‹ Les religionnaires de Bordeaux de 1685 à 1802Chapitre 159 sur 166 · Délibération du 1 avril · texte numérisé non relu

Délibération du 1 avril

3. Délibérations des 10 et 22 décembre 1800 et 20 juillet 1801.

RÉGIME DE LA IJin-I^Tl'; F)ÉFINITIVE, ETC. 357

nous l'avons dit ailleurs et peu capable, malgré quelques ressources personnelles, de subvenir aux frais de trois années d'études théologiques au Séminaire de Lausanne, l'ancien pasteur de Bordeaux crut à bon droit ne point déroger à sa dignité en demandant à l'église qu'il avait servie fidèlement pendant vingt-huit ans, d'adopter le jeune étudiant. Le Consistoire, espérant que celui-ci serait, un jour, capable de ressusciter dans notre ville les exemples de vertu et de zèle donnés par son père, trouva la demande légitime et décida d'accorder à Benjamin Olivier-Desmont une pension annuelle de 300 1. en exprimant ses regrets de ne pouvoir faire davantage en souvenir d'un pasteur aimé ^.

Ces menus faits, quelques-uns de nos lecteurs les trouveront peut-être futiles en eux-mêmes, mais les disciples de l'école de Taine les jugeront significatifs, comme décelant une société mal remise économiquement de la secousse que lui avait donnée la Révolution.

Comme bien on pense, la ruine financière de l'église, que nous avons constatée au moment où celle-ci se dispersa pour quelques années 2, ne se répara que lentement et péniblement. Aux torts de la politique terroriste s'ajoutèrent peu à peu la gêne économique, l'ébranlement social, et les maux inséparables de la guerre que soutenait alors la Répubhque contre l'Europe coalisée, Il serait instructif pour nous de rechercher, en descendant dans le détail des faits, si le manque de ressources pesa plus lourdement sur le groupement ecclésiastique qui nous occupe que sur tel groupement catholique, de même importance, qui se réorganisait vers le même temps. Les données que fournit à cet égard le deuxième Registre des délibérations sont incomplètes, sporadiques. Nous les avons utilisées déjà pour la plupart, chacune en son lieu. Mais nous avons, pour éclairer la question^ un précieux « état de situation » financière de l'année 1797, qui, encore inédit dans les archives du Consistoire, trouvera ici sa place naturelle.

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