‹ Les Religieuses FranciscainesChapitre 91 sur 105 · AFRIQUE · texte numérisé non relu

AFRIQUE

Nous trouvons les Franciscaines françaises à Pile de Madère y au Congo belge (à Nouvelle- Anvers et Borna), au Dahomey (avant la guerre), en Algérie (à Misserghin), en Tunisie (à Carthage), dans V Afrique orientale (à Djibouti, Berbera, Harrar, aux pays Gallas).

Les Franciscaines espagnoles sont établies au Maroc y où elles ont deux couvents. La maison de Tanger, pour réducatîon des jeunes filles, est très spacieuse. Elles ont fondé aussi Tœuvre de la « Régénération des jeunes Africaines t, et établi à Barcelone une maison pour recevoir des petites Mauresques converties.

Les Franciscaines missionnaires italiennes sont répandues dans toute TÉgypte, et maintenant au nombre d'environ 300, Elles eurent pour berceau la ville de Ferentino, située entre Rome et Naples, et furent d*abord connues sous le nom de Clarisses de la charité. En 1859, ^^^ firent une fondation au Caire ^ grâce à la bienveillance de Mgr Guasco, évêque d'Alexandrie, de Mgr Bovieri, nonce en Suisse, et du R. P. Joseph de San-Rémo, missionnaire franciscain, alors leur directeur. Un an après, elles s'établirent au Vieux-Caire y près de la grotte où se réfugia la sainte Famille lorsqu'elle fuyait la fureur d'Hérode. Successivement des écoles furent fondées à Boulacq^ Damiette,

Mansourah^ Kafar-Zayat^ Ismaïlta; cette dernière fut ouverte à la demande de M. Ferdinand de Lesseps.

Sur la prière de Don Batista Olivieri, qui s'était fait un nom en Italie pour son dévouement à la cause des noirs, les Franciscaines missionnaires d'Egypte prirent l'œuvre du rachat des petites négresses. La Révérende Mère Catherine de Sainte-Rose, supérieure générale, ouvrit au Caire, en 1860, un charitable asile, à côté de l'orphelinat, de l'école et de l'hospice, pour recevoir six malheureuses créatures échappées par miracle des marchés d'Alexandrie. Petit à petit l'établissement fut agrandi ; il reçoit des centaines d'infortunées, sauvées de l'abrutissement moral et physique, et qui deviennent honnêtes, laborieuses et capables d'exercer un métier utile. La plupart s'engagent dans des familles catholiques, quelques-unes mêmes dans des maisons musulmanes où elles deviennent apôtres.

D'autres maisons ont été établies à Alexandrie^ à VîU de Malte j à Jérusaleniy et en Italie.

Signalons ici le curieux épisode d'Elkom. Quand la guerre anglo -turque éclata, en 1882, les Franciscaines durent quitter momentanément leur couvent de Kafar-Zayat. Sur le point d'être égorgées, elles furent protégées par Mohammed Abd-el-Kani, cheyk d'une puissante tribu de Bédouins, et amenées par lui, avec le P. François d'Orta, dans sa demeure au village d'Elkom, où elles restèrent pendant les jours de trouble. Avant leur départ. Sœur Hélène, nouvelle sainte Claire, eut le courage d'aller chercher au couvent le saint ciboire, de telle sorte que le Saint Sacrement resta au milieu d'elles dans la maison du cheyk. Abd-el-Kani, qui avait combattu sous le drapeau d' Arabi, fut jeté en prison après la défaite de celui-ci ; mais il fut délivré à son tour par le P. François d'Orta, qui avait fait connaître la générosité de son libérateur au gouvernement anglais (i).

I. Lire dans les Splendeurs de la Terre Sainte ^ par M. Sodar de Vaulx (chez Bloud et Barrai, 4, rue Madame, Paris), cette émouvante aventure.

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Les FraEciscaines rentrèrent au Caire le 29 septembre 1882. A peine de retour, elles furent demandées à la citadelle pour soigner les soldats anglais. Ellfs accenfërenl el consacrèrent à ces malheureust guerre leurs soies les plus dévoués. Le son remit, au nom de la reine d'Angle d'honneur en or à six religieuses. La était destinée à une autre Sœur, mais emportée par le choléra. Le khédive à st argent un don considérable employé au; truction des couvents qui avaient souffe tien et du pillage.

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