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EN ANGLETERRE, ECOSSE, IRLANDE

En Angleterre^ en plein pays protestant, les Franciscaines du Tiers-Ordre ont planté le drapeau de la pauvreté et de la charité. Nommons les principaux couvents :

Londres^ Mlll-Hill, La première pierre de ce couvent, bâti pour cinquante religieuses, fut posée le 24 juillet 1872, par Mgr Manning, archevêque de Westminster, plus tard cardinal, qui, en cette circonstance, prononça un magnifique discours où il retraça les grands travaux apos-

toiiques de l'Ordre de Saînl-François en il fit un tableau saisissant de la triste cond d'Amérique à l'évangélisation desquels raient travailler. Ces religieuses, primitive glicau, en se convertissant au cathoUc pour leur communauté la Règle du Tiers- François. Elles se destinent principaleme étrangères et oot fondé 3 établissements a Baltimore^ Maryla?id et Richmond. — A mil, N. W., elles ont une maison d'éduc; filles, l'école industrielle de SaJnte-Margue linat pour les enfants de couleur.

Le couvent de Notting-Hill, à Londres Mgr Manning, et une autre fondation a é1 or Sea : maisons d'éducation pour jeunes gieuses ont la même Règle que celles dt sont maintenant indépendantes.

\^s Franciscaines de l'Immaculée -Cor dres, Westminster, Portobello-road, Bayi une maison d'éducation pour jeunes fi] Sainte -Elisabeth pour former et placer les 1 tiques.

La communauté des Franciscaines & plus ancienne en Angleterre, Elle fut fond» P. Jean Gennings, provincial des Francis cloîtrées, disent le grand office, dirigent < renommés de jeunes filles. Elles ont fondi Wosdckester. — Sur l'initiative de la M' Taunton, les couvents de religieuses cath terre offrirent à la reine Victoria, à l'occasi en 1887, 8,000 habits pour être distribués aux pauvres de son royaume. L'oâraodi gnée d'une adresse, magnifiquement enl Sœur û^anciscaine de Taunton, exprimant simple et digne la loyauté et le dévouei ques anglais.

Les Sœurs Franciscaines de Saint-Jos étrangères ont été fondées par la Mèrt

Ingham, femme d*origine très humble, sous la direction de Mgr Vaughan, évêque de Salford, maintenant archevêque de Westminster. Elles se destinent aux missions étrangères où quelques-unes sont déjà parties. Elles ont 2 couvents dans le diocèse de Westminster et 2 dans celui de Salford. Elles desservent les collèges des Missionnaires de Saint-Joseph à Londres^ Freshfield et Kelvedon et ont des écoles pour les enfants abandonnés à Manchester.

En Ecosse^ les Franciscaines dont la maison-mère est à Glasgow sont assez répandues et très estimées.

En 1846, la famine amena d'Irlande à Glasgow tm grand nombre de familles qui, jetées au milieu des calvinistes, couraient grand risque de se pervertir. Un curé de la ville eut l'inspiration, pour y remédier, de faire appel au dévouement des Franciscaines de Notre-Dame des Anges de Tourcoing, en France, qu'il connaissait. Une fondation fut décidée. Au mois de juin 1847, une petite colonie composée des Sœurs Adélaïde et Véronique et d'une généreuse demoiselle, Marie Marchand, qui devait pourvoir aux premiers besoins, arriva à Glasgow. Aidées de trois demoiselles écossaises, elles fondèrent successivement une école, un hospice et un orphelinat. Mais, hélas ! la Sœur Véronique, dans une visite aux pauvres typhoïdes, tomba atteinte par le fléau, et au moment où elle guérissait, la Sœur Adélaïde fut attaquée du choléra et mourut quelques jours après. Il fallut licencier l'école ; elle fut cependant rouverte en 1849. Mlle Marchand prit le voile avec deux autres personnes très instruites. En 1852, la communauté se composait de 26 membres zélés et actifs. La maison voisine fut achetée, une chapelle bâtie, et tout marcha régulièrement. Elles prirent la direction de quatre grandes écoles de pauvres, fréquentées par plus de 2.000 filles; en outre, elles dirigèrent les écoles du soir et les écoles dominicales, et visitèrent à domicile les pauvres et leur portèrent des secours. — En 1859, ^^^ autre œuvre des plus importantes leur fut confiée : la direction d'une école industrielle et pénitentiaire du gouvernement où les jeunes délinquants sont détenus pour un temps déterminé, afin de corriger

leurs défauts et de les instruire chrétieanement. Dans ce nouvel emploi, les Sœurs obtinrent un si beau succès, que, dès la première année, Tinspecteur officiel leur décerna les plus grands éloges. Aujourd'hui cette école se trouve au premier rang parmi les établissements de ce genre. Un très grand nombre d'enfants y ont été formées par les Sœurs, et les meilleures familles sont souvent heureuses de venir y chercher des servantes fidèles.

Autres maisons à Edimbourg^ Elmwoody Greenock^ Abredony, Inverness^ etc.

En Irlande^ la maison des Franciscaines fondée en 1866 à BrumS'HambOy au diocèse d'Ardagh, fut la première colonie du Tiers-Ordre régulier. Ce couvent eut même le bonheur de recevoir dans son sein les premières novices qui se consacraient à la religion, depuis la Réforme, dans cette partie du pays. L'une de ces jeunes filles était Miss Marie Gratton, fille d'un membre du Parlement et petite-fille du grand patriote irlandais O'Connell.

Nous croyons qu'il y a dans le royaume d'Angleterre environ 400 religieuses franciscaines, sans parler des Clarisses habitant 7 couvents.

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