PÉCHÉ, GRACE, SACREMENTS
;e s'appelle le péché ; il y en a de deux sortes, le riginel (dont nous avons parlé tout à l'heure) et le tuel; celui-ci seul conscient et spontané, qu'on peut ire dès qu'on a l'âge de raison (sept ans) et qui est i mortel : le péché mortel condamne à l'enfer, l'autre atoire seulement; il y a sept grands péchés ou capitaux : l'orgueil, l'avarice, l'envie, la luxure, la idise, la colère et la paresse.
3tance divine se manifeste surtout par la grâce, < sele Dieu nous accorde par pure bonté et en vue des de Jésus-Christ, pour nousaider à faire notre salut», t est habituelle, c'est-à-dire permanente; mais elle •e aussi actuelle, c'est-à-dire destinée à secourir
moment du danger. Elle s'obtient par la prière et acrements ; mais on peut, hélas ! ne pas demander et même lui résister. Les principales prières sont le
Y Ave Maria ou salutation angélique.
aux sacrements, « signes sensibles institués par irist pour produire la grâce dans nos âmes et pour ictifîer », l'Église catholique en compte sept: le bap-
et en Espagne on n'en compte que cinq: t'' Obsenration du dides fêtes ; 2* jeûne du carême, des quatre-temps, des vigiles, et vendredi et du samedi ; 3* confession annuelle et communion pas- ;erdiction des noces hors le temps prohibé; 5« paiement des dtmes. prohibé pour les mariages s'étend du premier dimanche de rAvent nie et du jour des Cendres au dimanche de Quasimodo. mandements de Dieu n'ont pas eux-mêmes un texte mmuable et i Ntmes (1877) on récite ainsi le neuvième :
La femme ne convoiteras De ton prochain aucunement.
, on est plus pudibond et, fondant en un seul le sixième et le neudit:
Désirs impurs rejetteras
Pour garder ton cœur chastement.
45i LA DOCTRINE GATHOUQOE.
tème, la confirmation, reucharistie, la pénitence, reztrêmeonction, l'ordre et le mariage. Le baptême effiice le péché originel et rend chrétien : on sait que la marque du cfarétieB est le signe de la croix. La confirmation donne à l'homme le Saint-Esprit et ses sept dons (sagesse, intelligence, conseil, force, science, piété, crainte de Dieu); ce sacrement esl conféré par l'imposition des mains et par le saint chrême : les évèques seuls ont le droit de confirmer*. La pénitence remet les péchés par la contrition, la confession et la satisfaction, c'est-à-dire par le repentir, l'aveu et la réparation (prières, bonnes œuvres, jeûnes, aumônes, etc.); la peine temporelle due aux péchés déjà pardonnes peut être remise par les indulgences qui sont partielles ou plénières, c'est-à-dins absolues et complètes, et qu'on acquiert par certains actes de piété : on peut appliquer les indulgences aux âmes du purgatoire. L'eucharistie est la réception du corps et da sang, de l'âme et de la divinité de Jésus c sous les espèces ou apparences du pain et du vin » ; ce sacrement a été institué dans la cène, le dernier repas de Jésus avec ses apôtres. L'exlrême-onction a pour but le soula^^ement corporel el spirituel des malades. L'ordre rend capable d'exercer los fonctions ecclésiastiques. Le mariage « sanctifie TalliaDce de riiomme et de la femme » ; il y a d'ailleurs t un état plus parfait et plus agréable à Dieu » que le mariage, c'est Tétai < de la virginité chrétienne et du célibat religieux >.
Plusieurs des points exposés ci-dessus méritent d'être étudiés de près. Ainsi, le baptême n'est que la cérémonie d'admission, d'initiation au christianisme. Le baptême, en luimôme, n'a rien de spécialement chrétien; il y avait une allégorie trop naturelle entre la purification matérielle par
1 • Ce droit est quelquefois délégué occasionnellement à des ecclcsitstiqofs d'un ordre inférieur, par exouiple aux préfets apostoliques des colonies françaises.