‹ Les religionnaires de Bordeaux de 1685 à 1802Chapitre 54 sur 166 · LES PASTEUBS DE L EGLISE · texte numérisé non relu

LES PASTEUBS DE L EGLISE

Lellre du Consistoire de Bordeaux an dolloqne de Sainlonge pour obtenir F extension jusqu'à Pâques du prêt d'Etienne Gilyerl à r église de Bordeaux. (30 nov. 1759) ^

... lu mois ou environ suflirait à peine pour luire une tournée dans nos vingt-deux sociétés, qui même augmentent journellement. Voudriezvous donc qu'après avoir été préparés à la sainte communion, nous en lussions ensuite privés par la brièveté de votre prêt ?... Nous vous prions de nous le continuer jusqu'à la communion de Pacjues où Unissent nos sociétés 2... Nombre de personnes, choquées vivement d'un j)rôt si court et si disproportionné à nos besoins, ont su que M. Sols=* en quittant le Périgord s'était retiré du côté de Montauban. Une d'entre elles y a écrit |)Our Vy déterrer et en a obtenu une réponse que j'ai vue, par laquelle il est tout disposé à venir, pourvu qu'on lui adresse une vocation en bonne et due forme. Vous voyez combien cela est contraire à l'arrêté du synode national'* et à l'obligation où nous sommes de le faire observer. Voyez si vous voulez le prévenir en nous accordant ce que nous vous demandons. Sans cela, soyez surs qu'il sera bientôt ici et que par là il se mettra et nous mettra aussi dans des fâcheuses affaires, lui comme viollateur de la deffense qui lui a été faite et nous comme fauteurs et complices de sa viollalion. Je crains encore que cela ne réveille dans plusieurs la division déjà éteinte, en le voyant revenir d'abord apprès le départ de M. Dubosc (G. de Barmont) et qu'ils ne nous accusent de les avoir trompés, de nous être entendus, et que sais-je? »

Après un premier séjour de quelques mois à Bordeaux, Etienne Gibert demanda un congé pour retourner en Saintonge d'où il espérait revenir bientôt. L'assassinat de la demoiselle Dudon^ ayant décidé les autorités locales à inspecter soigneusement tous les bateaux qui arrivaient dans notre ville, Gibert craignit d'être découvert et reconnu en tant que pasteur de la R. P. R. Il ajourna donc son retour et se rendit d'abord en Languedoc

1. Cette lettre a été reproduite en entier, d'après la minute des arcliives du Consistoire de Bordeaux, par M. D. Benoit (p. 146-148) qui en attribue la paternité au pasteur Redonne]. Certains passages prouvent, à notre avis, que, si elle fut rédigée par Redonne), elle fut envoyée au nom du Consistoire. La répou«;e fut tlonuée par Dugas, le 31 décembre 1759 (//>/>/., p. 148).

2. On peut concliu'e de ce passage que l(;s réiuiioiis de l'église iravaienl lieu que pendant les saisons d'automne et d'hiver.

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