‹ Les Religieuses FranciscainesChapitre 21 sur 105 · CHAPITRE Vin · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vin

[aSCAINES DU TRÈS SAINT SACELEMENT

lîtréc pour l'adoration du T, S, Sacrement. Troyts, rue du Cloître Saint-Pierre, a6.

de Paris à Troyes et eo Pologne.

D. Son bat et son esprit.

jrents instituts qui font la gloire de l'Eglise s villes et des bourgades, il est juste que ittachent par état au culte de la divine re du christianisme et résumé merveilleux îits de Notre- Seigneur Jésus- Christ, :ette noble mission, les Franciscaines du ement, de Troyes, ont choisi comme état ie, l'Adoration perpétuelle du Très Saint lies ont le bonheur de voir exposé jour et rds, dans leur humble chapelle, juste de rendre au Sauveur toujours prée nous l'hommage d'adoration, il importe

les instituts voués au culte eucharistique, oins un dont les membres s'appliquent à our qui a rendu le Fils de Dieu captif sur t amour soit honoré, loué, exalté par une perpétuelle. Telle est la fin principale de

les religieuses Fraîiciscaines du Très '; de Troyes.

Cet institut a été fondé en 1854 par la Révérer-"- Marie de Sainte-Claire Bouillevaux.

Victoire-Joséphine Bouillevaux naquit à Maiziè village de la Champagne, le i" juin 1820, au j( Fête-Dieu. Ses religieux parents l'entourèrent dt sollicitude possible, de sorte que cette petite fleur, à répandre dans le jardin de la religion de si su; films, ne connut jamais ni les pièges, ni les sëdu( monde. Sa jeunesse s'écoula paisiblement.

Sur les instances de son directeur, M. l'abbé K de Maizières, qui devait en 1851 entrer dans !'( Saint- François au couvent des Capucins de Marse ie nom de P. B***, elle ouvrit une école pour c instruire les enfants de la paroisse. Dès lors elle s à l'apostolat et »'adonna avec une ferveur admir plus austères pratiques de la piété chrétienne et religieuse. En 1852, elle fut reçue au Tiers-Ordr cain et prit le nom de Sceur Marie de Sainte-Clai

D'un autre côté, le P. B"" qui désirait depuis li établir une communauté religieuse, résolut de m projet à exécution. Il fit venirà Paris, en 1854, Sœi à laquelle îl adjoignit une autre tertiaire que la Pi lui avait fait rencontrer à Casteinaudary. £lles se dans un appartement de la rue Cassini, et y comn leur vie de prière, de mortification et de pauvreti que. Bientôt une autre personne vint s'adjoindre . la petite colonie se porta dans un local attenant munauté des Carmélites de la rue Denfert. Là, el salent aux Sœurs dans la récitation de l'office et < exercices du couvent. Elles s'instruisirent aussi ; la Supérieure et de la maîtresse des novices de: caines de Sainte- Elisabeth, de la Règle, des co des saintes pratiques de l'Ordre,

Le Père fondateur se décida enfin à donner à famille une existence religieuse. Avec l'autorisât supérieurs, il donna l'habit du Tiers-Ordre rég quatre premières et plus anciennes postulantes, cembre 1854, jour de l'octave de l'Immaculée-Cc

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La Mère Marie de Sainte-Claire fut établie Supérieure de la petite communauté, qui, une fois encore, changea de domicile et fut transférée rue des Anglaises. Le 24 mai 1856, rinsigne privilège de l'adoration du Très Saint Sacrement leur était accordé.

Cependant plusieurs cités sollicitaient la faveur de posséder une maison de religieuses adoratrices. Sur les instances de Mgr Cœur, les Franciscaines se prononcèrent pour la ville de Troyes où elles se fixèrent le 15 juillet de cette même année 1856. La famille naissante avait enfin trouvé son centre et sa demeure permanente.

Ce fut alors surtout qu'elle s'appliqua à cette vie d'adoration et d'action de grâce, vie du ciel sur la terre, qui fait contempler, louer et bénir sans cesse sous les voiles eucharistiques Celui que nous verrons face à f^e dans la véritable patrie. La Mère fondatrice, religieuse au cœur tendre et ardent, mais à la conscience un peu timorée, s'adonna tout entière à ces sentiments d'amoureuse reconnaissance et d'union avec Dieu. Un exemplaire de V Abandon à la divine Providence^ par le R. P. Caussade, étant tombé uq jour entre ses mains, elle le lut avec avidité. Elle y trouva la solution de tous ses doutes et de toutes ses .craintes. Elle écrivait plus tard que la doctrine qu'il renferme devait être comme la charpente de l'édifice spirituel d'une Franciscaine du Très Saint Sacrement.

Elle aimait par-dessus tout l'humilité, la simplicité, la charité, et c'est dans cette voie qu'elle dirigeait ses Sœurs. € Oh ! mes Sœurs, répétait-elle souvent, soyons bien petites, faisons-nous bien petites. » — t Allons, ma fille, écrivait-elle, laissons les autres courir la Judée ; pour nous, dirigeons-nous paisiblement à Bethléem ; aux âmes fortes les travaux, à nous le petit chemin; montées, s'il est nécessaire, sur un âne comme la très sainte Vierge, rebutées comme elle des grandes hôtelleries, nous pourrons entrer plus avant et pénétrer jusqu'à la crèche, où le cher petit Jésus nous fera une place, si nous sommes comme lui toutes petites et dépouillées de tout bagage ; il nous fera surtout ton accueil, si nous nous présentons munies d'une petite

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LES RBLIGIBUSES FRANCISCAINES I35

croix. Dès l'enfance, Jésus a souri à la croix, par anïbur pour nous. Oh I aimons, almoDS et ne vivons que pour aimer. >

Malgré son ardente soif d'obéissance et d'humilité, la Mère Marie de Sainte-Claire fut obligée de garder la lourde charge de Supérieure jusqu'en 185g. A cette époque, elle ne voulut plus en porter le poids et s'en déchargea. Mais elle fut bientôt obligée de le reprendre, et dut, à son grand regret, le conserver jusqu'à sa mort qui arriva le 8 août 1871.

Ses derniers moments furent précieux devant le Seigneur. Elle se conforma pleinement à la volonté divine, soufirit avec patience, demanda pardon à ses Sœurs des " mauvais exemples qu'elle aurait pu donner, ., Peu de jours avant son départ pour le ciel, elle put avec l'aide de l'infinnîère se traîner jusqu'à la fenêtre de sa chambre, audessous de laquelle les religieuses s'étalent assemblées. Elle les regarda toutes et leur dit en souriant quelques paroles; puis prolongeant son regard sur chacune d'elles, elle semblait s'arracher avec peine de cette petite Emilie qu'elle aimait et dont elle était tantaimée ! Maiutenant unie au chœur des vierges, elle continue à protéger sa famille de la terre (i).

Son zèle ardent lui avait fait accueillir avec empressement, en 1871, le projet que nourrissait une de ses religieuses. Polonaise d'origine, d'établir dans sa patrie une communauté de l'institut. La pensée de savoir le Très Saint Sacrement adoré et loué perpétuellement par ses filles, sur cette terre de Polc^ne, toute teinte encore du sang de ses enfants, martyrs de leur foi autant que de leur nationalité, l'avait comblée de joie et d'espérance.

Le 28 avril, la petite colonie, composée de sept Sœurs, dont trois étaient Françaises et quatre Polonaises, quitta la chère maison de Troyes et se dirigea vers l'Allemagne. Munie de l'autorisation du Saini-Siëge, elle allait fonder un monastère dans le grand-duchè de Posen,

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