PREMIERE BRANCHE
DEROME (Claude), premier fils de Pierre, entra en apprentissage, le 21 novembre 1644, chez Jacques Lemonnier. 11 se maria avec Jeanne Audot en 1651 ; elle mourut jeune, et Claude épousa Baibe Gobeau, dont il eut au moins trois enfants : Louis, Colombe et Marie. 11 n'arriva à la maîtrise que le 15 mars 1663, et demeurait alors rue Chartière. Ses filles se marièrent avec deux relieurs : Colombe avec Henri Delatte, et Marie avec Claude Gérard. Claude Derome mourut avant 1679, et sa veuve se remaria avec le relieur Vincent Robert.
— (Louis l'O, fils de Claude, né en 1662, épousa, en 1087, la fille du relieur Éloy Sennecart, nommée Anne, fut reçu maitre vers 1690 et élu Garde le 16 juillet 1704. Un seul de ses douze enfants, Louis, devint maître relieur. Louis I", au baptême de son dernier entant, en janvierl709, prenait le titre d'ancien marr;uillier de Saint-Hilaire ; il demeurait rue Chartière et mourut avant 1720.
— (Louis II), fils de Louis I", naquit le 18 septembre 1696, épousa, le 15 juillet 1720, Claude-Elisabeth Doré, fille de relieur, et fut reçu maître la même année. Il mourut avant 1745, laissantquatre fils, Louis- Nicolas, Jean-Baptiste-Joseph, Louis- Éloy et Jacques II, qui furent relieurs comme lui.
— (Louis-Nicolas), fut reçu à la maîtrise le 5 juin 1743. Il était alors assez jeune, car on le disait mineur, sur l'acte de son mariage, le 6 sep-
tembre 1745, avec Marie-Anne Boileau, fille d'un fondeur de caractères. Il fut élu Garde en 1755 et demeura rue Saint-Jean-de-Beauvais, puis rue des Amandiers.
DEROME ( Jean - Baptiste - Je seph), reçu le même jour que son frère Louis-Nicolas, soitle 5 juin 1743, épousa, en 1749, Anne-Denise Boutault, fille d'un relieur, et demeurait rue des Amandiers. Nommé Garde en 1757, il fut encore adjoint en 1779, et syndic l'année suivante, de la nouvelle Communauté des Relieurs, Papetiers, etc. .formée en 1776; puis se trouvait encore porté sur le tableau de 1789 comme député en exercice.
Le catalogue n" 33, février 1880, de M. Voisin, libraire, annonçait un Compte manuscrit, et signé Veuve Hérissant, du 22 octobre 1772, d'après lequel Jean-Baptiste de Rome {sic) avait relié pour Hérissant père, imprimeur du Cabinet et Maison du Roy, 300 exemplaires du 3"^ vol. de la Bibliothèque de la France, in-folio, nouvelle édition, publiée par M. de Fontette. La reliure en veau, très propre, avec filets d'or et grandes armes du Boy, était cotée à raison de 10 livi'es le volume. La distribution de ces exemplaires fut faite au nom du Roi par M. de L'Averdy.
Cinq des fils de Jean-Baptiste-Joseph, à notre connaissance, exercèrent la reliure : Louis-Joseph, André II, Pierre-Jean-Baptiste, Paul- Michel et Pierre-Nicolas.
— (Louis-Eloy), reçu le 25 novembre 1748, fut élu Garde en 1764.
Il demeurait rue des Amandiers, et alla habiter place Carabray. Devenu veuf de Marie-Anne de Liège, il se remaria, le 23 octobre 1781, avec Marie- Anne -Françoise Cornu -Limage, fille d'un relieur. Il n'avait
DEROME
pas encore payé le droit de réunion en 1779.
DEUOME (Jacques II), reçu le 30 juillet 1764, nepaya pas, lui non plus, le droit de réunion en 1779 et demeura rue des Amandiers.
Les compagnons relieurs chantaient, sur l'air des Portraits à la mode, une chanson satyrique contre quatre maîtres relieurs qui, en 1763, s'étaient chargés, avec le concours de la garde, de les expulser du cabaret où ils complotaient contre les patrons (voy. p. 92). Chacun de ces maîtres avait son couplet, et nous donnons ici celui consacré à Derome, non pour faire connaître sa difformité, peut-être imaginaire, mais comme spécimen de la triste poésie des compagnons relieurs.
Jacques Deroin", ce p'tit bancal Qui a la têt' comme ua cheval;, Disait : Ils sont encore k table, Mettez à l'usil baïonnette.
Paix, paix, paix, ne parlez donc pas.
Je saurai les atteind' là-bas; Allez, ne les échappez pas.
Voilà le p... c. à la mode !
