CATHARES OU ALBIGEOIS
lafiien/um(qui consistait en une imposition de mains), qu'après une longue série de prières, de jeûnes et d'abstinences minutieusement vérifiés et contrôlés. Les parfaits^ qui suppléaient les ministres, étaient soumis entre autres aux obligations suivantes : ne pas mentir, ne plus toucher à aucune femme, ne pas voyager, ne pas dormir sans être vêtu, ne naDger ni viande, ni œufs, ni laitage.
Les Cathares disaient que Dieu est la bonté absolue, que parsuite le mal eties imperfections ne sauraient venir de lui ; il doit donc exister, par opposition au bon principe, un mauvais principe, un mauvais dieu, que le peuple appelait Diable^ Lficifei\Luciabelj Collan eiCoHifxm (des deux mois hébreux 'oholâh et 'ohnlibdh^) et que quelques sectaires adoraient. Ce mauvais dieu a fait un mauvais monde comme Dieu a fait le bon; ce mauvais dieu, c'est celui de l'Ancien Testament. H n'y a point de libre arbitre et c'est pourquoi des êtres célestes ont pu céder à la fascination de Lucifer et descendre vers lui. Fier de ce premier succès, le Mauvais sortit de l'abîme et tenta irescalader les cieux, mais il fut vaincu par Michel et repoussé dans sou ténébreux domaine. Pour retenir à jamais les ùlrcs célestes tombes, Lucifer les Weloppa de corps niatcriels; telle fui la création de l'homme. Pour pouvoir remonter au séjour pur de la lumière, lésâmes doivent être puriliées, et c't;st i>our api)rendre aux hommes la voie de la délivrance que Dieu a envoyé sur la lerre l'esprit principal, le consolateur, son émanation, son "'s, Jésus-Christ, qui a pris l'apparence d'un lionnue et ne SCSI point réellement incarné i)uisquc le bon ne peut s'allier * 'a matière, '-^îs femmes, êtres naturellement impurs, ne remonteront
■ ^fiolàh et 'oholibûh sonl employés par Ézécliiel coiiimo les nuiiis de * prostituées »ous losqucHcs il rcprcseulc Jérusaloin et Samaric (xxrn,
^ Cl »uiv.).