‹ Les religionnaires de Bordeaux de 1685 à 1802Chapitre 124 sur 166 · Article de nouveau garanti par la Constitution de · texte numérisé non relu

Article de nouveau garanti par la Constitution de

lit-il pas les droits des iiori-eatholiques à se présenter à tous ;s emplois ^ ? L'Assemblée constituante ne se préparait-elle pas à faire restituer aux héritiers des légitimes propriétaires les biens jadis confis(iués par l'Etat ou dévolus au Clergé ^ ? Ne promettaitt^lle pas de rendre les droits de citoyens français aux descendants (les réfugiés de 1685 à l'étranger, s'ils rentraient en F'rance et y prêtaient le serment civique ? — Vraiment, il y avait dans ces multiples bienfaits motif à orientera tout jamais la conduite politique des Protestants'^, si le principe même de leurs croyances religieuses ne les avait guidés à cet égard depuis longterfips déjà. Mais se rappelaient-ils encore, ces rescapés de la longue affliction, ce que leurs ancêtres desxvi^ et xvii^ siècles avaient fait pour l'élaboration de ce droit nouveau fondé sur la morale et la justice ? * Nous n'osons l'affirmer. Il y a plutôt apparence que le libéralisme des Protestants de cette fin du xviii^ siècle découlait de pleine source.

La joie qu'ils éprouvaient d'être réintégrés dans la grande communauté française, au point de vue civil et social, ne leur faisait point oublier les intérêts de leur église. Certaines délibérations du Consistoire en sont la preuve : convocation d'un nouveau synode national dont le soin fut confié tout particulièrement à Olivier- Desmont^, confirmation de la mission particulière précédemment donnée à Rabaut Saint-Etienne^, consécration solennelle du sieur Périsse au ministère évangélique ': il y a traces de tout cela dans le Regisire consistorial pendant les premiers mois de l'année 1789. Il y a même davantage; pleinement confiants dans l'avenir, nos

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