FRÈRES. — SÉCULIERS ET RÉGULIERS
saint Vincent de Paul), etc.; en 1621 et en 1662 furent réformés en France les bénédictins de Saint-Maur et les moines de Tordre de Cîteaux à la Trappe (Orne). En 1C81, le vénérable de la Salle, chanoine de Reims, fonda Tinstitut célèbre des frères de la Doctrine chrétienne^ qui devait avoir pour principale mission Tinstruclion, surtout religieuse, des enfants pauvres; je n'ai pas besoin d'insister sur l'importance qu'a prise cet institut, qui comptait en 1886, 951 maisons et 9172 membres*, ni sur les rapports d'une nature toute spéciale qu'ont trop souvent encore quelquesuns des € frères » avec la justice.
L'organisation intérieure des couvents et les divers stages par lesquels doivent passer les religieux sont à peu près les mêmes partout. Chaque couvent avait et a sa règle spéciale que tout religieux doit scrupuleusement observer, d'où le nom de clergé régulier que l'on donne aux moines, en général par opposition au clergé séculiery qui vit dans le siède- Le religieux, en effet, le moine, doit vivre dans un monastère, qu'il y soit cloîtré, c'est-à-dire enfermé toute sa vie, ou qu'il puisse en sortir plus ou moins souvent. Tout monastère comprend plusieurs parties, fréquemment représentées par des bâtiments différents, dans lesquels on retrouve l'ordonnancement des maisons romaines : le cloître ou jardin entouré d'un promenoir couvert, le réfectoire, la cuisine, le dortoir ou les cellules, le chapitre ou salle des délibérations, le parloir, la trésorerie, l'hôtellerie pour les pèlerins ou les voyageurs, la chapelle ou église, et quelquefois l'usine, la distillerie ou la fabrique. Il y a des couvents, en effet, où l'on se livre à diverses industries; d'autres où l'on cultive la terre; d'autres où l'on vit contemplativement. Partout on
1. D*après un rapport de M. de Ravignan, les frères des écoles chrétieno^ ont reçu, de 1876 à 1879, des sommes dont le total s'élève :\ 1 200 367 981 franc*-