— (Louis-Joseph), premier fils de Jeau-Baptist-e Joseph, eut sa maîtrise le 30 mai 1770; fut, en 1770, député en exercice de la Communauté des Relieurs, Papetiers, etc., et administrateur de la Coiifre'rie de la Vierge de Saint-Hilaire, en 1782. Il habita d'abord rue des Amandiers et ensuite rue des Carmes.
— (André II), était fort jeune lors de sa réception, le 13 décembre 1776, puisqu'on le disait mineur dans son acte de mariage, le 28 juillet 1777, avec la fille do Siniéon Bacot, maître relieur. Il demeura rue du Mont-Saintllilaire, rue des Carmes et rue Judas. Administiateur de la Confrérie de l;i Vierge de Saint- Hilaire, on le nomma marguillier de celte église en mars 1783. Nous
n'avons pas trouvé le nom de son fils, Alexandre, parmi les relieurs.
DEROME ( Pierre -Jean- Bap-
tiste),plusjeunequeson frère André, quand il fut reçu maître le même jourquelui,se maria en 1780, le 6 novembre, avec .Marie-Louise Landot.
— (Paul-Michel), lui aussi très jeune lors de sa nomination de maître, le iOdécembre 1777, se maria étant encore mineur, le 3 juin 1782, avec Augustine-Émilie Gosselin, nièce de J.-R. Gosselin, relieur.
— (Pierre-Nicolas), se fit recevoir le même jour que Paul-Michel, et demeurait avec lui rue des Amandiers.
D E c X 1 K M E BRANCHE
DEROME (André I"), second fils de Pierre, remplaça comme apprentif son frère Claude chez Jacques Lemonnier, le 19 novembre 16o0; le temps d'apprentissage était alors de six ans. Il épousa .Marie Hélie, fille du relieur Nicolas Hélie, et, comme gendre de maître, put se faire recevoir à la maîtrise avant son frère aîné, soit le 18 août 1660. Jal ne lui a connu qu'une fille, Marie, qui épousa en 1689 un relieur appelé Valentin Plumet; mais il eut encore un fils, désigné sous le nom de Jacques, dans une liste de 169o, comme cousin de Louis I", fils de Claude, et qui fera l'objet de la notice ci-après. André mourut avant
DEROME
DEROME (Jacques I"), fils d'André l" et non son frère comme Jal l'a cru, naquit vers 1666. Il se maria quatre fois : la première, avec Marie Blapeart, fille d'un imprimeur; la seconde, avec Marie Nyon, d'une famille de libraires-relieurs ; la troisième, en 1720, avec Catherine Boissy, fille d'un laboureur, et enfin la quatrième fois, en 1724, avec Marie Dupont. Il eut de son premier mariage Jacques-Antoine, né vers 1696 et qui fut maître relieur. Jacques, qui avait eu sa maîtrise vers 1696, mourut rue Saint-Jacques, le 18 janvier 174o, âgé de 79 ans.
— (Jacques-Antoine), né vers i 1696, du premier mariage de Jacques avec Marie Blageart, fut reçu maître le 25 juin 1718; le mois suivant il épousa Anne Vauvilliers, parente de relieurs. Il remplit les fonctions de Garde du 1 1 septembre 1737 au lOjuin 17.39 et celles d'administrateur de la Confrérie du Saint-Sacrement de Saint-Hilaire. Il demeurait rue Saint- Jacques; c'est là qu'il mourut, le 22 novembre 1760, â^'é d'environ 64 ans *. Trois de ses fils furent relieurs : Charles, Nicolas et Nicolas- Denis dit le Jeune, le plus célèbre des Derome. Une de ses filles épousa Jean-Henry Fournier, libraire-relieur suivant la Cour.
Jacques-Antoine fut un relieur estimé de son temps et lit en effet de bonnes reliures. Mais la réputation de son fils, connu sous le nom de Derome le Jeune, elface tellement la sienne, et on parle d'autant plus rarement de lui que beaucoup d'amateurs ignorant même son nom
1. J'ai (louué par erreur la date de 1761 qui a été rectifiée par M. Gniffrej' d'après l'inventaire découvert par lui aux Archives Nationales. '\'oy. Bulletin de la Société de l'Histoire de Paris, juillet 1884.
attribuent souvent au fils les œuvres du père.
Nous avons eu quelquefois l'occasion d'examiner plusieurs de ses reliures en maroquin, avec dentelles, plus ou moins sobres de dorure, ou ses mosaïques, dont le dernier spécimen que nous ayons vu se trouvait à la vente de La Roche Lacarelle, sous le numéro 128.
