FOUCAULT. — FOURNIER
thèque de Charles d'Orléans, etc. Paris, 1842, grand in-8 :
Sachent tuit que je Hugnet Foubert, libraire et enlumineur de livres, demeurant à Paris, confesse avoir eu et recen de honorable homme et sage maistre Pierre Poquet, receveur des finances de madame la duchesse d'Orléans, la somme de soixante sols parisis qui deubz m'estoient, pour avoir enluminé d'or et d'azur et de vermillon deux petits livres pour monseigneur d'Angoulême, et pour Philippe mons. d'Orléans, et pour iceulx avoir lie: entre deux aiz, couvert de cuir de Cordoan vermeil de laquelle somme de LX s. p. je me tien content et bien paie, etc.. lo XX" jour de février l'an mil cccc et ung.
FOUCAULT (Jehan). Nous croyons
devoir citer ici, à titre de pure induction, les extraits d'un compte de i 557-58 d'après lequel un doreur sur cuir du nom bien français de Jehan Foucault aurait été employé par Catherine de Médicis pour décorer son château de Monceaux. Les peaux dorées par cet artiste devaient faire « tentes de chambre », il ne s'agit donc pas de livres; mais s'il y avait eu à Paris des doreurs sur cuir italiens plus habiles que les doreurs français, la reine italienne ne se serait-elle pas adressée à eux de préférence "?
A Jehan Foucault, doreur sur cuir, demeurant à Paris, la somme de 43 livres tournois à luy ordonnée pour son partait et entier payement de toute besogne qu'il a faicte de son estât jusqucs au 8 juillet dernier pour le service de la ditte Dame en sa maison et chastcau de Monceaux, etc.
A Jehan Foucault, etc. la somme de 10 livres tournois pour son payement de neuf peaux de cuir dorées, argentées et figures qu'il a a faites pour forme d'essay à faire tentes de chambre selon les portraitz et devis de la ditte Dame pour servir en sa maison et chasteau de Monceaux dont aucuns sont faits à personnages, etc. (Bib. Nat. MS. 10396, p. 48 et suiv.)
D'après Ed. Fournier, les plus célèbres doreurs sur cuir sous Henri II « étaient Jehan Foucault et Jehan Louvet qui logeaient en l'hôtel de Nesles ». Il ajoute que les Comices royaux de 1 557 parlent d'une
tente de chambre « faicte sur cuir de mouton, argentée, frizée, de figures de rouge, pour servir en la chambre et cabinet du Roy à Monceaux ». Il ne dit pas où existent ces Comptes qui ont évidemment rapport aux travaux mentionnés dans nos extraits du registre ci-dessus, de la Bibl. Nationale.
FOUET (Robert), reçu libraire en 1597, mort en 1642. Il avait une maison de librairie très importante à laquelle il joignait la reliure, car Jean Huard fut reçu maître relieur comme ayant fait son apprentissage chez lui.
FOURNET (Florent), apprenti de Michel Carré et de Jean Duhamel, fut reçu le 20 janvier 1650.
FOURNIER (N...).Ce relieur, dont nous n'avons pu découvrir le prénom, fut condamné le 21 février 1 698, en même temps que P. Auvray, les deux Bemache, L.-A. Boyet, D. Dangerville, la veuve Delatour et V. Robert, à trois livres d'amende, la sentence affichée et criée à son de trompe, pour reliure de livres défendus. N'ayant trouvé ce relieur mentionné ni dans les listes du temps, ni dans les livres de la Confrérie, nous supposons qu'il quitta Paris et qu'il n'y aurait rien d'impossible à ce que son fils fût :
— (Jean-Henri), établi à Versailles libraire-relieur. Compromis dans l'affaire des livres erotiques de M''^ Bonafons avec Nicolas Dubuisson (voy. ce nom). Il entra à la Bastille le 24 août 1745, et en sortit peu après, le 15 septembre suivant.
Fournier avait épousé une fille de Jacques- Antoine Derome et se trouvait par conséquent le beau-frère de Charles, de Nicolas et de Nicolas-