ; il figure encore dans une liste de 1692 comme ancien maître.

— (Nicolas), fils de Jean, fut apprentifde Louis Fremeryet ^rendre de Pierre Lelong. Reçu en 1646, il opta pour la librairie en 1686.

— (Pierre), autre fils de Richard, qui, travaillant en chambre quoique n'étant pas reçu maître, eut ses outils saisis en même temps que ceux d'un certain nombre d'autres compagnons relieurs. Ils furent condamnés, par sentence du 27 février 1671, à cesser d'exercer leur état autre part que chez les maîtres et à leurs gages; les outils saisis duement confisqués. Pierre pétitionna près du Roi en 1674 avec ses confrères, disant que l'ordonnance de 1667, interdisant toute nouvelle réception, touchait seulement les libraires, et non les relieurs; néanmoins il obtint une maîtrise de librairie en 1683, en vertu d'un arrêt du Conseil d'Etat. Lors de la séparation des Relieurs et des Libraires, Pierre Delaunay opta naturellement pour la librairie et devint successivement adjoint et syndic de la Communauté.

— (Claude), fut au nouihrc des pétitionnaires de 1674, mais il ne devint maître qu'en 1691.

— (Charles II), fut reru avant

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