LES CATÉCHISMES. U
1545 à 1563. Il s'occupa surtout [de combattre le protestantisme et de fixer définitivement les points fondamentaux de la doctrine catholique. Le dix-huitième et dernier concile, celui de Rome (1870) accorda enfin au pape Tinfaillibilité qu'il réclamait et qui est manifestement contraire à toutes les traditions et à toute l'histoire de l'Eglise. Le pape s'était déjà passé du consentement des évéques pour proclamer, en 1854, le dogme extravagant de c l'immaculée conception de la sainte Vierge > : on sait que la petite visionnaire de Lourdes, Bernadette Soubirous, racontait que la Vierge lui avait dit, le 11 février 1858, cette niaiserie : c Je suis l'immaculée conception >, en patois : c You souy l'immaculée concepcioun. »
C'est en s'appuyant sur les canons de ces dix-huit conciles, complétés par diverses décisions papales, que l'Église catholique romaine a rédigé sa doctrine qui est officiellement résumée dans les petits livres manuels publiés, depuis trois siècles environ, par les soins des évêques, et qui portent le titre de t Catéchismes ou abrégés de la doctrine chrétienne ».
Les catéchismes commencent par déclarer qu'un chrétien est € celui qui, ayant été baptisé, croit et professe la doctrine chrétienne » ; la doctrine chrétienne comprend la connaissance des vérités révélées, de la voie du salut, de la manière d'obtenir l'assistance divine et de la façon dont se manifeste cette assistance. Pour plus de précision, l'ensemble de la doctrine est renfermé en quatre points principaux : le dogme, la morale, la prière et les sacrements.
Le dogme est résumé dans la vieille formule connue sous le nom de symbole des apôtres^ qui peut être divisé en douze articles principaux et qui est ainsi conçu : « 1** Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre; 2* et en Jésus-Christ, son fils unique, notre Seigneur; 3** qui
viifsON. — Religions actuelles. ^