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SCEURS FRANCISCAINES DE JÉSUS

Communauté pour les mineures pauvres.

Maison unique à Amiens {Somme), st*], route de Paris,

L'Œuvre des mineures sans ressources et des délaissées de tout âge a été fondée à Amiens le 29 juin 1877, par Mlle Ryder, en religion Mère Marie de la Trinité, qui obtint successivement, en 1884, le premier prix Montyon^ en 1886, une médaille d'honneur pour dévouement à l'humanité, en 1888, une médaille de vermeil pour la protection de l'enfance et des apprenties.

La communauté essaima, mais toutes les Sœurs sont revenues à leur berceau. Elles portent un vêtement noir avec un petit cordon de même couleur.

Citons quelques phrases du discours de M. Edouard Pailleron, président de l'Académie française dans la séance du 20 novembre 1884 :

■ En 1877, Mlle Ryder fonda une maison de refuge pour les mineures sans ressources. Quand je dis « fonda 1, je devrais dire « ouvrit •, et quand je dis « maison » je devrais dire » boutique », peut-être même échoppe; enfin, mettons refuge. Elle y amena deux petites malheureuses ramassées dans la rue. Puis d'autres, d'autres encore. Et à mesure que ce petit nombre s'entassait daas l'asile étroit, il fallait se serrer, partager, s'entr'aider. Mais la directrice avait déjà su établir, entre ces enfants, un courant d'émulation tel que, pour eux, la pcivatioo était une gourmandise et le sacrifice une récompense... Peu à peu le succès vint, l'échoppe devint réellement une maison... Et ce ne sont plus seulement les mineures abandonnées qu'elle accueille à présent, mais toutes celles qu'on lui amène : les vicieuses, les incurables ; celles que leurs parents ne peuvent nourrir, celles que les hospices repoussent, celles que les écoles rejettent. Tout ce qui fait qu'on les refuse fait qu'elle les accepte. » (i).

StEURS FRANaSCAINES, DITES DE SAINTE-ELISABETH

Communauté contemplative.

MoHosûr» unique à Stnitecé-lès-Mâcan (Saont-tt-Loire),

La communauté de Sennecé date du 16 avril 1865, et l'approbation épiscopale a été signée le I4avril de la même année.

L'illustre et pieux tertiaire, Mgr Bouange, mort en 1884. évêque de Langres et qui fiit précédemment vicaire général, pendant vingt ans, au diocèse d'Autun, travailla efQcace-

I. n existe encore à Amiens, rue des Crlnions, une autre communauté Indépendante de Sœura gfardes-malades, fondée en i874p3r M. le cbanoine Duval, mais qui n'a aucune prospérité faute de

ment à la fondation du monastère. Les religieuses se souviendront toujours de sa douce et suave direction.

La maison de Sennecé, à 6 kilomètres de M&con, a pour but principal de procurer aux personnes du monde qui le désirent l'avantage de pouvoir se retirer quelques jours loin du siècle, afin de vaquer aux saints exercices de la retraite.

Le monastère est assez vaste et un certain nombre de cellules peuvent toujours être mises à la disposition des retraitantes. La situation di^lieu ne peut être mieux choisie pour l'œuvre en question : tout porte au recueillement, La solitude y est complète, la beauté du site élève l'Âme à Dieu et réjouit la vue ; on y respire un aîr pur et salubre ; tout en médium sur les œuvres divines et les merveilles de la nature, on peut se promener dans les vastes jardins du couvent.

Les religieuses, au nombre d'une vingtaine, récitent le bréviaire Romain-Séraphique et ont de cinq à six heures d'exercices spirituels par jour; le reste du temps est employé aux autres pratiques de la vie monastique et au travail des mains. Elles suivent la Règle de Léon X et les Constitutions dites de Sainte- Elisabeth pour l'ancienae Province de France, un peu rajeunies pour la forme par l'évéché et rendues conformes aux décrets apostoliques régissant les communautés depuis la Révolution.

Leur costume se compose de la tunique et scapulaire de couleur brune, de la guimpe et voile blancs sous le noir. Le manteau de drap brun complète le costume et se porte au chœur depuis la Toussaint jusqu'à Pâques (1),

I. Des Sœurs franciscaines an nombre de trente dirig'eat à Mêla l'hôpital SaJate-Blandine ; leur maison-mère est à Saïikotten, au diocèse de Paderborn. Elles donnent aussi asile aux servantes en quête de place. — D'autres Sœurs du Tiers-Ordre de Saint-François sont établies en Alsace, à Reinaekem et à TAal, au diocèse de Strasbourg : vie contemplative et travail manuel.

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