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CHAPITRE VII

LE M\HOMÉTISME

L Arabie el lei Sémitu. — Cullai préisUmilc;. — Mihuniet. — Lei |UMi«r> khilir«i. — Pbiloiopheg. — Secte» maderne« ; iet Hahdii. — C«ngr4t>l>°°' algériannet.

Nous avons vu dans le phapilre précédent ijiie les Juif* sont originairement venus du la Babylonic; là parait avoi'' été le berceau primitif de tous les Sémites qu'on parUge en deus groupes principaux : celui du nord (Babyloniens, Assyriens, Chananéens, Hébreux) comprenant des peuplades généralement sédentaires, et celui du sud (Arabes, Himyarites, Éthiopiens) composé de tribus généralement nomade* Ce mot de Sémiles, dérivé du nom Sem de l'un des fils df Noé, est fort mauvais; une appellation géographique seriil de beaucoup préférable, mais l'usage de l'expression mylho' logique a depuis longtemps prévalu.

La grande péninsule que nous appelons l'Arabie, du non original 'Arab, est l'un des pays les plus tristes de ta lerre; la plus grande partie de son sol est analogue à celui du Sihara, les cours d'eaux y sont rares et de peu de longueur et la population y est par la force des choses disséwnée en tribus souvent presque inconnues tes unes aux autres.

POriIi.ATiOa DE L'IKABIL. M$

I région méridionale, dite Arabie heureuse^ est toutefois ins de meilleures conditions que les autres. On y disigue notamment les provinces naturelles du Nadjd^ plalu central élevé, et de VHedjaz qui s'étend le long de la er Rouge et où sont les deux villes importantes de La ecque et de Médine ayant pour ports respectifs Djeddah et (mbo; au sud sont les pays d'Hadramaui et d'Oman^ dont principale ville est le port de Mascate. Les habitants tuels de FArabie se partagent en trois catégories quant à ur manière de vivre : ils sont pasteurs et nomades (c'est ux qu'on appelle proprement Bedawi « Bédouins ») ; ils int marchands et voyageurs ; ils sont enfm sédentaires, M^upés à fagriculture, ou faisant un commerce de détail »ec les centres maritimes voisins.

Il est impossible de dire exactement quand et comment irabie a été peuplée; il est certain qu'elle l'a été assez iciennement. Nous n'attachons qu'une médiocre imporiQce à la lettre des légendes bibliques, mais l'existence des "aditions qui ont inspiré ces légendes prouve évidemment «'elles reposent sur un fondement historique. Il est proible que les pères des Arabes modernes, alliés aux Juifs aux Assyriens, sont descendus du Nord à une époque bien Uérieure à la naissance de Jésus-Christ. Plusieurs expédions des Ptolémées trouvèrent le sud de la péninsule déjà ibilé par des tribus sédentaires.

Ces populations préislamites s'étaient peu à peu fait une %ion que les dévots de toute espèce qualifient d'idolâtrie. îs Sémites ont peu d'imagination ; leurs préoccupations ne étendent pas au delà du cercle étroit de leur tribu : armes, levaux, chameaux, femmes, voilà les principaux objets de ars convoitises et de leurs querelles. Leur pays inspire à la i»'des idées tristes et graves et une résignation pa.^sive qui va pas sans un certain fonds de noblesse et de fierté. Un

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