Ces deux volumes, grands in-8°, maroquin rouge à compartiments de maroquin bleu, vert et citron, avec fleurs et losanges, dorures aux petits fers, etc., sans être d'un travail extra, étaient fort soignés, d'un excellent effet et d'un ton très agréable. A en juger par les deux reliures au nom de notre mosaïste, que MM. Marins Michel ont reproduites dans La Reliure franc cme ', il abusait des points, dont il parsemait trop volontiers ses fonds. Ce remplissage banal, bien placé dans les reliures à dessin courant, a le défaut, appliqué dans une décoration d'ensemble, de la rendre commune et d'en rapetisser considérablement l'effet. (Voy. pi. XXVII). Il ne parait pas, en somme, s'être élevé bien haut par le choix de ses compositions, restant toujours dans les données moyennes d'une invention restreinte.
Jacques-.Antoine Derome fut-il relieur et doreur tout à la fois, ou n'exerça-t-il que l'une ou l'autre de ces professions'.' Comme on a de lui un certain nombre de reliures mosaïques, on serait porté à croire qu'il les dorait lui-mêtiie; mais l'inventaire après son décès, que M. Guiffrey a heureusement retrouvé, sem-
1. Voy. dans cet ouvrage, les planches XVIII et XIX : Tutti i trionfi etc., à M. le baron James de Rothschild et Spaccio de la Destia etc., à M. Eugène Dutuit.
DEROME
ble prouver lo contraire, puisqu'il n'y ligure (jue des outils de relieur, sans le moindre petit fer à dorer- :
Le samedi 22 novembre 1760, sa fille ainée, Marie-Anne Derome, principale locataire d'une maison rue Saint-Jacques, au-dessous de Saint-Benoit, fit monter le commissaire au premier étajre d'un corps do log-is pratiqué au fond de la cour et le conduisit dan>; une chamVjre a3ani vue sur cette cour, en lui déclarant que son père étoit en pension chez elle, qu'il ('toit mort sur les trois heures de relevée, en une chambre dépendante de l'appartement qu'elle occupoit. laq\ielle chambre elle avoit cédé et abandonné à son père, qui avoit garny ladite chambre de meubles à lui appartenant.
Elle ajoutait encore avoir en sa possession un certain nombre d'outils dont la nomenclature ne comporte, sauf» une douzaine de petites presses à dorer sur tranche », que des outils de relieur. Le procès-verbal ne dit pas si ces ustensiles se.
trouvaient dans un atelier, dans une boutique ou dans un local spécialement affecté au travail de la reliure.
Jacques-Antoine ne fut-il donc qu'un simple relieur en chambre, donnant ses ouvrages à dorer au dehors à un ou plusieurs praticiens?
Doit-on supposer encore que, fatigué et âgé, il s'était retiré chez sa fille pour n'y plus pratiquer que la reliure, après s'être défait de son outillage de doreur, sentant qu'il n'avait plus assez d'assurance dans la main pour pousser sans trembler roulettes et filets? C'est possible, mais l'exercice de ces deux professions par le même individu a toujours été si rare, que la première supposition se rapproche davantage des probabilités.
Grâce au Bulletin de l'Ui^ilolre de
1. Voy. Dalletin de la Société dp l'Histoire de Paris, etc., juillet-août 1884, p. lO'J.
Paris, nous avons pu pénétrer chez Boyet et Antoine-Michel l'adeioup, et, comme on n'a pas souvent l'occasion d'entrer chez un relieur du xvHi* siècle, nous allons encore profiter de la découverte de M. Guiffrey, au risque d'allonger un peu notre notice, pour retourner avec lui dans le domicile de Jacques- Antoine Derome. L'intérieur, très modeste, ne respire pourtant pas la gène ; de plus l'inventaire prouve que le défunt ne laissait pas de dettes. Outre les outils déjà mentionnés, voici ce que signale le procès-verbal, qui ne donne pas le détail des gros meubles :
Un tableau dessus de porte peint sur toille, représentant des paysages, dans sa liordure de bois scuplté doré: une pcndulle faite à Paris, dans sa boite et sur sou pied de bois de marqueterie avec ornemens de cuivre en couleur;
Une cheminée composée d'une glace dans son parquet de bois peint eu vert avec ornemens de bois sculpté doré, surmontée d'un tableau peint sur toille représentant paysage;
Deux timballes, un gobelet à pied, deux salières couvertes, deux cuillières à ragoût, six cuillières à catfé, quatre cuillières et quatre fourchettes à bouche, le tout d'argent blanc, poinçon de Paris,
Et enfin cinq écus de 6 livres pièce, composant la somme de 30 livres, trouvée dans un des tiroirs d'une commode.
Les cinq héritiers, Charles, Nicolas, Nicolas -Denis, Marie -Anne Derome et la femme Fournier, choisirent pour la prisée des marchandises et outils François -Laurent Lemonnier, et on convint de procéder à la vente. Quand on eut déduit de ce qu'elle produisit la pension qui restait due à la sœur ainée, la part de chacun ne put être assurément que fort médiocre. Les relieurs, surtout ceux d'autrefois, n'ont, hélas! jamais fait fortune!
