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LA DOCTRINE CATHOLIQUE

fèreni le privilège du premier quand le sacrement n*a pu être matériellement accompli. Le baptême ne peut être donné qu'à Taide de l'eau naturelle; il faut que Teau touche la peau et coule dessus (pour qu'il y ait vraiment ablution, c'est-à-dire lavage) ; il faut qu'elle soit versée sur la tête, principal siège de Tftme. Le sacrement doit être administré par un prêtre ; mais en cas d'urgence, il peut être valablement conféré par un laïque, par une femme, par un hérétique ou même par un païen, pourvu qu'il y ait, dans l'acte, intention de rendre chrétien et observance delà forme prescrite. Cette forme consiste essentiellement dans l'articulation des mots : (Je te baptise >, en y ajoutant : « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ». Ce sacrement efface, non seulement le péché originel dont sont contaminés tous les hommes depuis la désobéissance d'Adam et d'Eve, mais encore tous les péchés personnels ; de plus il donne la grâce. Il ne saurait être conféré plus d'une fois à la même personne.

La communion, c'est-à-dire le partage en commun du pain et du vin symboliques de la cène, se faisait, dans la primitive Église, à la fin du repas, avec une certaine solennité. Plus tard, on en fit une cérémonie purement religieuse et spirituelle, accompagnée et précédée de prières et de chants sacrés. Il est vraisemblable que, très anciennement, on donnait au pain de communion la forme allongée emblématique du poisson; quant au vin, on le versait publiquement dans la coupe (plus tard le calice *) à travers une passoire où Ton

1. On sait que, dans les légendes du moyen âge» le plat ou le vase à boire qui aurait servi à la cène joue un grand rôle sous le nom de saint'Çraal (du bas latin gradalus a vase» écuelle » ; cf. le gascon gardale). Taillée dans une gigantesque émeraude, celte coupe merveilleuse aurait été donnée par Jésus •\ Joseph d'Arimathie ou à Nicodème qui y aurait recueilli le sang des plaies de Jésus-Christ. Emporté au ciel par les anges, le saint-graal Ait confié par

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