‹ Les religionnaires de Bordeaux de 1685 à 1802Chapitre 83 sur 166 · Cf. ci-dessus, chap. V. p. 133, note · texte numérisé non relu

Cf. ci-dessus, chap. V. p. 133, note

4", Reproduit par Paniel Penoit, ouv, cité, p. 20-?,

Quant au pasteur Henri Cavalier, il y a apparence, en raison ses origines, de sa piété reconnue et du temps où commence so ministère (1763), qu'il suivit les exemples de ses prédécesseur Son grand âge et ses forces défaillantes expliquent les doléanc que suscitèrent ses sermons en 1778 et qui semblent avoir visé forme plus que le fond^.

Avec Olivier-Desmont commence une seconde phase de la prédi cation publique aux Chartrons. « On exige, écrit le nouveau paste en 1771, des discours plutôt philosophiques que chrétiens; on ved de l'esprit et non de l'onction; on préfère les antithèses et les jeu de mots aux pensées solides, simples et chrétiennes... Cette manier de prêcher est la plus pénible et la moins apostolique w^. Ce n'était plus le ton des Discours moraux el Sermons sur divers textes de^L l'Ecriture-sainte que ce même Olivier-^Desmont avait prêches Anduze et au sujet desquels le pasteur Gal-Pomaret lui écrivai de Ganges, à la date du 11 janvier 1773 : « Pourquoi parlez-vou de vos sermons comme d'un livret ? Ils vous font beaucoup d'hon neur et je voudrais bien que ceux d'entre nous qui les ont critiqué fussent en état d'en donner d'aussi bons. J'ai répondu qu'ils étaien fort goûtés à Bordeaux et que Bordeaux fourmille de connaisseurs »*

Olivier n'y prêche cependant que la morale, le pardon des injures la nécessité de l'aumône, le devoir de la restitution, et dénonci'la}^ force des mauvaises habitudes. Seul le quatrième de ces six ser-;^ mons se distingue des autres en traitant des merveilles de la créa.-'' tion et de la Providence*. Si dans celui-ci il fait preuve de quelques'^^' connaissances astronomiques^, il ne révèle point dans les autres^ de mérites supérieurs à ceux d'un sévère et pénétrant analyste de.* l'âme humaine. Nourri plutôt que gonflé de la sève évangélique, il s'inspire non moins volontiers des sages de l'antiquité : Pythagore,

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