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DEROME
DEROME (Charles), né le 0 septembre 1721 ^ eut pour marraine sa grand'tante Marie Derome, femme Valentin Plumet, et se maria avec Antoinette Oblin, parente du relieur Jean-Charles Dupin. Reçu maître le 24 octobre 1740, il semble avoir toujours habité la rue Saint-Jacques.
Si ses deux fils cités par Jal : Jean- Henri et Jean-Baptiste, furent relieurs, ils n'arrivèrent certainement pas à la maîtrise.
— (Nicolas), second fils de Jacques-Antoine, naquit le 30 novembre 1724, se fit recevoir le 6 décembre 1748, et demeura toujours rue des Chiens. 11 se maria avec Mari.e- Henriette Bradel, fille d'un relieur de ce nom, ainsi qu'il en résulte, d'après Jal, de l'acte de baptême du fils de son frère Charles, Jean-Baptiste, dont elle fut marraine en 1758.
.Nous avons vu, dans une note de police, portant la date manuscrite de 176.J, que l'un des meneurs qui excitaient leurs confrères compagnons contre les maîtres, travaillait chez un Derome rue des Chiens; puis, d'un autre côté, le tableau de 1770 et les suivants jusqu'en 1776 ne le nommant plus, tandis que sa veuve y est indiquée, quoique absente, il faut en conclure qu'il était mort entre 1763 et 1770.
1. Une faute d'impression fait dire à Jal qu'il naquit en 1695, tandis que suivant lui son pèi'e, né vers cette date, ne se maria qu'en 1718.
Nicolas mettait son étiquette avec son adresse : rue de^ Chiens près Sainte-Geneviève , sur les reliures en maroquin. Celles que nous avons eues entre les mains nous ont paru d'une façon satisfaisante, quoique l'exécution eût pu être plus délicate.
Nous ignorons s'il fit des reliures très ornées, car nous ne connaissons de lui que des volumes assez simples, avec filets, et portant très souvent la grande ou la petite toile d'araignée dans les entre-nerfs du dos. Ceci ne veut pas dire, bien entendu, que toutes les reliures décorées de ce fer doivent lui être attribuées; cependant il paraît s'en être beaucoup servi.
DEROME (Nicolas-Denis dit Derome le Jeune), troisième fils de Jacques-Antoine, naquitlel<=''octobre 1731, et fut le plus célèbre de tous les membres de cette nombreuse famille.
Il épousa une demoiselle Bradel, laquelle, si Jal n'a pas fait confusion, aurait e'té la sœur ou la cousine de sa belle-sœur, Marie-Henriette Bradel, femme de Nicolas Derome.
En effet, Alexis-Pierre Bradel, étant connu pour son neveu, ne pouvait l'être par suite du mariage d'un Bradel avec une sœur de son oncle Derome,puisque les deux seules sœurs de celui-ci étaient, l'une célibataire, âgée de quarante et un ans, en 1760, et l'autre mariée avec J. -H. Fournier.
Derome Jeune se fit recevoir maître le 31 mars 1761, et demeurait rue Saint-Jacques, au-dessus de Saint-Benoît. H est vrai que plu-
DEROME
sieurs de ses étiquettes nous apprennent qu'il s'établit en 1760, et qu'il avait succédé à son père cette même année-là, de même qu'il le répète dans l'annonce de son changement de domicile reproduit cicontre en fac-similé, grâce à la libéralité de M. le baron Pichon, auquel l'original appartient. Mais ces affirmations ne sauraient en rien changer la date de sa maîtrise, relevée sur plusieurs tableaux de la corporation et par conséquent absolument officielle. Quand Jacques- Antoine mourut en 1760, ses deux fils aînés, établis depuis longtemps, purent très bien consentir, pour aider leur jeune frère à ses débuts, à lui laisser prendre le titre de successeur de leur père; cela d'autant plus facilement qu'au moment de la mort de celui-ci, sa clientèle, à en juger par son installation, ne devait pas être très nombreuse. Ni-
colas-Denis se chargea sans doute de terminer les travaux en cours d'exécution, pendant ([u'il faisait les formalités nécessaires pour l'obtention de son brevet de maître, et semble même avoir demeuré quel- ([ues temps dans le même local qu'avait habité son père, quoique ses étiquettes portent : « Rue Saint- Jacques, au-dessus de Saint-Renoi s to, alors que, d'après le procès-verbal que nous avons cité, la maison de Jacques-Antoine était au-dessous de cette église.
Élu Garde, le 10 mai 177.3, en même temps que François Gaudreau, relieur de la Dauphine, il paya le droit de réunion lors de la transformation de la Communauté en celle des Relieurs, Papetiers, etc., etc.
Il déménagea et alla habiter le numéro 63 de la rue Saint-Jacques, près le collège du Plessis, hôtel de la Couture.