‹ Les religions actuelles, leurs doctrines, leur évolution, leur histoireChapitre 175 sur 261 · LA SORCELLERIE · texte numérisé non relu

LA SORCELLERIE

Qu'on seigneur. qa*un baal haroB Vende jusqu'à sob doejoo Pour aller à U croisade; Qu'il laisse sa casaarade Dans les bras des geos de biea , C*est bieo !

Une des indications les plus curieuses sur TéUt des esprits ie nos pères qui soit venue jusqu'à nous est le dévelop- [>einent extrême de la sorcellerie dans les campagnes jus- ]a*aa xvii* siècle. Des villages entiers, des troupes de plusieurs milliers d'hommes se rendaient chaque nuit au sabbat^ f prenaient en imagination leur revanche des misères et de l'esclavage du jour, y violaient toutes les lois en commettant à l'envi- les incestes et les adultères, y adoraient, faute de jamais sentir Faction du dieu du bien, Satan le dieu du mal, dont ils célébraient, suivant un formulaire obscène, Toffice terminé par la communion donnée avec une hostie noire : les femmes y accouraient en foule ; c'était une maladie générale i laquelle bien peu échappaient. Qui ne sait combien dans nos campagnes on trouve encore de superstitions, de croyances aux sortilèges, de pratiques bizarres et inexpliquées, reste du fétichisme originel, de l'ancien paganisme et de la sorcelr lerie?Mème à des époques où la foi devait être surexcitée par la controverse, par la lutte contre l'hérésie, bien des faits nous sont rapportés qui nous donnent une étrange idée de la dévotion et de la piété des gens placés au plus haut degré de l'échelle sociale; je ne rappellerai ici que le trait du maréchal de Fervacques rapporté par Tallemand des Réaux: ce guerrier facétieux ne s'avisa-t-il pas, pour guérir une religieuse < possédée >, de lui faire donner un lavement d'eau bénite {Historietles^ éd. Monmerqué et Paulin Paris, t. P% p. 402, note) ?

A peine triomphante, l'Église eut à soutenir un assaut

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