Cf. ci-dessus, p
RÉGIME \m: la i,iiu:iriM'; dk i im 1 1\ i;, i:i(.. 361
Los i)reiniùros années grasses, au point de vn(i hud^daire , lurent 1799 et 1800, à réchéance des([uolIes le trésorier annonça un (încaisso do 3.000 J., puis do 4.0001. En 1798, rencaisse n'avait été cpie de 351 1.2. En 1801, il était redescendu à 1.314 1.^
Un pi'ojct de loi relatif aux biens du culU) et aux écoles protestantes de France était alors soumis au Conseil des Cinq-cents à' Paris, ne tendant à rien moins qu'à nationaliser ces biens. L'in(iuiétude fut grande dans beaucoup de milieux, nulle part plus grande peut-être qu'à Bordeaux puisque ce fut un député girondin, Denis Couzard, qui fut chargé de le combattre*. C'était un négociant de notre ville et très certainement aussi un protestant, au moins par sa mère née Meynadieu^. Le 9 ventôse an VII il exprima son opinion sur les projets en question et réclama une affectation précise pour les biens on cause. Il semble qu^il ait gagné l'oreille de ses collègues puisque son discours eut l'honneur d'être imprimé par l'Imprimerie nationale^.
L'attention que nous avons donnée au financiel de la communauté a eu pour but de savoir si oui ou non les libéralités des fidèles étaient proportionnées comme jadis aux besoins existants, et si le régime de la séparation d'avec l'Etat, de la non-participation au budget public était toujours viable dans une église aussi importante que celle que nous envisageons. Il est évident que oui, si l'on réduit l'effort financier de cette église à faire vivre ses deux pasteurs et à subvenir aux besoins essentiels du culte public (salaires de l'organiste, du chantre et du lecteur). Oui encore si à cette double obligation s'ajoute celle non moins impérieuse de secourir les « pauvres de l'église ». Mais il semble bien que non, dès que des charges extraordinaires s'imposent, telles que la construction d'un temple, l'achat d'orgues, l'entretien d'une école,